A l'issue de la 17
ème et dernière journée de la saison régulière se déroulant ce week-end, on connait désormais la liste des
12 équipes qualifiées pour les
Playoffs 2008-2009.
Cette dernière journée a été
passionnante, de nombreuses équipes étaient proches l'une de l'autre et se battaient (soit lors de confrontations directes, soit à distance) pour une qualification de dernière minute. Résultat : tout au long de la soirée les positions ont changé plusieurs fois, alors que certaines grosses surprises ont ajouté du piment à la journée (et de la complexité aux analyses prévisionnelles).
Notons qu'à cause du
système en vigueur, le niveau étant tellement élevé dans certaines divisions, certaines équipes ne sont finalement pas qualifiées malgré un bilan largement positif sur la saison (ex: les
New England Patriots avec 11 victoires pour 5 défaites, un record pour une équipe éliminée), alors que les
San Diego Chargers ont décroché leur qualification dans le dernier match (le
prime-time du dimanche soir) et, malgré leur bilan mitigé de 8 victoires pour 8 défaites, auront l'avantage de recevoir dans le match du 1
er tour.
(
Note : l'article sera complété au fur et à mesure de l'avancée des playoffs).
Tableau des équipes qualifiées
| Rang | Conférence Américaine (AFC) | Bilan |
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| 1* | Tennessee Titans | 13 - 3 |
|---|
| 2* | Pittsburgh Steelers | 12 - 4 |
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| 3 | Miami Dolphins | 11 - 5 |
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| 4 | San Diego Chargers | 8 - 8 |
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| 5 | Indianapolis Colts | 12 - 4 |
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| 6 | Baltimore Ravens | 11 - 5 |
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| | Rang | Conférence Nationale (NFC) | Bilan |
|---|
| 1* | New York Giants | 12 - 4 |
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| 2* | Carolina Panthers | 12 - 4 |
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| 3 | Minnesota Vikings | 10 - 6 |
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| 4 | Arizona Cardinals | 9 - 7 |
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| 5 | Atlanta Falcons | 11 - 5 |
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| 6 | Philadelphia Eagles | 9 - 6 - 1 |
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(*) : équipes ayant obtenues le statut de tête de série, donc exemptées de 1
er tour.
Premier tour : "wild-cards"
Les matchs de ce week-end "wild-cards" ont été tous intéressants et surtout très différents les uns des autres :
- Le match "tranquille" : Philadelphie 26 - Minnesota 14. Les Vikings, pourtant à domicile, n'ont jamais semblé être en mesure d'inquiéter les Eagles. Ces derniers auront l'honneur d'affronter les champions en titre dans les demi-finales de Conférence.
- Le match "prolifique" (ou "de la résurrection") : Atlanta 24 - Arizona 30. Ces deux équipes, souvent faibles ces dernières saisons, faisaient leur come-back en playoff. Autre come-back remarqué, celui de Kurt Warner qui permet aux Cardinals de remporter un match de playoff à domicile pour la première fois en xx années.
- Le match des "occasions manquées" : Baltimore 27 - Miami 9. Incroyable gâchis pour les Dolphins devant leur public, un nombre impressionnant d'occasions manquées et de turnovers en leur défaveur qui mènent ainsi à la plus grande différence de score de ce premier tour (alors que Miami aurait sans doute posé des problèmes à Baltimore sans ces erreurs à répétition).
- Le match "à suspense" : Indianapolis 17 - San Diego 23, OT. Certainement LE grand match de cette semaine... Les Chargers ont su profiter non seulement de l'avantage du terrain (acquis d'après une règle quelque peu discutable, voir ci-dessus), mais surtout de leur "allant" de fin de saison. Rappellons en effet que San Diego a commencé la saison avec un bilan quasi éliminatoire de 4 victoires pour 8 défaites, mais ont ensuite enchaîné 4 victoires consécutives pour se qualifier de justesse (c'est donc leur 5ème victoire de rang). Les deux équipes sont restées très proches l'une de l'autre pendant tout le match, très défensif, et les Colts ont réussi à égaliser 17 - 17 à une minute de la fin. Donc prolongation en mort subite (moment assez rare et toujours palpitant), et c'est carrément par un touchdown final que les Chargers s'imposent (le plus souvent ces matchs en prolongation se concluent par un field-goal à 3 points). San Diego aura néanmoins fort à faire face à Pittsburgh en demi-finale, surtout si il fait -10°C à Pittsburgh, comme souvent à cette époque...
