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Conférence Nationale Conférence Américaine
ARICAR
DETDAL
BALPIT
CININD
CARSEA
DALGB
BALNE
INDDEN
Green BaySeattle
IndianapolisNew England
New England Patriots (12 - 4)Sun. 01/02 6:00pm ETSeattle Seahawks (12 - 4)
Arizona Cardinals (5)
16
Carolina Panthers (4)
27
Sat. 03/01
4:20pm ET

Résumé…
Pass: C. Newton (CAR) - 198 yds, 2 TD, 1 INT
Rush: J. Stewart (CAR) - 24 car, 123 yds, 1 TD
Rec: F. Whittaker (CAR) - 1 rec, 39 yds, 1 TD
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Malgré un bilan général sur la saison largement supérieur (11-5 vs. 7-8-1), ce sera dur pour Arizona et leur quaterback inexpérimenté.
Pronostic : CAR by 7.
Detroit Lions (6)
20
Dallas Cowboys (3)
24
Sun. 04/01
4:40pm ET

Résumé…
Pass: M. Stafford (DET) - 323 yds, 1 TD, 1 INT
Rush: D. Murray (DAL) - 19 car, 75 yds, 1 TD
Rec: T. Williams (DAL) - 3 rec, 92 yds, 2 TD
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Deux équipes qui font leur retour en playoffs, avec l'habitude de perdre à ce stade. Mais cette fois, l'une d'entre elles va gagner…
Pronostic : DAL by 7.
Baltimore Ravens (6)
30
Pittsburgh Steelers (3)
17
Sat. 03/01
8:20pm ET

Résumé…
Pass: B. Roethlisberger (PIT) - 334 yds, 1 TD, 2 INT
Rush: J. Forsett (BAL) - 16 car, 36 yds
Rec: A. Brown (PIT) - 9 rec, 117 yds
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Les deux équipes se sont déjà affrontées à 3 reprises en playoffs. À chaque fois, c'était à Pittsburgh et les Steelers l'ont emporté.
Pronostic : PIT by 3.
Cincinnati Bengals (5)
10
Indianapolis Colts (4)
26
Sun. 04/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: A. Luck (IND) - 376 yds, 1 TD
Rush: D. Herron (IND) - 12 car, 56 yds, 1 TD
Rec: T. Hilton (IND) - 6 rec, 103 yds

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Pas de victoire en playoffs pour les Bengals depuis 1991. Ce sera encore difficile face aux Colts (0-27 lors de leur dernier duel).
Pronostic : IND by 4.
Carolina Panthers (4)
17
Seattle Seahawks (1)
31
Sat. 10/01
8:20pm ET

Résumé…
Pass: R. Wilson (SEA) - 268 yds, 3 TD
Rush: J. Stewart (CAR) - 13 car, 70 yds
Rec: J. Kearse (SEA) - 3 rec, 129 yds, 1 TD

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Seattle a fini la saison régulière avec 6 victoires consécutives, toutes avec 10 pts ou plus d'écart…

Pronostic : SEA by 14.
Dallas Cowboys (3)
21
Green Bay Packers (2)
26
Sun. 11/01
1:00pm ET

Résumé…
Pass: A. Rodgers (GB) - 316 yds, 3 TD
Rush: D. Murray (DAL) - 25 car, 123 yds, 1 TD
Rec: D. Adams (GB) - 7 rec, 117 yds, 1 TD
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Ce sera moins froid qu'en 1967, mais les Packers doivent s'en sortir. Attention cependant à la fin de match…
Pronostic : GB by 4.
Baltimore Ravens (6)
31
New England Patriots (1)
35
Sat. 10/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: T. Brady (NE) - 367 yds, 3 TD, 1 INT
Rush: J. Forsett (BAL) - 24 car, 129 yds
Rec: R. Gronkowski (NE) - 7 rec, 108 yds, 1 TD
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New England a un bilan positif avec Brady, MAIS ils sont AUSSI sur un bilan de 4-5 sur les 7 dernières années.
Pronostic : NE by 7.
Indianapolis Colts (4)
24
Denver Broncos (2)
13
Sun. 11/01
4:30pm ET

Résumé…
Pass: A. Luck (IND) - 265 yds, 2 TD, 2 INT
Rush: C. Anderson (DEN) - 18 car, 80 yds
Rec: T. Hilton (IND) - 4 rec, 72 yds

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Denver n'est pas aussi forte que la saison dernière. Cependant, Peyton Manning veut un nouveau match contre Brady. Et nous aussi…
Pronostic : DEN by 6.
Green Bay Packers (2)
22
Seattle Seahawks (1)
28
Sun. 18/01
3:00pm ET
Résumé…
Vidéo…
Pass: R. Wilson (SEA) - 209 yds, 1 TD, 4 INT
Rush: M. Lynch (SEA) - 25 car, 157 yds, 1 TD
Rec: D. Baldwin (SEA) - 6 rec, 106 yds

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Seattle est sur 8 victoires de suite en playoffs à domicile ; et en deux saisons régulières, ils n'ont été battus que 2 fois sur leur terrain.
Pronostic : SEA by 9.
Indianapolis Colts (4)
7
New England Patriots (1)
45
Sun. 18/01
6:30pm ET
Résumé…
Vidéo…
Pass: T. Brady (NE) - 226 yds, 3 TD, 1 INT
Rush: L. Blount (NE) - 30 car, 148 yds, 3 TD
Rec: J. Edelman (NE) - 9 rec, 98 yds

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L'expérience est évidemment du côté de Tom Brady (9ème finale) et des Patriots, qui tenteront d'égaler le record de participations au SB.
Pronostic : NE by 7.
New England Patriots
28
Seattle Seahawks
24
Sun. 01/02
6:00pm ET
Résumé…
Vidéo…
Pass: T. Brady (NE) - 328 yds, 4 TD, 2 INT
Rush: M. Lynch (SEA) - 24 car, 102 yds, 1 TD
Rec: J. Edelman (NE) - 9 rec, 109 yds, 1 TD

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Seattle est légèrement favori pour conserver son titre… Mais je vais supporter New England, donc mon pronostic est plutôt un vœux…
Pronostic : NE by 4.

Wildcard

Tableau des équipes qualifiées Bilan de la saison régulière 2014-2015

Vous pouvez trouver sur le lien ci-dessus le résumé de la saison régulière de cette année.

Au niveau du renouvellement en playoffs, la moitié des équipes (3 sur 6) sont différentes cette année en conférence Nationale. Avec des entrées plutôt inhabituelles ces dernières années : Dallas, Arizona et Detroit (qui remplacent Philadelphie, San Francisco et New Orleans). En revanche, la tête de la conférence reste pour les Seattle Seahawks, qui semblent assez dominants et largement favoris pour se succéder à eux-mêmes début février. oui

Dans la conférence Américaine, deux équipes changent par rapport à la saison dernière, mais on retrouve une certaine stabilité, puisque ce sont Baltimore et Pitttsburgh qui rejoignent les playoffs (à la place de Kansas City et San Diego), soit des équipes habituées à ce stade de la compétition (note : elles s'affrontent au premier tour). Et en ce qui concerne les deux premières équipes, ce sont les mêmes que l'année dernière (New England et Denver), mais dans l'ordre inverse.

