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#1  17-11-2011 19:22:48   La défiance des marchés pousse la France à emprunter au prix fort

MpokNews
Administrateur
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Messages: 149

La crise a contraint la France et l'Espagne à payer le prix fort, jeudi, alors que le marché des emprunts d'Etat  …

Lire l'article…


Administrateur MpokNews

#2  19-11-2011 11:48:50

Hutch
Membre
Inscription: 03-12-2007
Messages: 48

Il n'y a "pas de défiance vis-à-vis de la France et l'adjudication de ce matin s'est déroulée normalement, notre offre de titres a été sursouscrite", a affirmé le ministre des finances français François Baroin.

C'est cela. Et comment explique t-il que le "spread" franco-allemand s'envole, malgré les plans de rigueur à répétition ?
Jeudi matin l'écart de taux entre la France et l'Allemagne, avait dépassé les 200 points de base.
Du jamais vu !
Si les agences de notation n'ont pas encore changé la note de la France, les investisseurs, eux,  estiment que la France a déjà perdu sa note AAA.
Je vous propose de consulter le graphique ci-dessous.

http://s168804610.onlinehome.fr/spread.jpg

En mai 2007, les taux d'emprunts à 10 ans de la France et de l'Allemagne étaient pratiquement identiques.
En novembre 2011, après 4 ans et demi de Sarkozisme, l'écart est voisin de 2. Quel beau bilan !
La date du prochain plan de rigueur, toujours aussi injuste que les précédents, n'est pas encore annoncée. Ce n'est qu'une question de semaines.

La prochaine fois je vous parlerai du déficit explosif du commerce extérieur de la France.

Le déficit commercial français va battre tous les records cette année, à 75 milliards d'euros. L'alourdissement de la facture énergétique n'est pas seul en cause. Manque de compétitivité, faiblesse des PME à l'export... Les handicaps de la France sont nombreux. Par Sébastien Julian pour l'Expansion.com

En 2012, votez Sarkozy !

Dernière modification par Hutch (19-11-2011 11:56:13)

#3  20-11-2011 13:37:53

Stilh
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Messages: 64

La dernière couverture du magazine Marianne

http://s168804610.onlinehome.fr/faillite.jpg

Sans commentaires...

#4  21-11-2011 11:44:34

Stilh
Régulier
Inscription: 01-12-2007
Messages: 64

Il n'y a pas que Hutch qui s'inquiète !

France : Moody's s'inquiète de la montée des taux. (Cercle Finance le 21/11/2011 à 11:28)

(CercleFinance.com) - La montée des taux à 10 ans complique la situation budgétaire de la France dans un contexte d'incertitude sur la croissance, estime Moody's dans un document publié lundi.

Dans son point hebdomadaire 'Credit Weekly Outlook', l'agence de notation manifeste ses inquiétudes face à la récente hausse des rendements obligataires français.

'Des coûts de financement élevés pour une période prolongée ne feraient qu'amplifier les difficultés budgétaires auxquelles le gouvernement français est confronté dans un contexte de détérioration des perspectives de croissance, ce qui a des implications négatives en terme de crédit', explique Alexander Kockerbeck, un analyste de l'agence.

Après le succès de la dernière émission du Trésor, l'écart (spread) de rendement entre l'OAT française et le Bund allemand à 10 ans s'est établi à 185 points de base la semaine passée, ce qui signifie que l'Etat français doit aujourd'hui se financer à un taux quasiment deux fois supérieur à celui de l'Allemagne, souligne Moody's.

Depuis 2008, le situation budgétaire de la France et les ratios de crédit du pays se sont considérablement détériorés, exacerbant la relation divergente entre endettement public élevé et croissance économique', poursuit l'agence.

Pour Moody's, la dégradation des ratios de crédit de la France et la perspective d'un éventuel accroissement de son passif viennent mettre sous pression sa solvabilité, tout comme sa perspective stable et sa note 'Aaa'.

Copyright (c) 2011 CercleFinance.com

Dernière modification par Stilh (21-11-2011 11:49:38)

#5  28-11-2011 02:14:08

MpokAdmin
Administrateur
Inscription: 06-02-2006
Messages: 149

Petites précisions sur les "taux d'emprunt à 10 ans" :