Le week-end prochain (10-11/01), les 4 équipes victorieuses se déplaceront chez l'une des 4 équipes têtes de séries (qui se sont donc reposées cette semaine), ce seront les
demi-finales de Conférence ("Divisional Games"). A noter qu'avec l'élimination des Colts, ce sera la première fois depuis très longtemps qu'en Conférence Américaine ces demi-finales se dérouleront
SANS les Indianapolis Colts
NI les New England Patriots !! (les deux équipes se retrouvent souvent au stade de la finale de Conférence...).
Les 4 demi-finales seront intéressantes, mais personnellement ce sont surtout les matchs de dimanche qui me paraissent les plus à suivre (Philadelphie - New-York et San Diego - Pittsburgh).
Demi-finales de Conférence ("divisional games")
Les matchs de ce second tour ont été l'occasion de
surprises incroyables, les meilleures équipes de la saison régulière se faisant éliminer les unes après les autres (alors qu'en plus elles RECEVAIENT leurs adversaires). Voici le résumé de ces matchs (dans l'ordre où ils ont eu lieu, samedi et dimanche).
- Baltimore 13 - Tennessee 10 : on attendait un match serré et défensif entre deux des meilleures défenses de la ligue, et on l'a eu. Le quarterback "rookie" de Baltimore, Joe Flacco, a parfaitement tenu sa place en lançant quelques passes vraiment exceptionnelles, c'est la première fois qu'un quarterback de première année remporte 2 matchs consécutifs en playoffs. C'est par un field-goal que les Ravens ont assuré leur victoire, éliminant ainsi la meilleure équipe de la Conférence Américaine cette saison (et même la meilleure de la ligue, avec 13 victoires).
- Arizona 33 - Carolina 13 : on ne donnait pas cher de l'équipe emmenée par Kurt Warner face aux Carolina Panthers (sur le plateau d'avant match TOUS les analystes avaient voté pour une large victoire de Carolina). Et pourtant, un nombre incroyable d'erreurs du quarterback des Panthers, Jake Delhomme, a rapidement fait basculer le match vers la plus grosse surprise de la semaine. A la mi-temps, les Cardinals menaient déjà 27 à 7. C'est au final 6 turnovers (presque un record à ce niveau), interceptions et fumbles, qu'aura concédé Jake Delhomme dans ce match. Les Cardinals d'Arizona parviennent pour la première fois de leur histoire en finale de Conférence (leur dernier grand succès remonte à une époque où ni les conférences ni le Superbowl n'existaient), et en plus, à cause de la défaite des Giants (voir ci-dessous), ils joueront cette première à domicile.
- Philadelphia 23 - New-York 11 : même si le match était annoncé comme le plus indécis des 4, les Giants, tenants du titre, étaient favoris à domicile. Mais la défense des Eagles a été impeccable et Eli Manning a semblé peu inspiré dans ce match. C'est d'ailleurs l'ensemble de l'équipe de New-York qui ne semblait pas dans le coup ce dimanche.
- San Diego 24 - Pittsburgh 35 : après les 3 victoires à l'extérieur ci-dessus (et donc l'élimination de 3 des 4 meilleures équipes de la saison), les statisticiens de la NFL annoncaient dès le début du match l'un de ces fameux "NFL Fact" : jamais dans l'histoire les 4 équipes têtes de séries (exemptées du premier tour et recevant au deuxième tour) n'avaient été éliminées... Comme prévu, il faisait froid dans le Heinz Field de Pittsburgh, et la première moitié du match s'est déroulé sous des bourrasques de neige. Mais cela n'a semble-t-il pas trop dérangé les californiens qui réussissaient à tenir tête aux Steelers pendant cette première mi-temps (14 - 10 pour Pittsburgh). C'est au 3ème quart-temps que tout a basculé : 14'43s de temps de possession pour Pittsburgh !! Les 17 secondes restantes pour les Chargers étant juste le temps de lancer une interception... La neige s'étant interrompue, le match est devenu beaucoup plus offensif, d'où le grand nombre de points, mais l'écart était fait pour les Steelers, qui sont donc les seuls rescapés parmi les têtes de série.
Les finales de Conférence (dimanche 18 janvier) seront donc : Philadelphia - Arizona (NFC) et Baltimore - Pittsburgh (AFC).
Retransmissions télévisées : comme pour les précédentes saisons, alors que les matchs de la saison régulière et des deux premiers tours de playoffs sont sur le groupe Canal (un match le dimanche soir sur Sport+, et un match le mardi après-midi sur Canal+ Sport, rediffusé le mardi soir dans la nuit sur Canal+), les retransmissions en direct des deux finales de Conférence et du Superbowl sont sur
FranceTélévision (Canal+ les diffusant en différé deux jours plus tard).