Au premier tour, on surveillera plus particulièrement les duels en conférence Américaine, soit "Baltimore - Pittsburgh" et "Cincinnati - Indianapolis", puisque ce sont les matchs les plus serrés sur le papier tongue. Les matchs en conférence Nationale semblent plus disproportionnés.
Notons pour finir qu'il y a encore quelques semaines on pouvait croire que les Arizona Cardinals pouvaient réaliser ce qui n'a jamais été fait : disputer un Super Bowl à domicile. En effet, ils étaient en tête de leur conférence et le Super Bowl se déroule sur leur terrain cette année. Certes, ils peuvent toujours le faire, mais cela va être dur maintenant, car ils ont perdu sur blessure deux quaterbacks successifs ( blink !) et devront donc jouer avec leur 3ème quaterback (ils ont également perdu dans les derniers match de la saison l'avantage du terrain pour ce premier tour).
Équipes qualifiées : saison 2014-2015
RangConférence Américaine (AFC)Bilan
1
New England Patriots
12 - 4
2
Denver Broncos
12 - 4
3
Pittsburgh Steelers
11 - 5
4
Indianapolis Colts
11 - 5
5
Cincinnati Bengals
10 - 5 - 1
6
Baltimore Ravens
10 - 6
RangConférence Nationale (NFC)Bilan
1
Seattle Seahawks
12 - 4
2
Green Bay Packers
12 - 4
3
Dallas Cowboys
12 - 4
4
Carolina Panthers
7 - 8 - 1
5
Arizona Cardinals
11 - 5
6
Detroit Lions
11 - 5
  • Jusqu'aux deux tiers de la saison régulière, les Arizona Cardinals étaient LA grosse surprise de cette année : avec 9 victoires pour une seule défaite, ils menaient la conférence Nationale, réalisant en plus cette performance en étant pourtant dans la fameuse "poule de la mort", la NFC West (avec Seattle et San Francisco). tongue
    Malheureusement, la blessure de leur quaterback titulaire PUIS de son remplaçant, les a totalement déstabilisés, et ils ont ensuite enchaîné les défaites, se qualifiant de justesse en playoffs.
    C'est donc Ryan Lindley, leur 3ème quaterback, qui mène l'attaque ce soir face à Carolina. Un quaterback qui ne dispute que son 7ème match en carrière en tant que titulaire, avec un bilan de 1 victoire pour 5 défaites (0-2 cette saison)… unsure

    Sans surprise, les Carolina Panthers mènent rapidement 0 - 10, mais alors que les Cardinals n'ont encore rien montré dans ce match, un punt "cafouillé" par les Panthers permet à Arizona de se retrouver en bonne position, puis de revenir 7 - 10 au tout début du second quart-temps. Ils n'en restent pas moins assez inefficaces en attaque, mais un deuxième turnover (une interception) leur donne une nouvelle fois le ballon sur les 20 yards adverses.
    Ils progressent jusqu'à 1 yard de l'embut, et semblent alors perdre le ballon sur un fumble. Heureusement, le replay vidéo (tous les turnovers et les TDs étant automatiquement revus à la vidéo) indique que le ballon a passé la ligne AVANT le fumble. C'est donc un touchdown, et les Cardinals prennent l'avantage 14 - 10.

    Fozzy Whittaker TD
    Getty Images / Streeter Lecka
    La mi-temps se conclut sur le score de 14 - 13, mais tous les points d'Arizona ont été marqués suite aux turnovers de Carolina. La seconde période va être encore pire pour eux, d'autant que les turnovers seront cette fois contre eux… hmm
    Les Panthers marquent un TD à 5 minutes de la fin du 3ème quart-temps (suite à un premier turnover contre Arizona, 14 - 20), puis immédiatement après récupèrent un nouveau fumble roll à seulement 3 yds de l'embut des Cardinals. Ce qui amène un nouveau touchdown quelques actions plus tard (cf. photo ci-contre), 14 - 27.

    En quelques secondes, les Panthers ont donc fait le trou, et même s'il n'y a que 2 possessions d'écart et plus d'un quart-temps à jouer, on voit mal les Cardinals revenir, tellement ils sont indigents en attaque. neutral Il y aura encore plusieurs turnovers dans le dernier quart-temps (le match se terminant avec un total de 3 turnovers pour chacune des équipes), mais aucun point marqué. Ou plutôt si, mais de manière atypique : à 11 secondes de la fin du match, les Panthers préfèrent volontairement encaisser un "safety" pour faire tourner l'horloge (on avait déjà vu ce genre de "sacrifice" la saison dernière), ce qui donne le score final : 16 - 27.

    À ce moment-là, il reste 1 seconde à jouer, balle aux Cardinals. Le match est terminé quoi qu'il arrive (au mieux, ils peuvent marquer un touchdown, mais le temps sera écoulé). Arizona a été tellement mauvais en attaque qu'ils n'ont qu'un total de 97 yards gagnés (contre 386 pour Carolina). C'est déjà le second plus faible total de l'histoire en playoffs…
    Et pourtant, au lieu de mettre le genou à terre pour cette dernière seconde, ils se lancent dans un improbable jeu "à la rugby" (les joueurs se passant la balle vers l'arrière) neutral. Sauf que le foot US n'est pas du rugby, et que chacun sait que cette tactique n'a quasiment aucune chance de fonctionner. Et le résultat, c'est qu'ils perdent 19 yards sur cette action (qui rappelons-le, était de toute façon INUTILE au vu du score) blink lol !!! Bingo ! Record battu, 78 yards ! rigole (le précédent plus faible total était de 86 yds et datait de 1958…).
  • Les deux équipes font leur retour en playoffs depuis un certain temps : saison 2011 pour Detroit, et saison 2009 pour Dallas. D'autre part, la dernière victoire des Detroit Lions en postseason (qui sont second au classement des plus longues séries de défaites en playoffs, avec 7 consécutives…) remonte à 1992 (note: c'était précisément contre Dallas… wink). Et si on remonte encore plus loin, la victoire d'avant était…
    en 1957 blink !!! (soit une seule victoire en 57 saisons !).
    Quant aux Dallas Cowboys, leur bilan en playoffs ces dernières années est juste un peu meilleur (une seule victoire sur 18 saisons, en 2010), et leur quaterback Tony Romo a souvent été critiqué pour ses piètres performances dans les matchs importants (bilan de 1-6, en incluant deux matchs de la semaine 17 qui déterminaient l'accession aux playoffs).

    Golden Tate TD
    AP Photo / Tony Gutierrez
    Les Cowboys sont favoris, mais c'est Detroit qui impressionne en début de match. Lors de leur premier drive, il ne faut que deux minutes aux Lions pour ouvrir le score : une passe de Matthew Stafford qui n'a pas l'air de grand chose au départ, mais qui se transforme en un long touchdown de 51 yards grâce aux jambes de Golden Tate, qui zigzague entre plusieurs défenseurs (cf. photo ci-contre). Puis un LONG drive, en temps (7'10") mais surtout en longueur (99 yards officiellement ; mais on pourrait dire 100 yards, ou au moins 99 ¾, tellement la balle était proche de la ligne d'embut oui !), double le score sur un TD à la course de Reggie Bush. 14 - 0.

    Le second quart-temps se déroule sur le même rythme, et alors qu'on atteint déjà le "2 minutes warning", c'est peu dire que les Cowboys se font sérieusement malmenés hmm : en attaque, sur leurs 5 possessions, il n'ont engrangé que 80 yards au total, 4 first-down et 0 point ; en défense il y a des trous partout, les passes des Lions sont captées, et leurs courses sont efficaces presque à chaque fois (même si la machine commence à se gripper un peu en cette fin de mi-temps, avec en particulier quelques pénalités un peu idiotes). Heureusement, au moment où ils ont vraiment besoin de rester dans le match, Romo trouve Terrance Williams, une petite passe, qui comme pour Tate en début de match, se poursuit par une longue course jusqu'à l'embut (76 yards). 14 - 7.

    Detroit parvient à marquer un field-goal avant la mi-temps (17 - 7), puis un autre en milieu de troisième quart-temps. Mais même menés 20 - 7, Dallas ne semble pas résigné (après tout, ils étaient menés de 10 points ou plus cette saison à St. Louis, Seattle et New York, et ont fini par gagner, à l'extérieur…). De fait, sur le drive suivant, ils remontent tranquillement le terrain jusqu'à marquer un TD à la course (20 - 14), puis bloquent les Lions en défense, avant de refaire un drive victorieux dans la foulée (FG de 51 yds, 20 - 17). Detroit est à nouveau bloqué sur le drive suivant (suite entre autre à une décision arbitrale particulièrement étrange et contestable…) et leur punt (dégagement) est TRÈS MAUVAIS (cas rare neutral), ce qui rend le ballon aux Cowboys en bonne position, sur leurs 41 yds.

