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25-02-2018 10:22:16  Bilan JO Pyeongchang 2018 : Patinage de Vitesse, Short-Track

Le patinage de vitesse était DÉJÀ le sport avec le plus de disciplines (ex-aequo avec le ski de fond), mais comme si cela ne suffisait pas, le CIO a décidé cette année d'ajouter une discipline (soit deux épreuves, puisqu'il y a hommes et femmes) : la "mass-start".
On se retrouve donc maintenant avec 14 épreuves en patinage de vitesse, et toujours 8 en short-track.

Organisation, réalisation


Parmi les quatres nouvelles disciplines introduites dans ces Jeux Olympiques 2018, la "mass-start" de patinage de vitesse est probablement la plus intéressante smile (même si le slalom parallèle par équipe en ski alpin est également très bien, mais on la connaissait déjà un peu).

Ceci dit, je trouve que le format de l'épreuve est étrange, et pourrait peut-être être revu : deux demi-finales à 12 où on retient 8 patineurs, puis une finale à 16. Je pense qu'il serait mieux de ne retenir que 6 patineurs pour une finale à 12, cela rajouterait du suspense… wink2

Ireen Wüst
Reuters
La diffusion française a été bien meilleure grâce au changement de commentateur, mais toujours aussi faible en temps d'antenne. Mais je ne leur jette pas la pierre : non seulement, il y a peu (ou pas) de français(e), mais en outre le format des épreuves (et leur horaire, en concurrence frontale avec d'autres sports comme le biathlon) ne facilite pas les choses :
- en patinage de vitesse, c'est souvent long et difficile à suivre car cela se passe deux par deux, et seul le temps compte.
- en short-track, c'est plus rapide et en qualification directe, mais il y a de nombreuses manches avant d'arriver en finale.

Points forts


Il y a quatre ans, le point marquant avait été la razzia des Pays-Bas en vitesse, qui avaient trusté les titres et les médailles en général (avec en particulier 4 triplés… blink).
Bon, cette année, les Pays-Bas sont toujours là, mais plus attendus :
  • 16 médailles (contre 23 en 2014), dont 7 en or (une seule de moins qu'à Sotchi), c'est à dire quand même la moitié des titres (c'était les deux tiers à Sotchi).
  • Au niveau individuel, Ireen Wüst est toujours là (cf. photo), mais n'obtient que 3 médailles (dont 1 en équipe) au lieu de 5 (elle en est désormais à 11 médailles sur 4 olympiades…). Chez les hommes, c'est Kjeld Nuis qui fait le boulot avec deux titres.
  • Les grosses progressions des autres pays sont pour le Japon, absent du classement en 2014 et 6 médailles (dont 3 en or) en 2018, et la Corée du Sud, qui passe de 2 à 7 médailles (mais une seule en or).

Médailles


Les Pays-Bas sont toujours largement devant en patinage de vitesse, mais un peu moins dominateurs.
En short-track, la Corée du Sud profite bien de l'absence de la Russie.

Patinage de Vitesse
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Pays-Bas  Pays-Bas74516
2Japon  Japon3216
3Norvège  Norvège2114
4Corée du Sud  Corée du Sud1427
5Canada  Canada1102
6République Tchèque  République Tchèque0112
7Belgique  Belgique0101
8Chine  Chine0011
Athlètes Olympiques de Russie  Athlètes Olympiques de Russie0011
Etats-Unis  Etats-Unis0011
Italie  Italie0011
Short-Track
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Corée du Sud  Corée du Sud3126
2Pays-Bas  Pays-Bas1214
3Chine  Chine1203
4Canada  Canada1135
5Italie  Italie1113
6Hongrie  Hongrie1001
7Etats-Unis  Etats-Unis0101
8Athlètes Olympiques de Russie  Athlètes Olympiques de Russie0011

Les français


Toujours aussi inexistantssad En fait, c'est encore pire qu'à Sotchi
En short-track :
- chez les hommes, 2 engagés, chacun sur 3 courses : 1 éliminé en demi-finale, 1 finale (7ème).
- chez les femmes, 2 engagées (3 courses et 2 courses) : 1 éliminée en demi-finale.
En patinage de vitesse, il n'y avait plus que Alexis Contin pour défendre nos couleurs, sur seulement 3 épreuves. Sur les deux premières il finit 22ème et 11ème, et sur la mass-start (là où il avait de vrais espoirs) il termine 10èmeneutral