FranceTélévision retransmettra donc
à la suite les 2 finales de Conférence le
dimanche 18 janvier au soir : la
finale NFC sur France4 à 21h55, et la
finale AFC sur France2 à 00h40 (ou 00h45 selon les programmes).
(
Note : rediffusions mardi 20 à 16h30 sur Canal+ Sport (NFC) et mercredi 21 à 16h (AFC) toujours sur Canal+ Sport, les deux matchs étant également diffusés ces mêmes soirs à 01h55 sur Canal+ Premium).
J'avais déjà souligné l'année dernière
l'excellente initiative de proposer ces finales
dès le dimanche soir (car devoir attendre le mardi comme c'était le cas même avant sur Canal était un peu énervant à ce niveau de la compétition).
Néanmoins,
un petit bémol : les horaires, en "léger différé"...
Car les "
vrais horaires" (en heure française) des deux finales sont :
NFC à 21h et AFC à 00h30.
Bon, pour la première finale, la prendre à 21h55 permettra effectivement de supprimer "à la volée" les temps morts, c'est pas si mal. En revanche, prendre la seconde finale avec 15 minutes de différé est
carrément ridicule : dès la fin du premier quart-temps (ou début du deuxième) le différé aura "rattrapé" le direct, le "gain des temps morts" ne pourra plus être fait, donc l'intérêt est minime. Pourquoi ne pas faire un "vrai direct" 15 minutes plus tôt ?
Du coup (c'est dommage), la tentation sera forte de regarder (pour ceux qui le peuvent) les deux finales en
vrai direct sur les chaînes américaines à partir de 21h...
Finales de Conférence
Les deux finales de Conférence de ces playoffs NFL 2009 étaient très intéressantes et s'annonçaient
très différentes l'une de l'autre :
- en conférence nationale, on retrouvait deux équipes revenues de loin (toutes les deux qualifiées de justesse en playoffs avec seulement 9 victoires, et les Eagles de Philadelphie réalisant en plus tout leur parcours en playoffs à l'extérieur), et dont le jeu flamboyant est principalement lié à leur attaque (Kurt Warner d'un côté, Donovan McNabb de l'autre).
- en conférence américaine, le duel opposait les deux meilleures défenses de la NFL cette année, on s'attendait donc plutôt à un match serré et rude. D'autant plus que les deux équipes sont issues de la même poule, se connaissent donc très bien... et se détestent cordialement !
Dans la première finale, Philadelphie était largement favori, malgré le fait de jouer à l'extérieur, parce que même après leurs récents succès, les Cardinals avaient toujours une image de "loosers" (et en saison régulière les Eagles avaient atomisé les Cardinals 48-20). La deuxième finale était plus indécise, mais Pittsburgh avait les faveurs des pronostics grâce en particulier à leur expérience de ce genre de rendez-vous (face au quaterback rookie de Baltimore). En saison régulière, les Steelers l'avaient emporté les 2 fois, mais à chaque fois de justesse.
- Conférence NFC : Philadelphie Eagles 25 - Arizona Cardinals 32. Dès le début du match, les Cardinals, devant leur public à Glendale (là où avait eu lieu le Superbowl l'année dernière), ont démontré à tous qu'il fallait que les journalistes arrêtent de les appeler "la plus mauvaise des équipes jamais qualifiée en playoffs" (voire de l'histoire). Grâce au revenant Kurt Warner et surtout à l'adresse de son receveur Larry Fitzgerald, ils marquent 3 touchdowns en première mi-temps (TOUS de Fitzgerald !) et rajoutent 3 points supplémentaires en toute fin de mi-temps. De leur côté, les Eagles de Philadelphie se contentent de 2 field-goals, et sont donc menés, à la surprise générale, 6-24 à la mi-temps !!
Mais tout change dès le retour des vestiaires. Soit Arizona se voyait déjà à la grande finale, soit de bons ajustements ont été faits par Philadelphie. Toujours est-il que les Cardinals se retrouvent soudain complètement inefficaces, tandis que McNabb réussit enfin à déployer son jeu : 2 touchdowns de Brent Celek en 3ème quart-temps permettent à Philadelphie de revenir dans le match (19-24), et un troisième touchdown lancé par McNabb permet aux Eagles de prendre la tête pour la première fois (25-24), à 10'45" de la fin du dernier quart-temps... A noter qu'ils ont loupé une conversion à 1 point, puis une conversion à deux points, l'écart n'est donc que d'un petit point.