    Ce drive décisif de 59 yards est précisément le genre que Tony Romo peut rater… wink2
    Terrance Williams TD
    AP Photo / Brandon Wade
    Après une bonne défense des Lions, les Cowboys n'ont progressé que jusqu'aux 42 yds adverses et sont face à une 4ème et 6. C'est l'action du matchroll Il reste 6 minutes à jouer, et dans cette situation, la logique serait de punter, défendre, et essayer de gagner sur la fin. Mais le coach de Dallas, Jason Garrett, prend un temps-mort, puis renvoie son attaque sur le terrain ! S'ensuit une passe de Romo captée par Jason Witten, qui gagne 21 yards !! Quelques actions plus tard (et un peu aidés par deux pénalités défensives contre Detroit), les Cowboys se retrouvent à 8 yards de l'embut et Terrance Williams marque son second touchdown de la journée (cf. photo ci-contre). 20 - 24.

    Reste tout de même un peu de suspense, puisque 2'32" à jouer, bien assez pour que Detroit revienne. À la deuxième action, le rookie DeMarcus Lawrence récupère le ballon après un fumble de Matthew Stafford suite à un sack, mais commet lui aussi un fumble (double-fumble, et donc double-turnover, sur la même action) ! Cela aurait pu mettre un terme au match, mais il faudra finalement attendre la dernière minute (sur une 4ème tentative) pour que le même smile DeMarcus Lawrence se rachète en sackant (premier sack de sa jeune carrière) à son tour le quaterback des Lions, scellant ainsi le match sur la victoire des Cowboys.
    Pour Dallas, c'est la première fois dans l'histoire de la franchise qu'ils gagnent un match de playoff après être menés de 10 points ou plus à la mi-temps (ils étaient sur un bilan de 0-8). Et pour Tony Romo, c'est le 28ème "game-winning drive" (saison régulière + playoffs) depuis son arrivée dans la Ligue en 2006 (premier ex-aequo avec Eli Manning sur la période).
  • Les deux équipes, étant rivales dans la même division (AFC North, une poule "forte" puisque 3 des quatre équipes se retrouvent en playoffs cette année), s'affrontaient donc pour la troisième fois cette saison. En playoffs, leur trois précédentes rencontres s'étaient soldées par des victoires à domicile pour Pittsburgh.
    Cette année, les Baltimore Ravens ont été perturbés en début de saison, l'équipe ayant été la victime collatérale du "scandale Ray Rice" qui a touché leur running-back star. À l'inverse, les Pittsburgh Steelers ont brillé à la course pendant toute la saison, puisque leur propre running-back, Le'Veon Bell, a dominé l'AFC avec ses 1361 yds. Malheureusement, il est blessé (et inactif) pour ce match… hmm

    Le match débute comme on l'avait imaginé : défensif, avec plutôt de courtes actions. Les premiers points ne sont marqués qu'en fin de premier quart-temps (field-goal de Pittsburgh, 0 - 3). Le second quart-temps est plus animé puisque TOUTES les possessions (4) amènent des points : 1 TD + 1 FG pour Baltimore, 2 FGs pour Pittsburgh. On atteint donc la mi-temps sur le score serré de 10 - 9. Les Steelers ont certes largement la maîtrise du temps de jeu, mais ont du se contenter de 3 field-goals. Ce manque d'efficacité va malheureusement pour eux s'intensifier en seconde période… hmm

    Terrell Suggs INT
    Getty Images / Gregory Shamus
    Au troisième quart-temps, il y a à nouveau 4 longues possessions, mais cette fois seuls les Ravens marquent (1 FG + 1 TD) portant ainsi le score à 20 - 9 à l'entame du dernier quart-temps. Celui-ci commence sur une note d'espoir pour les Steelers wink : à l'issue d'un fumble commis par Baltimore, Pittsburgh marque un touchdown. La conversion à deux points aurait pu les ramener à seulement 3 points d'écart, mais elle échoue. L'espoir est tout de même possible, puisqu'à 20 - 15, il reste 11 minutes à jouer (et on se souvient qu'il y a quatre ans au second tour, Pittsburgh avait remonté 14 points contre Baltimore avant de s'imposer).

    Malheureusement, ce premier turnover contre Baltimore sera le seul, alors qu'il y en aura 3 pour Pittsburgh… blink
    Les Ravens commencent par reprendre un peu le large (aidés par un n-ième pénalité coûteuse contre Pittsburgh) grâce à un field-goal de 52 yards (23 - 15). Puis intervient l'action décisive de cette fin de match : Ben Roethlisberger est intercepté par Terrell Suggs, lequel capte le ballon de manière spectaculaire, entre ses genoux (cf. photo ci-contre) !! roll fier Cela amène sur l'action suivante le touchdown de Crockett Gillmore qui porte le score à 30 - 15.

    Il reste 8 minutes. Le drive suivant pour Pittsburgh prend cinq de ces minutes. Les Steelers progressent bien, se voient refuser un touchdown à cause d'une autre pénalité, puis Roethlisberger se blesse et doit laisser sa place sur trois actions, le temps de se remettre. Et lorsqu'il revient sur le terrain, il est intercepté à nouveau… neutral Comme dans le match ARI - CAR plus tôt ce samedi, cela se termine par un "safety", sauf que celui-là n'est pas volontaire, il résulte d'une vraie action défensive des Steelers (un punt contré). Score final : 30 - 17.

    Bien sûr, l'absence de Bell a pesé lourd dans la défaite de Pittsburgh. Non seulement il est un running-back d'exception (responsable de 95% des gains à la course de son équipe depuis la semaine 11), mais il est aussi le coureur qui capte le plus de passes de la Ligue (854 yards, ce qui est impressionnant pour un RB ; seuls trois ont passé les 500… siffle).
    Mais c'est aussi leur indiscipline qui leur a coûté cher : 8 pénalités pour une perte énorme de 114 yds ! (contre 2 et 14 yds pour Baltimore).
    Par contre, Roethlisberger n'a pas été mauvais, lançant pour 334 yds, mais la défense de Baltimore l'a sacké 5 fois, ce qui est une des raisons pour lesquelles Pittsburgh a beaucoup marqué de FGs au lieu de TDs.

    Après 3 défaites, Baltimore s'impose donc enfin à Pittsburgh en playoffs. C'est aussi leur 10ème victoire à l'extérieur en playoffs, ce qui constitue le record, à égalité avec Green Bay (la différence étant que les Packers ont fait cela en 94 ans, contre seulement en 19 ans d'existence pour les Ravens !). Enfin, c'est la première équipe à gagner 3 matchs wildcard en tant que "seed n°6".
  • Les Cincinnati Bengals sont en playoffs pour la 4ème année consécutive. Mais les trois saisons précédentes, ils ont perdu à ce stade des wildcards. En fait, ils sont sur une série de 6 défaites en playoffs, ce qui constitue la troisième plus longue série en cours (derrière Kansas City, 8, et Detroit, 7). Et comme ils sont restés longtemps absents des playoffs avant ces quatre dernières saisons, leur dernière victoire remonte loin : c'était lors de la saison 1990-1991 ! blink

    Andrew Luck
    AP Photo / AJ Mast
    Le premier drive d'Indianapolis amène déjà un touchdown, et les Bengals répondent également par un touchdown en fin de premier quart-temps (7 - 7). En début de second quart-temps, deux possessions des Colts se terminent par des field-goals (7 - 13), avec en particulier une belle passe de Andrew Luck vers Hakeem Nicks pour un gain de 45 yards. Cincinnati parvient à réduire le score sur un FG (de 57 yards, plus long de l'histoire de la franchise tongue !), grâce à un fumble récupéré en bonne position (premier turnover de la partie), et le score à la mi-temps reste serré : 10 - 13.

    C'est le troisième quart-temps qui va en quelque sorte décider de l'issue de ce match… wink2
    Après 3 drives inefficaces (un pour les Colts, deux pour les Bengals), Indianapolis réussit enfin à entrer en terrain adverse. Et alors que Andrew Luck est sur le point d'être plaqué au sol (cf. photo ci-contre), il lance (presque miraculeusement unsure !) une passe de 36 yds qui atterit dans les bras de Donte Moncrief pour un touchdown incroyable. Même si le score n'est alors que de 10 - 20, et qu'il reste plein de temps (milieu du 3ème), cette action acrobatique reste décisive.

