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Ce SuperBowl est très attendu.. A la différence des deux derniers (voir SuperBowl XLII et SuperBowl XLIII), où une des équipes n'était pas attendue à ce niveau (Les Giants il y a deux ans, les Cardinals l'année dernière), le SuperBowl voit s'affronter cette année les deux meilleures équipes (la meilleure de chaque Conférence), ce qui n'était pas arrivé depuis 17 ans !!
Comme en plus les deux équipes sont très offensives, on s'attend à un match très relevé (voir Les forces en présence), avec beaucoup de points marqués. Côté pronostics, les Colts sont favoris, mais beaucoup supportent les Saints (y compris le président Obama) à cause du "symbole" : la ville de New Orleans se remet à peine de l'ouragan Katrina il y a 5 ans, et cette première qualification pour le SuperBowl est déjà une sorte de renouveau (le SuperDôme de la Nouvelle-Orleans était l'un des symboles lors de la catastrophe, bon nombre des sinistrés ont été accueillis dans ce stade, reconverti en hôpital de fortune). Le SuperDôme a depuis été réparé (inondations), et est devenu cette saison l'occasion de s'émouvoir au-delà de la catastrophe en hébergeant la finale NFC il y a 2 semaines..
Mais même si le match est très attendu, cela ne veut pas forcément dire que le SuperBowl XLIV sera bon. Le contre-exemple étant les deux derniers SBs : les Giants n'étaient pas attendus il y a deux ans, de même les Cardinals étaient sous-estimés l'an dernier. Or, ces deux derniers SuperBowls sont parmi les meilleurs de tous les temps...
Il sera difficile d'avoir cette année un SB au niveau des deux derniers. Mais soyons optimistes !!!
Note : ce que j'avais suggéré "à chaud", sans recul, l'année dernière dans mon résumé du SuperBowl XLIII, cf. le milieu de l'article, s'avère REEL un an après !! En effet, le retour d'interception sur 100 yards de James Harrison est EFFECTIVEMENT désormais considéré (par la plupart des analystes) comme la meilleure action de tous les temps dans un SuperBowl ("best play ever in SuperBowl").
Note bis : Retransmission TV. En 30 minutes (et donc AVANT même le début du match), W9 a assomé FranceTélévision.....
Et le terme est faible.
On a eu droit à l'entrée des équipes, les hymnes, le "toss"... Tout cela n'était pas sur FR2 (alors qu'ils payaient pour les MEMES images, c'est donc bien un choix délibéré).
Mais FranceTélévision n'a jamais COMPRIS le SuperBowl (malgré tous nos messages sur leur forum..).
W9 semble (pour l'instant) avoir choisi la bonne voie... Merci.
Pour info, résumé complet des playoffs de cette année : NFL Playoffs 2010.
Ce sont les Saints qui ont la première possession offensive du match. Le "toss" (pile ou face) a été lancé par Emmitt Smith, le coureur légendaire de l'équipe de Dallas qui vient d'être admis au "Hall Of Fame" (il y avait du beau monde cette année parmi les joueurs admis dans ce club très fermé des meilleurs joueurs de l'Histoire : Emmitt Smith était en effet accompagné par Jerry Rice, le receveur de San Francisco, probablement l'un des 2 ou 3 meilleurs joueurs de l'Histoire, et indubitablement le meilleur receveur de tous les temps). Après cette première possession infructueuse (et très rapide) des Saints, c'est au tour des Colts de construire leur premier drive offensif. 11 actions, un gain total de 53 yards, et ce drive se conclut sur un field-goal de 38 yards réussi par Matt Stover. Ce botteur vétéran devient le plus vieux joueur (42 ans et des poussières) à participer à un SuperBowl.
0 - 3 Indianapolis