On se dit que le match a alors basculé, mais dès le drive suivant les Cardinals sortent enfin de leur léthargie : un long drive de près de 8 minutes, conclu par le coureur Tim Hightower (et en plus converti à 2 points) les fait reprendre un touchdown d'avance. Il reste néanmoins 2'53" à jouer, largement suffisant aux Eagles pour égaliser et emmener le match en prolongation, mais McNabb n'arrive pas à compléter ses passes, et Philadelphie perd finalement une quatrième finale de Conférence en huit ans. - Conférence AFC : Baltimore Ravens 14 - Pittsburgh Steelers 23. Sans surprise, cette finale s'est jouée sur les défenses. Et donc sur les turnovers des deux côtés : 1 fumble perdu pour chacune des équipes, mais 3 interceptions du rookie Joe Flacco contre aucune pour Ben Roethlisberger ! Les Steelers ont pris l'avantage au premier quart-temps avec 2 field-goals, puis on a vu un touchdown de chaque côté au deuxième. Un field-goal de plus pour Pittsburgh au troisième, mais Baltimore revenait au contact dans le quatrième quart-temps (à 2 points de Pittsburgh). Malheureusement, la deuxième interception de Joe Flacco, à environ 5 minutes de la fin du match, sera fatale à ses coéquipiers : récupérée par Troy Polamalu, elle lui permet de filer au touchdown qui conclut la victoire des Steelers. La fin de match sera en effet un peu confuse, avec une nouvelle interception du quaterback des Ravens et un fumble, et surtout marquée par une très longue interruption de jeu (15 minutes) à cause d'une grave blessure d'un joueur de la ligne offensive de Baltimore.
Le
Superbowl XLIII, qui se disputera le dimanche 1
er février à Tampa, aura donc comme affiche :
Pittsburgh Steelers - Arizona Cardinals.
Deux mots sur la retransmission par FranceTélévision :
complètement nulle...

Il fallait s'en douter, la suppression de la publicité n'a pas arrangé les choses. Elle les a même empirées ! On a en effet eu droit au retour de ce "
plateau à Paris", débile et inutile, et tout le temps autrefois occupé par la pub a été remplacé par du temps de plateau et des discussions à rallonge...
Contrairement à ce que je disais plus haut, le différé de la première finale n'a pas servi à éliminer les temps morts : France4 est arrivé dans le match avec
un quart-temps et demi de retard, privant ainsi les téléspectateurs de toutes les belles actions des Cardinals !!!

En plus, les commentaires des actions, réalisés depuis Paris, couvraient totalement le son du direct (ou plutôt du léger différé) : résultat, aucune ambiance, match tout simplement
pas regardable.
Au début de la deuxième finale (annoncée par Laurent Luyat comme la plus attendue... mais pas de bol pour France2, c'était la première qui était la plus intéressante ce soir-là), qui était plus proche du direct, on a espéré quelques minutes... (moins de retour plateau, meilleur son d'ambiance).
Mais ils sont vite retombés dans leurs travers : retours incessants en plateau, discussions de comptoir entre potes (qui certes connaissent le foot-US, mais sont plus des
fans que des commentateurs) et toujours des actions ratées, des commentaires peu inspirés, etc...
Comme en plus ils semblaient "gérer leur différé" (parfois de plusieurs minutes, parfois moins), ils parlaient en plateau aussi longtemps qu'ils le voulaient, parfois plusieurs minutes (alors que les "vraies" coupures publicitaires durent 1 min - 1'30) : JAMAIS les intervenants n'étaient coupés pour laisser place aux actions, ce qui AURAIT DU arriver si on voulait vraiment retransmettre le match en intégralité.
Au final, il y a sans doute eu un temps "de plateau"
SUPERIEUR au temps des publicités américaines, un comble !!!
Seul point positif : quelques ralentis des actions précédentes..
IL SUFFIRAIT donc, pour avoir une retransmission correcte de l'évènement, de :
- mettre à Paris les deux meilleurs commentateurs (ceux de la première finale, ceux qui sont compétents, pas ceux qui ont le plus d'années à France2...).
- rester calé
EN DIRECT INTEGRAL sur le faisceau international qu'ils ont payé.
- et remplacer les pubs américaines (écran fixe sur l'international) par ces ralentis, commentés depuis Paris (sans que l'on ait besoin de voir les commentateurs, et sans discussions du genre "tu crois qu'ils vont gagner ?").
Et alors, on n'aurait pas
toutes ces plaintes sur le forum France2...