    Car les Bengals vont continuer de s'effondrer et ne reviendront jamais : ils ne gagnent qu'un total de 9 yards seulement sur TOUT le troisième quart-temps… neutral
    Deux nouveaux FGs (dont un de 53 yards ; c'est le match des longs FGs oui !) pour Indianapolis viendront sceller leur victoire : 10 - 26.
    Pour Cincinnati, la disette en playoffs continue donc, et les Bengals accumulent les (mauvais) records. Sur les quatre dernières saisons, ils n'ont marqué que 13 points ou moins dans chacun des matchs. Ils sont la première équipe à perdre 4 "premiers matchs" de playoffs consécutivement. Enfin, en plus de leur série en cours de 7 défaites, ils sont également à 7 défaites à l'extérieur dans toute leur histoire, ce qui est aussi un record.

Divisional

Analyse du premier tour :
  • Pas de vraies surprises dans ces "wildcard games". La seule victoire à l'extérieur, celle de Baltimore, ne peut pas être considérée comme une surprise, même si Pittsburgh était légèrement favori.
  • Pas de suspense non plus sad, à part sur le dernier match du week-end (DET - DAL, voir ci-dessous). Dans les trois autres matchs, et malgré parfois des scores serrés à la mi-temps, les futurs vainqueurs se sont retrouvés avec une quinzaine de points d'avance au milieu ou à la fin du troisième quart-temps. Et même s'il n'y avait alors que deux possessions d'écart et plein de temps à jouer, il faut avouer que l'on ne croyait pas du tout à un possible comeback.
  • Le meilleur match a incontestablement été Detroit - Dallas (cf. la fiche DET - DAL). En effet, il y avait aussi deux possessions d'écart dans le troisième quart-temps (20 - 7), MAIS à la différence des autres matchs, on sentait bien que les Cowboys pouvaient revenir… Ce qu'ils ont fait wink2, amenant ainsi un vrai suspense jusqu'à une minute de la fin. Notons également que c'est dans ce match que l'on a eu la plus longue action du week-end (un touchdown de 76 yards).
Présentation du second tour :
  • Cinq équipes (2 en NFC, 3 en AFC) présentes la saison dernière dans ce "divisional round" se retrouvent à ce même stade cette année. Pas de "re-match", Indianapolis se rendant cette année à Denver au lieu de New England l'année dernière.
  • Même si tous les matchs sont importants à ce stade de la compétition, il semble clair que les plus attendus cette semaine sont ceux du dimanche : Dallas - Green Bay et Indianapolis - Denver. On attend ici des matchs serrés, entre des équipes très compétitives cette saison. Les équipes à domicile ne seront que légèrement favorites.
  • Si l'on doit chercher une véritable surprise, on regardera Baltimore - New England. Ces deux équipes dominent le classement du nombre de victoires en playoffs disputés depuis 15 ans (NE 18-8 depuis 2000, BAL 15-7 sur la période). Elles se rencontrent pour la quatrième fois en six ans, et il faut prendre en compte cette statistique : sur ces 8 défaites en playoffs depuis 2000, New England n'a perdu que 3 fois à domicile ; et deux de celles-ci étaient face à Baltimore… siffle
    (Note : et si vous êtes joueur et voulez gagner beaucoup, misez sur Carolina rigole !! On a rarement vu un match aussi déséquilibré…)
  • Du côté médiatique, c'est évidemment le match Dallas - Green Bay qui domine les débats. Ce sera en effet le re-match du fameux "Ice Bowl" de 1967 (dont nous avons déjà parlé l'année dernière, à cause du froid). L'année dernière, le froid était certes là (-15°C, ressenti -23°C), mais ce n'était pas les mêmes équipes. Cette année, il fera "bien plus chaud" (peut-être -7°C) MAIS ce sont les mêmes équipes, et même si les Cowboys ont battu les Packers en playoffs trois fois consécutivement dans leurs grandes années (1993-1995), c'était à chaque fois à Dallas. Ce sera la première fois que les deux se rencontrent en playoffs depuis 1995, et SURTOUT, la première fois que la match se déroule à Green Bay depuis ce fameux jour… roll
    (Rappel historique : à l'époque le Super Bowl n'existait pas encore ; Dallas et Green Bay se rencontraient donc pour le titre NFL. Ce 31 décembre 1967 reste le jour le plus froid de l'histoire à Green Bay, pourtant habituée aux basses températures. Il faisait -26°C (ressenti -38°C…) au coup d'envoi, -29°C à la fin du match (-46°C ressenti…) blink Et pour ajouter à la légende, le match fut serré, se terminant par un touchdown à 13 secondes de la fin, victoire 17-21 pour Green Bay).
  • La tâche semblait ardue pour les Carolina Panthers ce soir : pour devenir la première équipe de l'histoire à atteindre une finale de Conférence avec un "losing record" (c'est à dire moins de 9 victoires en 16 matchs de saison régulière) ils devaient battre les Seattle Seahawks, champions en titre, et presque invincibles à domicile (seulement 2 défaites à Seattle en 3 ans… hmm).

    Et pourtant, ils ont pleinement tenté leur chance, et ont même fait illusion pendant 3 quarts-temps. Déjà grâce à leur défense contre la course : ils réussissent ainsi à limiter la meilleure équipe de la NFL à la course à seulement 100 yards au total smile ! Et puis, en attaque, Cam Newton réalise un bon match : il termine à 23 sur 36 pour 246 yards, avec 2 touchdowns, et en ajoutant 37 yards à la course. En fait, il "match" son adversaire du jour, puisque Russell Wilson livre une feuille de stats identique : 15 sur 22 pour 268 yards, et 3 TDs.
    Globalement, Carolina aura même plus de first-downs, plus d'actions en attaque, et plus de temps de jeu que Seattle.

    Mais ce sont les 3 turnovers (1 fumble perdu et 2 interceptions) qui vont coûter cher aux Panthers… sad Deux d'entre eux vont amener un touchdown pour les Seahawks, et c'est l'écart qui restera en fin de match.
    Une première interception de Newton n'a donné aucun point à Seattle, mais c'est sur le second de ces turnovers (un fumble dès le drive suivant de Carolina) que sont marqués les premiers points. Il aura fallu attendre pour cela la toute fin du premier quart-temps, le match ayant été jusque là extrêmement défensif (0 - 7). Les trois drives du second quart-temps (dont l'un de plus de 8 minutes) amènent chacun un score (TD CAR, TD SEA et FG SEA), ce qui fait que le score à la mi-temps reste serré : 10 - 14.
    (Note : le field-goal final a été re-tiré 3 fois unsure ! Ces 4 dernières secondes de temps de jeu ont en fait duré plusieurs minutes, la faute à Kam Chancellor des Seahawks, qui a "inauguré" à deux reprises une nouvelle tactique défensive à la limite de la légalité en sautant par-dessus la ligne offensive !! Très drôle… rigole).

    Kam Chancellor TD
    Getty Images / Otto Greule Jr
    Il faut ensuite attendre la première action du quatrième quart-temps (rien au troisième) pour voir un field-goal de Seattle (10 - 17). Puis Russell Wilson lance son troisième touchdown de la soirée, et porte l'avance à 14 points (10 - 24). Il faut souligner la grande efficacité de Wilson dans ce match, en particulier sur les "3rd downs", ses trois TDs ayant TOUS été sur une 3ème tentative : 16 yards pour Doug Baldwin au premier quart (sur une 3ème et 9), 63 yards (superbe catch en mouvement) pour Jermaine Kearse au second (sur une 3ème et 7), et 25 yards pour Luke Willson à 10'26" de la fin (sur une 3ème et 10).
    En fait, avec 8 sur 8 sur 3ème tentative (100%), 199 yds (moyenne de 25) et 3 TDs, Russell Wilson établit 4 recordswink

    L'action impressionnante de ce match sera pourtant défensive : sur le drive suivant, alors que Carolina semble sur le point de réduire à nouveau l'écart (ils ne sont plus qu'à 13 yards de l'embut adverse), Cam Newton est intercepté par Kam Chancellor, qui a anticipé la passe. Et le safety qui avait bien fait rigoler le public et les commentateurs en fin de première mi-temps (voir note ci-dessus) prouve qu'il n'est pas là que pour s'amuser…
    Il retourne cette interception (cf. photo ci-dessus) sur presque tout le terrain (90 yards blink !!) pour un touchdown qui clôt pratiquement le match (10 - 31).
    C'est le plus long touchdown de l'histoire de Seattle (battant celui de 87 yds par Percy Harvin dans le Super Bowl de l'année dernière, voir paragraphe "L'homme qui valait $67 millions"), le troisième de la carrière de Chancellor.