Le deuxième drive des Saints n'est guère meilleur que le premier : on sent nettement que Drew Brees et toute son escouade ne sont pas rentrés dans le match, probablement à cause de la nervosité due à l'évènement. De leur côté, les Colts vont construire un long drive (débuté sur leurs propres 4 yards). C'est grâce à une passe de Peyton Manning (la plus longue pour l'instant, 19 yds) vers Pierre Garçon que Indianapolis marque le premier touchdown du match (photo de gauche).
0 - 10 Indianapolis
Ce drive de 96 yards égale la plus longue distance pour un drive offensif dans un SuperBowl (rappelons que l'action de 100 yards à elle seule de l'année dernière était défensive).
A la fin du premier quart-temps, la Nouvelle-Orleans est donc menée de deux possessions (un FG + un TD) et pour l'instant le fameux jeu de passe prolifique annoncé n'est pas au rendez-vous. Peyton Manning a certes lancé (et complété) des passes, mais plutôt courtes. Quant au quarterback adverse, Drew Brees, il n'a pas réussi à installer son jeu : 3 complétions seulement sur 7 passes tentées et 27 yards gagnés (soit une moyenne de 3.9 yds par passe).
Heureusement pour les Saints, on verra que la suite de son match sera tout autre : sur les trois quarts-temps suivants, il va réaliser un quasi-sans-faute ! 29 passes complétées sur 32 lancées, et 261 yards (soit une moyenne de 8.2 yds par passe)...
Dès le premier drive du deuxième quart-temps, on voit enfin New Orleans progresser en attaque. Ils sont néanmoins bloqués à une trentaine de yards de l'embut, et c'est l'occasion de retrouver sur le terrain le héros de la dernière finale de Conférence, Garrett Hartley (qui a permis aux Saints d'accéder au SuperBowl grâce à son field-goal victorieux en prolongation). Son field-goal de 46 yards passe et New Orleans marque ses premiers points.
3 - 10 Indianapolis

C'est au tour des Colts d'être inefficaces en attaque : leurs deux drives dans ce quart-temps n'amèneront qu'un total de 15 yards cumulés ! Drew Brees semble quant à lui avoir évacué la pression du début de match et commence à bien se connecter avec ses receveurs. Les Saints parviennent ainsi au drive suivant à 1 petit yard de l'embut adverse ! Il reste alors 2 minutes seulement à jouer dans cette première mi-temps et la défense des Colts est parvenue à empêcher le touchdown égalisateur : les Saints sont confrontés à une 4ème tentative (et donc 1 yard à gagner pour le touchdown).
C'est alors qu'à la surprise générale le coach des Saints, Sean Payton, décide de prendre le risque de tenter cette quatrième tentative... Menés de 7 points, la logique aurait voulu de tenter plutôt un field-goal facile afin de revenir à 4 points à la mi-temps (d'autant que le match étant beaucoup plus défensif qu'attendu, les moindres points marqués risquent d'être déterminants). La course en force de Pierre Thomas est bloquée par la défense des Colts, qui récupèrent donc la possession sans avoir encaissé de points. Le pari du coach des Saints est donc perdu, mais nous verrons par la suite que ce sera son seul échec parmi toutes les prises de risque (nombreuses) qu'il décidera.
Cet échec n'aura d'ailleurs aucune conséquence, car les Colts (acculés donc sur leur propre 1 yard) choisissent logiquement de conserver le ballon un maximum (en attendant la mi-temps) et la défense des Saints leur donne du coup une dernière occasion de combler le score avant le retour aux vestiaires. Et c'est à nouveau le pied de Garrett Hartley (field-goal de 44 yards) qui permet aux Saints de revenir un peu plus au score.
6 - 10 Indianapolis
Les enseignements de cette première mi-temps : un quart-temps pour chacune des équipes, et surtout un score très loin de ce que l'on attendait. Le "festival offensif" n'a pas eu lieu (pour l'instant), peu de passes longues (même les Colts utilisent la course alors qu'ils sont statistiquement plutôt mauvais dans ce secteur de jeu), des défenses bien en place des deux côtés.

Le "halftime show" est assuré cette année par un groupe certes mythique, mais aussi particulièrement vieux : The Who !! Icône rock de la fin des années 60 et du début des années 70, il y a fort à parier qu'une grande partie du public et des téléspectateurs ne connaît pas ce groupe anglais (peut-être le nom, quand même...). Deux des 4 membres historiques étant décédés, c'est tout de même "l'âme" du groupe que l'on retrouvait ce soir : Roger Daltrey au chant, et surtout le génialissime guitariste Pete Townshend (qui, à près de 65 ans, conserve un joli jeu...
)
Le show est comme d'habitude impeccable (voir photos), mais ce que personne ne sait à ce moment, c'est que pendant ce temps, se prépare dans les vestiaires des Saints l'une des plus grandes surprises de l'histoire du SuperBowl...
Dans les vestiaires, un jeune punteur rookie (c'est à dire première année Pro) est assis, "terrifié" (ce sont ses mots à la conférence de presse d'après-match). Son coach Sean Payton, décidément pas refroidi par sa prise de risque ratée en fin de deuxième quart-temps, vient de confier à Thomas Morstead la lourde responsabilité de tenter (si possible pour la réussir, évidemment) une tactique surprise pour démarrer la seconde mi-temps : un "onside kick" !!! 