(
Note : d'après les estimations actuelles, il se pourrait que Michel Desjoyeaux boucle le Vendée Globe PILE POIL pendant le SuperBowl... Je suis prêt à parier qu'ils vont interrompre le match pendant 15 minutes...

)
SuperBowl XLIII : les forces en présence
Les
Arizona Cardinals sont l'une des plus vieilles franchises de foot US : fondée en 1898 à Chicago, elle est passée par Saint-Louis avant d'atterir en Arizona. Vainqueur du titre en 1947 (mais depuis tout a changé dans le foot professionnel), elle a toujours traîné une légendaire réputation d'éternels perdants. Et pourtant, ils accèdent aujourd'hui à leur
premier Superbowl.
C'est sans nul doute grâce à
Kurt Warner qui a l'un des parcours les plus atypiques parmi les quaterbacks : après avoir eu des difficultés à intégrer la NFL, il a été contraint de s'exiler en Europe pour pratiquer son sport. Enfin remarqué, il intègre l'équipe des Rams de Saint-Louis, et dès sa première saison en tant que titulaire (sa deuxième aux Rams), il réalise une saison exceptionnelle : nommé meilleur joueur de la ligue, il mène les Rams au Superbowl et le remporte. C'était en 2000 (SuperBowl XXXIV). Suivent 2 belles saisons où il bat tout un lot de records historiques pour un quaterback, un autre titre de MVP, un autre Superbowl (XXXVI, perdu contre New England). Puis 2 saisons perturbées par des blessures, qui le conduisent chez les New-York Giants, mais en tant que "support" du jeune Eli Manning. Depuis la saison 2005, il est chez les Cardinals, là encore en concurrence, et ce n'est qu'au milieu de la saison dernière, grâce à une blessure du titulaire, que Kurt Warner est revenu au plus haut point. A
37 ans, il est pratiquement revenu cette année au niveau de performance qu'il avait il y a 8-9 ans chez les Rams !!

Les
Pittsburgh Steelers sont quant à eux parmi les équipes les plus habitués au Superbowl : ce sera leur
7ème participation ! (soit à une unité du record de Dallas). Mais de plus, avec 5 victoires (en 1975, 1976, 1979, 1980 et 2006), ils partagent actuellement avec Dallas et San Francisco le record de victoires. Une 6
ème victoire les placerait donc seuls en tête de ce classement prestigieux.
Leur seule défaite en Superbowl remonte à 1996 (Superbowl XXX). Quant à leur dernière victoire, c'était il y a 3 ans contre Seatle lors du Superbowl XL : voir
SuperBowl XL (1ère mi-temps) et
SuperBowl XL (2ème mi-temps).
Le coach a changé depuis, certaines grandes stars sont parties, mais
Ben Roethlisberger lui, est toujours là. Arrivé lors de la saison 2004 en tant que rookie chez les Steelers (et nommé meilleur rookie offensif cette année-là), il a amené son équipe jusqu'à la finale de conférence. Puis ce fut la saison victorieuse de 2005, avec ce parcours tout à l'extérieur pendant les playoffs, et donc cette victoire sur Seatle au Superbowl XL. Roethlisberger est devenu ce jour-là, à 23 ans, le plus jeune quaterback à remporter un superbowl (mais avait été particulièrement mauvais ce jour-là). Lors de la saison 2007, il est devenu le second quaterback avec 3 matchs "parfaits" à la passe (selon une évaluation statistique compliquée..) et le premier a en avoir réussi 2 la même saison.
On le voit, après 5 saisons, Roethlisberger est parti sur de très hautes statistiques et le duel contre son aîné de 11 ans, Kurt Warner, risque d'être explosif dans ce SuperBowl XLIII...
Chez les bookmakers, les Steelers sont favoris, mais seulement de 6 ou 7 points, soit à peine un touchdown d'avance : on commence visiblement à se méfier des surprises d'Arizona...

Si la défense de Pittsburgh réussit à bloquer Kurt Warner et Larry Fitzgerald (attention également au retour de Boldin), les Steelers ne feront qu'une bouchée des Cardinals. Mais si ceux-ci répètent leur première mi-temps de la finale de conférence, sans la baisse de niveau de la deuxième mi-temps, et qu'en plus, Roethlisberger ne réalise pas un bon SuperBowl comme en 2006, on pourrait assister à une grosse surprise...

Réponse
dimanche 1er février à 00h30 (dans la nuit de dimanche à lundi), à Tampa, Floride.
Et voici le résumé complet du
SuperBowl XLIII, un match d'anthologie

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