    Il reste 5'55" à jouer, mais le match est plié, et le touchdown de Newton vers Kelvin Benjamin (son second ce soir) ne sert qu'à réduire le score final (et à confirmer mon pronostic… fier) : 17 - 31.
    Les Seattle Seahawks continuent donc leur domination à domicile sur les trois dernières saisons (22-2, dont 8 playoffs consécutifs), 9 de ces victoires laissant leur adversaire à moins de 10 points (record sur la période). À noter que bizarrement, c'est la première fois depuis la saison 2005 que le champion en titre gagne un match de playoff la saison suivante… (?? unsure).
  • Bon, évidemment les médias ont fait beaucoup de promotion autour de ce match, n'hésitant pas à le présenter comme le "Ice Bowl II" (voir mon preview du second tour). Mais l'impression est surtout qu'ils en ont fait beaucoup TROP sad, car on était LOIN des températures record de 1967 ("not even close" comme ils disent) : à peine -4°C ou -5°C, soit un traditionnel match de janvier à l'Est.
    L'autre intérêt de la rencontre, c'est que c'était l'opposition entre une équipe invaincue à domicile cette saison (les Green Bay Packers) et une équipe invaincue à l'extérieur (les Dallas Cowboys). Ce "match-up" entre deux équipes avec un "perfect record" opposé (8-0) ne s'est produit que 3 fois, la dernière en 1972.

    Au premier quart-temps, deux longs drives se terminent chacun par un touchdown, un pour chaque équipe (7 - 7). Sur la possession suivante, les Packers sont de nouveau proches de marquer, mais Aaron Rodgers commet un fumble. Ce rare turnover neutral contre Green Bay (ils sont les meilleurs de la Ligue ex-aequo, avec seulement 13 giveaways cette saison) conduit finalement à un touchdown de 38 yards pour Dallas, une jolie passe captée par Terrance Williams (14 - 7).
    Les Packers reviennent légèrement avec un FG en toute fin de second quart-temps (après avoir bloqué un FG des Cowboys sur le drive précédent), donnant le score de 14 - 10 à la mi-temps.

    Puis ils profitent au troisième quart-temps d'un fumble du coureur vedette de Dallas, DeMarco Murray : après une belle course de Eddie Lacy (29 yds), ils sont malheureusement pénalisés sur 15 yards, et doivent finalement se contenter d'un nouveau field-goal (14 - 13). On se dit alors qu'ils auraient pu mieux capitaliser ce turnover (qui sera le seul contre Dallas), d'autant que dès le drive suivant, il ne faut que 3'34" pour que les Cowboys remontent 80 yards et permettent à Murray de marquer un touchdown à la course (21 - 13).
    Mais Tony Romo s'est légèrement blessé à la jambe pendant ce drive. Il est soigné pendant que les Packers répondent immédiatement avec un drive de 90 yards en 2'31" (! roll), qui se termine par une longue passe pour un touchdown de 46 yards de la part de Davante Adams. Lorsque Romo revient sur le terrain, il est sacké deux fois consécutivement, le premier terminant le troisième quart-temps, le second amenant un punt.

    Dez Bryant "No Catch"
    AP Photo / Matt Ludtke
    On débute donc le quatrième et dernier quart-temps avec le plus serré des scores : 21 - 20.
    Le dernier drive a certes amené l'espoir pour les 79 704 spectateurs présents à Lambeau Field (record), mais Dallas est toujours devant, ayant juste été menés pendant quelques minutes au début du match. Aaron Rodgers va alors mener un "perfect drive" : 7 passes complétées sur 7 tentatives, 78 yards gagnés à la passe (il y a juste eu une petite course de 2 yds dans ce drive de 8 actions), qui se termine par un TD de Richard Rodgers (une "passe bullet" de 13 yds dans le fond de l'embut). Les Packers tentent évidemment une conversion à 2 points (pour prendre 7 points d'avance) mais échouent.
    21 - 26.
    (Note : en fait, Aaron Rodgers termine à 9 sur 9 sur le quatrième quart-temps, ce qui est le record depuis 25 ans. Il est à 15 sur 20 pour 227 yards en seconde mi-temps. Il termine avec 24/35, 316 yds et 3 TDs, et étend son record avec aucune interception à domicile en 442 passes tentées… tongue).

    Il reste alors PLEIN de temps (9'10") et la balle est à Dallas. LARGEMENT de quoi revenir (et même de quoi avoir plusieurs possessions).
    Et cela se passe plutôt bien pour les Cowboys, puisque grâce en particulier à une course de 30 yards de Murray, ils se retrouvent sur les 32 yds adverses MAIS sur une 4ème tentative.
    À ce moment du match, 4'42" à jouer, Dallas peut choisir de tenter un long field-goal mais ils seront toujours derrière même s'il est réussi ; il faudra ensuite bloquer Green Bay (sans qu'ils marquent), et espérer avoir suffisamment de temps restant pour re-marquer. Bon, c'est jouable, mais pas moins risqué que de tenter cette 4ème et 2 yds (si c'était 10 yds, la question se poserait moins).

    Bref, le coach des Cowboys décide d'y aller… Et comme dans la plupart de ces matchs de playoffs, il y a UNE action décisive, et la voilà pour ce match… wink2
    Tony Romo lance une passe longue vers Dez Bryant, qui la capte à la limite (du terrain et de l'embut), et s'écroule sur la ligne du 1 yard, voire dans l'embut. Les arbitres donnent la réception (exceptionnelle, cf. photo ci-dessus) pour Bryant, mais pas le TD. Cela fait donc un "first and goal" pour Dallas à 1 yard. Mais le coach de Green Bay "challenge", donc révision vidéo.
    Et la révision donne raison à Green Bay yikes unsure !!! La passe est déclarée incomplète (!), balle à Green Bay (puisque c'était une quatrième tentative).
    => GROSSE POLÉMIQUE ! mad Car en direct, et d'ailleurs même après quelques replays, la passe semble bonne (cf. photo ci-dessus une seconde fois). MAIS une règle (assez nouvelle) précise que lors d'une chute après réception, le receveur doit constamment garder le ballon en contrôle. Or Bryant a effectivement chuté (note : forcément, après avoir sauté sur plus d'un mètre de hauteur pour capter la balle !! hmm), et lors de sa chute dans l'embut il a "jonglé" avec le ballon. Bref, au 5ème ralenti, et en connaissance de la règle, force est de reconnaître que les arbitres vidéo ont eu raison… neutral
    Néanmoins, côté (télé)spectateur, je suis un peu frustré (n'ayant pas de parti-pris pour aucune des équipes en présence). Nous sommes habitués à surveiller les pieds du receveur, lequel doit avoir un contact avec les deux pieds sur le terrain lors d'un catch ; et la vidéo nous donne ce résultat, pas toujours évident en direct tellement le second pas est souvent à la limite. Mais là, la réception était belle (cf. photo une troisième fois, putain de réception… fier), et c'est juste pour un petit 'jonglage' que l'action est annulée. sad
    Évidemment, le principal intéressé, Dez Bryant très énervé, est d'accord avec moi (je ne traduis pas, c'est clair) : "All I know is I had possession, I HAD possession of the ball ! One step, two steps, reach. That's possession, right ? Bam, that's possession !"…
  • Il fait -7°C au début du match (descendant à -9°C à la fin) à Foxborough, dans la banlieue de Boston, où a lieu ce duel de l'AFC.
    Et ce match débute par un festival offensif de la part des Baltimore Ravens : leurs deux premiers drives se terminent par des touchdowns à la passe, leur permettant de prendre un avantage déjà conséquent. 14 - 0. Joe Flacco a complété ses 8 premières passes tentées.
    Les New England Patriots reviennent en fin de quart-temps, avec en particulier deux passes captées consécutivement par Rob Gronkowski (16 yds, et surtout 46 yds) qui permettent à Tom Brady d'aller lui-même dans l'embut quelques actions plus tard. 14 - 7.