Ceux qui ont suivi avec nous le résumé des playoffs de cette année (NFL Playoffs 2010) ont déjà pu voir une telle tactique surprise tentée alors qu'elle n'était pas attendue : c'était lors du match Green-Bay / Arizona.
Rappel : au lieu de rendre le ballon en attaque à l'équipe adverse (après avoir marqué ou en début de chaque mi-temps), on tente de faire un coup de pied d'engagement court (et sur le côté, d'où le nom) en espérant que d'une part un joueur adverse touchera le ballon (mais sans en avoir le contrôle), et que d'autre part un joueur de sa propre équipe récupèrera finalement le ballon. Cela permet donc, par ce "faux coup de pied d'engagement" de récupérer la possession en attaque alors qu'elle devrait normalement être rendue à l'adversaire. Le risque, c'est évidemment de donner la possession à l'adversaire en excellente position d'attaque, puisque le coup de pied est court (il doit néanmoins franchir au moins 10 yards). Cette tactique a statistiquement très peu de chance de réussir, mais d'autant plus si c'est une surprise.
Et sur le coup, la tenter en ouverture de la seconde mi-temps d'un SuperBowl, en étant mené au score, et en plus par un punteur rookie...
C'est du grand art !! 

Au retour sur le terrain, pendant le petit temps d'échauffement, Thomas Morstead rajoute un peu plus au bluff en s'entraînant sur un long coup de pied en profondeur, classique coup d'engagement... 
Et lorsqu'il fait son petit coup rasant (avec un peu de "backspin" dans la balle, histoire d'augmenter les chances de récupération), LA SUPRISE EST TOTALE !!
Le ballon touche le casque d'un Colts (donc il est "vivant") et une marée de joueurs se précipite pour tenter d'obtenir le contrôle. S'ensuit une mêlée indescriptible (avec même un début de bagarre), l'intervention des arbitres (qui font ce qu'ils peuvent...), et finalement la décision : les Saints récupèrent effectivement le ballon, la tactique surprise a parfaitement fonctionnée ! (photo de gauche).
La Nouvelle-Orléans aura donc la chance (inédite, évidemment) de commencer les deux mi-temps du SuperBowl avec la première possession offensive... (Note : vu la pagaille, on aurait pu penser que le coach des Colts allait demander une révision vidéo, mais je ne suis pas sûr qu'elle puisse être demandée dans ce cas).

Et contrairement à la première mi-temps, les Saints profitent cette fois pleinement de cette première possession, puisque quelques minutes plus tard Drew Brees lance Pierre Thomas (16 yards) dans l'embut (photo de droite) et les Saints passent en tête pour la première fois du match.
13 - 10 New Orleans
Au-delà du simple aspect comptable (et du fait qu'il s'agit bien sûr du premier touchdown en SuperBowl de l'histoire de la franchise des Saints), la décision surprise prise par Sean Payton à la mi-temps (et sa réalisation parfaite), de plus conclue par ce touchdown pour ouvrir ce troisième quart-temps, va GRANDEMENT peser sur le match...
Le "momentum" est désormais clairement du côté de New Orleans, alors que la frustration commence à gagner les rangs d'Indianapolis. Le coup de poker tenté par Sean Payton a permis à l'ensemble de son équipe d'acquérir une certaine confiance et d'oublier totalement la nervosité du premier quart-temps.

Mais les Colts sont loin d'être battus... Peyton Manning va utiliser ce dont il est l'un des meilleurs spécialistes : l'attaque accélérée, sans regroupement ("no huddle"). Et cela permet très rapidement aux Colts de reprendre le contrôle du score, grâce à une petite course de Joseph Addai (photo de gauche).
13 - 17 Indianapolis
En fin de troisième quart-temps, le coach des Saints a de nouveau l'occasion de tenter un risque (certes un peu moins important). Confronté une nouvelle fois à une quatrième tentative (et 3 yds), il choisi cette fois de faire confiance à son botteur au lieu de tenter le tout pour le tout. Et Garrett Hartley réussit un field-goal de 47 yards et permet à son équipe de revenir à 1 point. Il devient en même temps le premier à réussir 3 FGs de plus de 40 yards dans un SuperBowl (46, 44 et 47).
16 - 17 Indianapolis
Si la prédiction d'un match flamboyant en attaque ne s'est pas réalisée, au moins celle d'un match serré est bien là...
Le dernier quart-temps débute par un drive d'Indianapolis (toujours en attaque accélérée), mais les Colts sont finalement bloqués et sont contraints de ne tenter qu'un field-goal. Cette décision semble ne pas plaire du tout à Peyton Manning, qui retourne s'asseoir à contrecoeur, alors qu'il aurait sans doute voulu tenter la 4ème tentative. Une frustration encore renforcée quelques secondes plus tard, puisque Matt Stover manque son field-goal... (de 51 yards, ce qui était sans doute un peu loin pour le vétéran).