  • ces taux sont soumis à la loi du marché, qui est très volatil en ce moment. Du coup, ils peuvent varier ÉNORMÉMENT d'une semaine à l'autre… Sur le graphique ci-dessus, l'augmentation est certes notable, mais rien ne dit qu'il s'agit d'une évolution à long terme. Au contraire : cette forte poussée est certainement dûe à des spéculations et devrait se régulariser très vite (cf. la baisse de la semaine suivant ce message de Hutch).
    Néanmoins, il est clair que l'écart augmente, mais pas dans les proportions que suggère le graphique (il faut lisser la courbe sur plusieurs années).
  • il faudrait également signaler (pour une info objective) que ces taux d'emprunt ne représentent PAS ce que paye effectivement la France aujourd'hui. Et heureusement… wink
    Il ne s'agit en effet que des emprunts "à venir". Et pas de la dette "actuelle".
    La quasi-totalité de la dette actuelle a été contractée à l'époque où les taux étaient bien plus faibles, donc on paye les intérêts sur ces taux faibles, pas sur les taux actuels. Et heureusement… wink
    Donc il y aurait à s'inquiéter QUE si la France devait émettre un emprunt massif en ce moment.
    Ce qui n'est PAS le cas. Au contraire, on cherche à diminuer les déficits (ce qui n'empêchera néanmoins pas l'emprunt, mais au moins limitera sa valeur).

Note politique :
Quant à ceux qui font encore un lien entre la politique et la situation économique (et financière) du pays, il faudrait se réveiller un peu… big_smile
Cela fait à peu près 15 ans que les politiques n'ont plus aucun moyen de gérer l'économie… (et ils se sont fait endormir les 15 années précédentes).
Et cela n'a rien à voir avec un éventuel clivage "droite - gauche" ou "républicains - démocrates". Les uns comme les autres sont soumis à la même règle : le capitalisme et ses dérives.
Et plus la fin approche (sous la forme de "crises" : subprimes, dettes souveraines, etc…), plus la pression sera forte. Après avoir siphonné ce qu'ils pouvaient de la part des particuliers (subprimes), les capitalistes s'attaquent maintenant aux États, d'abord les plus faibles (Grèce par ex), puis les autres.

Face à cela, les politiques n'ont que 2 choix :
  • 1) faire le dos rond, faire comme si de rien n'était, histoire de garder un minimum de crédibilité : c'est le choix général. Du gouvernement français actuel, ET du gouvernement suivant (même s'il est de gauche). Faire semblant que l'on gère, alors que l'on ne fait que réagir.
    Croire qu'un changement de majorité suffira pour changer cet état de fait n'est qu'une utopie… Ils seront obligés de faire les mêmes compromis (vis-a-vis de l'Europe, vis-a-vis des agences de notation). Cela ne changera RIEN (sur ce sujet en tout cas ; il y a d'autres sujets où la gauche peut se différencier de la droite, je ne le conteste pas…).
  • 2) frapper un grand coup sur la table et changer TOUT le système : malheureusement, ce n'est pas la tendance… Pourtant, il y avait lieu de faire quelque chose en 2008, mais bizarrement, au lieu de se servir de cette crise pour remettre tout à plat, les décideurs ont choisi la facilité, c'est à dire sauvegarder le système à grand renfort de milliards (publics)…
    Ce qui a effectivement sauvé les apparences, mais a de fait induit une méfiance dans le public. Surtout qu'on nous ressert la même chose 3 ans plus tard ("les banques doivent se recapitaliser" : putain, qu'est-ce que vous avez fait depuis 3 ans ?). C'est vraiment nous prendre pour des cons, d'autant qu'on sait très bien que les banquiers se sont FORTEMENT enrichis durant cette période.

Pour faire ce qu'il faut VRAIMENT, les politiques de tous pays (et de tout bord) se font bien frileux. On peut déjà le voir sur l'adoption d'une "taxe Tobin", qui n'est pourtant qu'un élément mineur (et facile) de la refonte qu'il faudrait faire, et qui est rejetée par de nombreux états.
Note décisive : en Europe seulement, si cette taxe avait été appliquée dès 2008, la TOTALITÉ de la dette de la Grèce (300 milliards) aurait pu être effacée par ce fond (en 3 ans de cotisation), sans AUCUN investissement ou dette supplémentaire…

Mais non, on discute, on négocie, on tergiverse entre dirigeants pendant des mois, des années, alors que des MILLIERS DE MILLIARDS s'échangent CHAQUE JOUR dans les Bourses Européennes… sad
En plus, ce n'est même pas sur le taux de la taxe que s'achoppent les discussions : c'est sur le principe… blink

Bref, si on veut reprendre la main il faut que les politiques aient le courage de s'opposer aux "capitalistes excessifs". Et cela n'est ni de droite ni de gauche (d'autant qu'il faut une action CONCERTÉE de TOUS les pays).
Mais personne ne veut lancer une "révolution", préférant continuer sur le système actuel jusqu'à ce qu'il explose (ce qui se comprend : les élites qui nous gouvernent sont toutes à l'abri grâce à ce système… neutral).
L'avenir nous dira si les peuples "démocratiques" (ou "occidentaux") se lanceront ou non (à l'image des révolutions arabes) dans leur propre révolution (non pas contre leur gouvernement, mais contre le système économique).

Ce qui a déjà commencé, avec http://occupywallst.org/.


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