    Danny Amendola TD
    AP Photo / Elise Amendola
    Le second quart-temps est surtout l'occasion de possessions infructueuses des deux côtés, jusqu'à un touchdown lancé par Brady pour Danny Amendola (14 - 14). Puis, alors que les Patriots ont ce que l'on pense être la dernière possession de la mi-temps, Brady est intercepté, et ce sont finalement les Ravens qui marquent dans les dernières secondes (21 - 14, mi-temps).
    Baltimore reprend ensuite ses 14 points d'avance (28 - 14) au début du troisième quart-temps, grâce à une prise de risque sur une 4ème et 6 yds, qui se transforme en une longue passe pour un gain de 35 yards, et qui amènera le touchdown sur l'action suivante.

    Dès le drive suivant, Brady lance un nouveau TD (28 - 21), puis après une bonne défense contre Baltimore, et alors que les Patriots sont à mi-terrain, a lieu l'action surprise du match blink :
    Tom Brady lance une passe sur le côté, vers le receveur Julian Edelman, qui s'est légèrement reculé… Ce recul lui donne le droit de lancer vers l'avant, ce qu'il fait en  direction de Danny Amendola, qui se retrouve complètement seul et qui marque son second touchdown personnel de la soirée (cf. photo ci-contre 28 - 28).
    Cette passe surprise de 51 yards pour un TD est la toute première passe tentée par Edelman dans sa carrière fier ! Il dira en fin de match que cette tactique était prête depuis une dizaine de semaines, et qu'il attendait juste que le coach l'appelle. C'est la première passe tentée par un receveur en playoff depuis le Super Bowl en 2006, et aussi la plus longue réussie par un "non-QB".

    Lorsqu'ensuite Joe Flacco est intercepté dès la possession suivante (interrompant sa série à 198 passes sans interception, 2ème plus longue de l'histoire, derrière les 226 de Brett Favre), on se dit que le momentum est clairement côté New England, mais ils ne vont pas en profiter. Il y a en fait plusieurs erreurs de la part des deux équipes sur la fin du troisième quart-temps et le début du quatrième. Un long drive amène un field-goal pour les Ravens, qui reprennent une nouvelle fois la tête (31 - 28). C'est au tour des Patriots de construire un bon drive, qui se conclut par une superbe passe de Brady vers Brandon LaFell pour un touchdown de 23 yards. 31 - 35.

    Avec cette passe, Tom Brady devient le recordman des passes de TD en playoffs avec 46 tongue (devant Montana 45 et Favre 44). Il bat également deux de ses records de franchise : 367 yards à la passe et 33 passes complétées.
    Il reste environ 5 minutes à jouer, et Baltimore réussit à progresser, mais Joe Flacco, peut-être un peu trop pressé, se fait intercepter une seconde fois en lançant une passe longue dans l'embut. Suite à une légère confusion sur le temps restant, les Ravens auront une dernière action désespérée à tenter, mais qui ne donnera rien.
    New England, qui disputera donc sa 4ème finale AFC consécutive, devient la première équipe de l'histoire des playoffs à remonter plusieurs fois un déficit de 14 points (14 - 0 et 28 - 14 ; dans un match où les deux équipes ont d'ailleurs chacune marqué des "séries" de 2 touchdowns).
  • Le match débute plutôt bien pour l'équipe à domicile puisque les Denver Broncos marquent un touchdown sur leur premier drive (0 - 7). De leur côté, il faut attendre le troisième drive (et déjà le tout début du second quart-temps) pour voir les Indianapolis Colts égaliser, puis prendre la tête sur un nouveau touchdown, grâce en particulier à un fumble perdu par Denver à la suite d'un sack de Manning. 14 - 7.
    Le reste du quart-temps sera plusieurs possessions inefficaces, et une interception de Andrew Luck qui permet un field-goal pour les Broncos. Soit le score de 14 - 10 à la mi-temps, qui est un grand classique de ce deuxième tour des playoffs 2014-2015 : 3 des 4 matchs de ce week-end ont vu la mi-temps être sifflée sur ce score… wink

    Hakeem Nicks TD
    Getty Images / Justin Edmonds
    L'écart est augmenté par un autre TD au milieu du troisième quart-temps, une passe captée par Hakeem Nicks (cf. photo ci-contre) pour 15 yards (21 - 10). Et il aurait pu être encore plus grand si Denver n'avait pas bénéficié d'une révision vidéo qui a nullifié un fumble, ou si Andrew Luck n'avait pas été intercepté une seconde fois sur le drive suivant.
    Mais malgré une 4ème tentative convertie, les Broncos ne peuvent marquer qu'un FG au début du dernier quart-temps (21 - 13). Les Colts vont ensuite construire un long drive, qui certes ne remporte que 3 points, mais mange surtout plus de 8 minutes de temps de jeu. Le score est de 24 - 13, il reste 4 minutes, mais plus rien ne sera marqué.

    Le duel des quaterbacks a donc tourné à l'avantage du plus jeune, malgré ses deux interceptions. En fait, c'est surtout Peyton Manning qui n'a pas été à la hauteur, et plus généralement toute l'attaque de Denver, qui était pourtant sur un bilan parfait de 8-0 à domicile (la seule en AFC) et une moyenne de 35 points marqués par match. Les Broncos étant par ailleurs la seule équipe de toute la Ligue à posséder à la fois une défense et une attaque dans le top-5. Mais ce soir, ils n'ont réussi qu'à marquer 2 FGs en 11 derniers drivesblink

    Peyton Manning reste évidemment une star, mais son bilan est désormais de 11 victoires pour 13 défaites en playoffs (dont 4-7 depuis la saison 2007). Et depuis qu'il est à Denver, il a un bilan de 38-10 en saison régulière, mais seulement de 2-3 dans les playoffs. Il peut juste se consoler ce soir de l'une de ses pires performances en se disant qu'il a étendu sa série en cours de 13 matchs consécutifs de postsaison avec un TD (3ème plus longue série de l'histoire).
    Même s'il a encore 2 ans de contrat, et dit lui-même qu'il est trop tôt pour en parler, des questions peuvent se poser quant au futur de sa carrière (déjà 17 saisons)… unsure

Conférence

Retour sur le second tour :
  • En considérant que le "divisional round" donne la plupart du temps comme favoris les équipes à domicile puisque celles-ci sont les deux meilleures équipes de la saison régulière, l'élimination de Denver, présent au Super Bowl l'année dernière, est une surprise. Notons cependant que j'avais signalé dans mon preview que c'était LE match où il y avait effectivement le plus de chance de voir une telle surprise wink2.
  • L'action la plus impressionante du week-end est bien sûr l'interception de la part de Kam Chancellor (SEA), retournée sur 90 yards pour un touchdown. Mais le match le plus intéressant a été Baltimore - New England (cf. la fiche BAL - NE) : deux retours au score réussis par les Patriots, menés à chaque fois de 14 points, et plusieurs tactiques surprise utilisées par leur coach.
Présentation des Finales de Conférence :
Deux équipes sont en finales comme la saison dernière : en NFC, Seattle jouera de nouveau à domicile, et en AFC, New England jouera également à domicile alors que la saison dernière ils avaient perdu à Denver.