Sur le drive suivant, Drew Brees, qui semble de mieux en mieux au fur et à mesure que le match avance (il complètera TOUTES ses passes pendant le quatrième quart-temps !), mène son équipe jusqu'à la ligne adverse et conclut par une petite passe de touchdown vers Jeremy Schockey.
22 - 17 New Orleans
A ce niveau du score (et à ce moment du match, les deux tiers du dernier quart-temps), il est logique de tenter la transformation à deux points (au lieu de la transformation classique à 1 point). En effet, avoir 6 points d'avance ne sert pas à grand chose, on reste sous la menace d'un TD transformé qui ferait perdre le match. En revanche, avec 7 points de retard, les Colts seront obligés de marquer un touchdown pour seulement égaliser.
L'action est donc tentée par une passe de Drew Brees. Lance Moore capte la balle, et en plongeant dans l'embut il passe les mains avec le ballon au-dessus de la ligne (photo de droite).
Les arbitres refusent néanmoins la transformation. C'est alors que Sean Payton va prendre son 4ème risque de la soirée : demander la révision vidéo (le risque étant de perdre un temps mort, alors qu'ils pourraient être déterminants en fin de match, si celui-ci reste serré). Il faudra plusieurs angles et plusieurs minutes pour que les arbitres acceptent de se déjuger (il est vrai que l'action n'était pas évidente..), mais finalement le coach des Saints a gain de cause et son équipe récupère bien les 2 points de la transformation (et encore un peu plus de confiance).
24 - 17 New Orleans

Il reste alors 5'42" à jouer, et la gestion du chrono va commencer à être importante. Le scénario qui commence à se dessiner, c'est un retour de Manning et des Colts lors du prochain drive (déjà 7 fois cette saison, Indianapolis a réussi à revenir au score en quatrième quart-temps pour gagner le match, ce qui constitue le record NFL), puis une éventuelle dernière possession pour les Saints, pour gagner le match à la dernière seconde (ou pourquoi pas une prolongation...). Mais ce scénario ne se réalisera pas...

A un peu plus de 3 minutes de la fin, et alors que les Colts progressent bien (ils ne sont plus qu'à une trentaine de yards de l'embut), Peyton Manning est INTERCEPTE !! En passant devant le receveur Reggie Wayne, le cornerback Tracy Porter intercepte et voit un boulevard s'ouvrir devant lui (photos ci-contre) : touchdown ! Ce retour d'interception sur 74 yards est la quatrième plus longue de l'histoire des SuperBowls.
31 - 17 New Orleans
Tracy Porter déclarera ensuite en conférence de presse qu'il avait visionné de nombreuses fois cette tactique de 3ème tentative dans la salle vidéo et qu'il était "persuadé" que Manning lancerait dans sa direction...
Même s'il reste un peu de temps pour les Colts, cette interception scelle définitivement le sort du match. Malgré son abnégation, Peyton Manning ne parvient pas à marquer sur le drive suivant et le match se termine sur ce score (dont l'ampleur reflète assez peu la physionomie générale du match).
Score final :