Conférence Nationale (NFC) :
  • Green Bay Packers - Seattle Seahawks : bizarrement, c'est un rematch de celui de l'ouverture de la saison, le tenant du titre ayant alors battu Green Bay. En cas de victoire ce dimanche, les Seahawks, qui sont sur une impressionnante série de 8 victoires consécutives en playoffs à domicile, pourraient être les premiers tenants du titre depuis 10 saisons à atteindre deux Super Bowl consécutivement (New England l'a fait dans les saisons 2003 et 2004).
    Quant aux Packers, il se retrouvent à ce stade de la compétition pour la première fois depuis la saison 2010 (ils avaient alors gagné le Super Bowl ensuite). Ce sera seulement la seconde fois (après 1980) qu'une finale de Conférence oppose la meilleure attaque en points marqués (Green Bay) à la meilleure défense en points encaissés (Seattle). Rappel : on avait aussi cette situation dans le Super Bowl de l'année dernière et cela avait donné la surprise que l'on sait… roll
Conférence Américaine (AFC) :
  • Indianapolis Colts - New England Patriots : si Tom Brady est particulièrement habitué à être en finale de conférence avec les Patriots (ce sera déjà sa 9ème finale tongue dans ses 13 saisons de carrière), ce n'est pas le cas de son adversaire. Andrew Luck a perdu ses trois confrontations contre Brady, à chaque fois assez largement, et ce sera sa première finale (la 5ème pour l'équipe depuis qu'elle a déménagé à Indianapolis).
    Bill Belichick, le coach de New England, tentera lui d'obtenir sa 21ème victoire en playoffs, ce qui lui permettrait d'être seul en tête du classement historique des coachs. Quant aux Patriots en tant qu'équipe, une 8ème apparition à un Super Bowl les mettrait au niveau du record actuellement partagé par Pittsburgh et Dallas.
  • Ce match débute sous la pluie, et celle-ci sera intermittente pendant tout le match, même violente sur certains courts moments. Le premier drive est pour les Green Bay Packers, qui progressent bien, jusqu'aux 29 yards adverses. Aaron Rodgers tente alors une passe longue dans l'embut, mais au lieu de marquer un touchdown il se fait intercepter par l'inévitable Richard Sherman (qui avait déjà brillé dans la finale NFC de l'année dernière contre San Francisco). C'est la première passe interceptée de Rodgers depuis 99 tentatives en playoffs… unsure

    Randall Cobb
    Getty Images / Tom Pennington
    Malheureusement pour les Seattle Seahawks, ce premier turnover concédé par Green Bay ne va pas leur profiter longtemps : dès la seconde passe de Russell Wilson, celle-ci rebondit sur le receveur et finit dans les bras d'un défenseur. Interception qui ramène l'attaque des Packers en bonne position, mais après plusieurs tentatives, ils préfèrent jouer la sécurité et ne pas tenter une 4ème et 1. C'est donc par un field-goal qu'ils ouvrent le score : 3 - 0.

    Puis sur l'action suivante (le dégagement !), Doug Baldwin commet un fumble, rendant donc le ballon immédiatement à Green Bay (c'est donc un deuxième turnover contre Seattle, la première fois en 60 matchs qu'ils en concèdent deux au premier quart-temps). Et en six courtes actions, les Packers se retrouvent à nouveau devant la ligne adverse, mais doivent ENCORE se contenter d'un FG (6 - 0). Ce second choix de sécurité est déjà plus discutable que le premier : ils sont encore à seulement 1 yard, mais la différence est qu'il mènent déjà au score… Les Seahawks ne parvenant pas à progresser, Aaron Rodgers lance ensuite un touchdown vers Randall Cobb (cf. photo ci-contre) sur le dernier drive du premier quart-temps (13 - 0). À la fin de cette période, Green Bay en est à 137 yards de total gagnés, alors que Seattle est à… 3 yards neutral !! (seulement 6 actions).
    Le second quart-temps n'arrange pas les choses pour l'équipe à domicile puisque Mason Crosby a l'occasion de frapper son 3ème FG de la soirée (un "vrai" celui-là, de 40 yards) pour porter le score à 16 - 0. Suivent 3 possessions successives (SEA - GB - SEA) qui se terminent TOUTES LES TROIS par des INTERCEPTIONS !! blink yikes
    La mi-temps se termine donc avec un record de 6 turnovers (2 contre Green Bay, 4 contre Seattle). Aaron Rodgers a été intercepté deux fois, Russell Wilson trois fois (l'autre turnover étant le fumble sur le punt). Les statistiques du match en faveur des visiteurs sont de 178 yds contre 59, dont 115 contre 8 à la passe (en fait, Wilson a complété sa première passe à seulement 3'20" de la mi-temps, et a un QBR de 0.0non).

    Ce match un peu fou se calme un peu au troisième quart-temps, les défenses se sont reserrées. Les deux seules possessions de Green Bay sont des "3 & out", et Seattle a également deux drives de ce genre. Néanmoins, au milieu de tout cela, les Seahawks parviennent enfin à réaliser une bonne progression en attaque, un drive qui prend plus de 6 minutes de jeu. Ils arrivent sur les 19 yards adverses (grâce à enfin une belle passe de Wilson, pour un gain de 29 yards), mais sont bloqués par la défense. Le kicker arrive donc sur le terrain, c'est tout de même l'occasion de marquer un field-goal facile et de revenir à 2 touchdowns d'écart (16-3).

    Seattle Fake FG 1
    USA TODAY Sports / Steven Bisig
    Seattle Fake FG 3
    AP Photo / Jeff Chiu
    Mais à la surprise générale blink, au lieu de tenir le ballon sur le sol (pour attendre la frappe du pied de Steven Hauschka), le "holder" Jon Ryan :

    - s'empare de la balle (cf. photo 1 en haut à gauche),
    - court légèrement sur la gauche (cf. photo 2 en bas à gauche),
    - puis lance une balle flottante vers l'embut (cf. photo 3 en haut à droite),
    - qui est finalement captée par le bloqueur Garry Gilliam (cf. photo 4 en bas à droite).


    Seattle Fake FG 2
    USA TODAY Sports / Kirby Lee
    Seattle Fake FG 4
    Getty Images / Christian Petersen
    C'est évidemment le premier touchdown pour les deux hommes (et le premier de ce genre dans l'histoire des playoffs) : Ryan avait déjà complété deux passes dans sa carrière, tandis que pour Gilliam c'était tout simplement sa toute première réception

    Ce "fake FG" amène donc 7 points au lieu de trois (16 - 7), et redonne un peu d'espoir au 60 000 spectateurs du Century Link Field. Mais le chemin semble encore long tellement l'attaque de Seattle semble amorphe ce soir… hmm

    D'autant que dès le premier drive du quatrième et dernier quart-temps, un nouveau FG (difficile dans le vent et la pluie battante : 48 yards) de Mason porte le score à 19 - 7 (11 minutes à jouer). Les deux drives suivants des Seahawks sont tout aussi inefficaces que pendant tout le match, le second n'étant même constitué que d'une seule action, une nouvelle interception de Russell Wilson, sa 4ème de la soirée (record personnel) et 5ème turnover de la partie pour Seattle. Tout cela a mangé du temps, et les Seahawks retrouvent finalement le ballon avec 3'52" à jouer et toujours deux possessions d'écart. La situation semble déjà quasi-désespérée : mené 16-0 à la mi-temps, les chances statistiques pour une victoire de Seattle n'étaient que de 5.6% ; elles sont tombées à 3.9%tongue

    Luke Willson 2pts
    Getty Images / Tom Pennington
    Le public le plus bruyant de la Ligue est devenu silencieux, la possibilité d'un retour au Super Bowl s'éloigne. Mais c'est justement le moment de montrer que les Seattle Seahawks sont bien les champions en titre. En 1'43" ils gagnent 69 yards, dont deux belles passes de plus de 20 yds de la part de Russell Wilson, qui semble s'être réveillé d'un seul coup. Et c'est lui-même qui conclut ce drive par le touchdown de l'espoir. 19 - 14.