New Orleans Saints 31 - Indianapolis Colts 17

Les New Orleans Saints remportent donc le SuperBowl a leur première participation (après 43 ans d'existence en NFL !), ce qui est tout de même une petite surprise. Pour cette équipe en reconstruction depuis 4 ans, tout comme la ville qui les héberge, ce sacre est un vrai renouveau.
Quant aux Indianapolis Colts, sans pour autant parler de malédiction (ils ont quand même gagné il y a 3 ans), ils démontrent une nouvelle fois qu'ils ont du mal à aller "jusqu'au bout". Depuis 10 ans, cette équipe est pratiquement toujours parmi les meilleures de sa conférence en saison régulière (ils n'ont manqué les playoffs qu'une seule fois pendant cette période). Mais très souvent ils chutent en playoffs (2 SuperBowls seulement, dont un perdu ce soir).
Si l'on n'a pas eu le match d'attaque prolifique à la passe attendu (parce que les deux coachs avaient décidé de faire mentir les journalistes
et surtout parce que les deux défenses étaient particulièrement bien préparées dans ce secteur de jeu), l'impression peut être trompeuse... Car s'il n'y a pas eu de grandes passes d'un côté ou de l'autre, les quaterbacks ont tout de même combiné à eux deux 63 passes complétées !! Drew Brees en a complété 32 (ce qui égale le record de Tom Brady dans un SuperBowl) et Peyton Manning 31. Il s'agit donc (facilement) du record cumulé de passes complétées dans un SuperBowl, mais comme il ne s'agissait que de petites passes (aucune passe longue n'a pesé sur le jeu), cette statistique a échappé à l'ensemble des observateurs. Notons que les passes courtes et les courses ont permis également de n'avoir qu'un seul turnover sur tout le match (et encore, à la fin). C'est un contraste saisissant avec les récents matchs de playoffs qui avaient amené un nombre très important de pertes de possession.
Le "duel des quaterbacks" a donc bien eu lieu (ce qui était obligatoire avec deux équipes aussi dépendantes de leur joueur clef), mais pas tout à fait comme on l'attendait (et donc avec moins de "spectacle"). Et c'est indéniablement Drew Brees qui l'a remporté. Si l'on excepte le premier quart-temps où il était un peu tendu, il a été excellent les 3 quarts-temps suivants. Il termine avec 32 sur 39, pour 288 yards et 2 TDs, et a logiquement été élu MVP du match (photo de gauche). Peyton Manning n'a pas démérité (31 sur 45, 333 yards, 1 TD, 1 INT), mais son interception finale "plombe" évidemment sa performance, non seulement en termes statistiques mais également par son côté "définitif" pour les fans des Colts
. Il peut se consoler par la satisfaction d'avoir fait un énième match à plus de 300 yards en playoffs (on ne les compte plus) et d'être le troisième QB de l'Histoire à passer le cap des 5000 yards en carrière dans des matchs de playoffs (il lui faudra encore 3 matchs pour devenir le recordman). Mais les statistiques ne sont pas tout : on a beau être considéré comme le meilleur QB en activité (et l'un des meilleurs historiques), ce qui compte à la fin, ce sont surtout les bagues de champion ; et Manning en reste à une seule ce soir...

Si l'arrivée de Drew Brees à la Nouvelle-Orléans coïncide avec le début du renouveau des Saints, il ne faudrait pas oublier qu'elle coïncide également avec l'arrivée d'un nouveau coach, Sean Payton (photo de droite).
Et ce soir, si seulement on pouvait élire un coach comme MVP, on n'aurait aucune hésitation ! Bien plus que son QB, Sean Payton a réellement pesé sur le match et a TRES largement contribué à la victoire des siens. Alors que son homologue des Colts a semblé très spectateur pendant tout le match (on ne l'a d'ailleurs quasiment jamais vu sur les images), le coach des Saints n'a pas hésité à devenir acteur avec ses prises de risque à répétition (dont les 3/4 couronnées de succès). Sa décision du "onside kick" pour démarrer la seconde mi-temps a marqué le match et marquera sans doute longuement les esprits.
C'était un beau SuperBowl, pas aussi serré que les deux derniers (il s'en est fallu d'une interception à 3 minutes de la fin), mais qui aura quand même eu son "action d'éclat" (le onside kick).
Et SURTOUT : quelle joie de voir enfin un SuperBowl bien diffusé en direct à la télévision française (oui, oui, mieux que Canal+, puisque l'on ne voyait jamais la remise du trophée sur Canal..) grâce à W9. PAS de plateau à Paris (principale critique de FR2), une retransmission INTEGRALE (avec l'entrée des joueurs, l'hymne, le toss, ET le trophée à la fin), et seulement 3 (ou 4) pages de pub placées aux bons moments (ils ont utilisé ce que je préconisais pour FR2, à savoir des commentaires MEME pendant les quelques plans fixes envoyés par la NFL, EXCELLENT !).
Franchement, ne changez rien W9 !! (les puristes auront noté une ou deux erreurs dans les commentaires, et le onside kick aurait mérité un autre traitement, mais tout cela sera corrigé avec l'expérience).
Rendez-vous la saison prochaine (avant une éventuelle grève qui pourrait nous priver de saison l'année suivante
), le 06 février 2011, au Cowboys Stadium de Arlington (Texas), où sont domiciliés les Cowboys de Dallas, et où aura lieu le SuperBowl XLV. 
Bye-bye !!