    On est à 2'09" de la fin. Plus assez de temps pour rendre la balle à Green Bay, espérer bien défendre, puis avoir suffisamment de temps restant pour marquer à nouveau. Les Seahawks sont donc obligés de tenter un "onside kick", tactique qui consiste à essayer de dégager court et espérer que les rebonds seront favorables. Autant dire qu'elle est peu souvent couronnée de succès. Là, la balle semble presque captée par Brandon Bostick (GB), mais il ne peut la contrôler et c'est finalement Chris Matthews (SEA) qui la récupère !! unsure
    C'est l'action du match… jusque là… wink2

    À partir du milieu du terrain, Seattle construit son "winning drive" : deux passes complétées par Wilson, puis une longue course de Marshawn Lynch, qui gagne 24 yards et un touchdown qui donne l'avantage aux Seahawks pour la première fois du match (19 - 20). Dans la série des "actions rarement converties mais qui marchent miraculeusement ce soir", ils réussissent alors une conversion à 2 points d'une manière incroyable : Wilson, sur le point d'être sacké et sans véritable receveur démarqué, improvise une passe un peu désespérée qui atterit dans les bras de Luke Willson (cf. photo ci-contre), ce qui donne un FG d'avance à Seattle avec 1'25" restantes. 22 - 19.
    C'est l'action du match (2)… jusque là… wink2

    Un tel match ne peut néanmoins pas se terminer sur cela. Aaron Rodgers fait calmement avancer son équipe (passes de 15 yds, 15 yds et 6 yds, et une course personnelle de 12 yds), ce qui permet à Mason Crosby de tenter et réussir son 5ème field-goal du match, encore de 48 yards, à 14 secondes de la fin.
    ==> 22 - 22, prolongation.
    C'est la 6ème fois qu'il y a une prolongation dans une finale de conférence, les 5 dernières en NFC (on se rappelle la dernière fois, en 2011, lorsque San Francisco a perdu contre les Giants). Et les trois dernières fois, l'équipe qui a gagné a également remporté le Super Bowl… wink
    Les Seahawks gagnent le toss, et cette fois Russell Wilson est à la hauteur. Deux passes de 35 yards réussies, la première vers Doug Baldwin, et la seconde vers Jermaine Kearse pour le touchdown victorieux. 22 - 28 (pas de transformation nécessaire en prolongation).
    C'est l'action du match (3)… cette fois définitive ! wink oui

    Ce qui est assez ironique, c'est que Wilson a lancé 6 fois vers Kearse dans ce match : les 5 premières ont donné 4 INTERCEPTIONS et une incompletion ! (oui, oui, TOUTES les interceptions de Wilson étaient VERS Jermaine Kearse ! fier). Kearse est donc passé en un instant de "zéro" à héros du match (note : et on se rappelle que c'est également lui qui a donné le titre NFC à Seattle l'année dernière, face à San Francisco).
    Notons que les Seattle Seahawks ont gagné ce match MALGRÉ :
    • N'avoir mené dans le match que pendant un total de seulement 71 secondes siffle.
    • Avoir été menés de 16 points. L'ancien record de 15 points datait de 2006… et c'était entre les deux mêmes équipes big_smile ! (mais pour Indianapolis cette fois-là). Notons que certaines belles sommes ont été gagnées par quelques parieurs audacieux : à 5 minutes de la fin, un pari à 30 contre 1 de $200 a ainsi rapporté $6000. Et parfois, plusieurs millions ont été payés à ceux qui avaient misé gros sur Seattle avant le début du match.
    • Avoir été menés de 9 points au début du dernier quart-temps. L'ancien record était de 7 (2 fois, en 2006 et 1974).
    • Avoir concédé 5 turnovers tongue (le plus pour eux dans un match depuis 2010). Ils n'en avaient auparavant concédé qu'un total de 14 cette saison. C'est la première fois qu'une équipe gagne un match de playoff avec 5 turnovers depuis 1982 (soit 45 matchs de playoffs consécutifs).
    • Que Russell Wilson ait lancé 4 interceptions tongue, record en carrière. Le bilan en playoffs est de 2 victoires (avec celle-ci) pour 42 défaites (la seule autre fois était en 1981).
    • Que Wilson ait un QBR général (sorte de "rating" qui mélange toutes les statistiques d'un quaterback) de 13.6, ce qui est la plus faible valeur en 97 matchs de postseason (depuis que cette stat existe, en 2006). Son QBR a augmenté au cours du match : 0.0 au premier QT, 0.2 au second, 12.9 au 3ème, 70.3 au 4ème, et 99.9 en prolongation.
  • Non seulement les New England Patriots sont en finale AFC pour la 4ème année consécutive, mais c'est aussi la 12ème fois consécutive que cette finale comporte l'une de ces 4 équipes unsure : New England, Denver, Pittsburgh et Indianapolis. En fait, sur les 24 participants de ces douze dernières finales AFC, 18 font partie de ce groupe reserré de quatre équipes. Et les 6 autres ne sont en fait que 3 équipes différentes, ce qui signifie que 9 équipes (sur 16 au total dans la conférence) n'ont pas atteint ce stade de la finale depuis 12 saisons. non
    Cette domination de quelques équipes sur la conférence s'explique sans doute par le degré de stabilité dans celles-ci : par exemple, sur ces 12 ans, New England a eu le même coach et le même quaterback (tous les deux ont d'ailleurs le record de participation au championship dans leur catégorie). Et on peut également noter une certaine stabilité chez les Colts, Steelers et Broncos (moins évidente dans ce dernier cas, Denver ayant "cherché" un QB pendant quelques temps avant de récupérer Manning).

    Après une possession inefficace de chaque côté ("3 & out"), et à l'issue d'un fumble sur un punt, les Patriots récupèrent le turnover, ce qui va leur permettre quelques actions plus tard de marquer les premiers (un TD à la course de LeGarrette Blount) : 0 - 7. Les Indianapolis Colts ont l'occasion de revenir dès le drive suivant par un long field-goal (51 yds), mais Adam Vinatieri (qui bat ce soir le record de participations globales à un match de playoffs : 30, contre 29 pour Jerry Rice) le manque. C'est au contraire les Patriots qui augmentent leur avance sur un touchdown de James Develin : 0 - 14.

    LeGarrette Blount TD
    Getty Images / Jared Wickerham
    Au début du second quart-temps, Tom Brady est intercepté alors qu'il lançait pour un TD. Les Colts vont alors faire un long drive (93 yds, dont une passe de Andrew Luck pour 36 yards) pour marquer à leur tour, par Zurlon Tipton (7 - 14). La dernière possession de la mi-temps est pour New England, qui progresse jusqu'à 2 yards de l'embut (avec une 4ème tentative prise et réussie), mais la défense d'Indianapolis est solide et ne concède qu'un FG : 7 - 17 à la mi-temps.

    La première possession du troisième quart-temps est pour New England et se termine par un nouveau touchdown pour les Patriots, une passe de Brady captée par Nate Solder, pourtant normalement un bloqueur de la ligne blink, sur 16 yards (7 - 24). Et comme le drive suivant ne donne absolument rien pour les Colts, les Patriots en profitent pour en rajouter une couche avec un TD à la passe de Rob Gronkowski. À 7 - 31, le match est déjà plié alors qu'il reste pourtant plus de 3 minutes à jouer dans le troisième, plus tout le quatrième quart-temps. rigole
    En fait la domination de New England est totale dans tous les compartiments du jeu. En attaque évidemment (déjà 4 TDs), mais également en défense : la preuve, Andrew Luck est intercepté, et dès l'action suivante (!) LeGarrette Blount convertit déjà cela en un autre touchdown (cf. photo ci-contre, 7 - 38).

    Alors, le score peut-il être encore plus grand ? wink2 Ben oui… fier Blount encore à la course (son troisième personnel ce soir !) sur le premier drive du dernier quart-temps. Ensuite, il semble que les deux équipes soient pressées d'en finir avec ce "blow-out", Bill Belichick décidant même de sortir son quaterback… Score final : 7 - 45.
    Ces 45 points égalent le record de la franchise New England pour un match de playoff (en 2012 contre Denver). Le coach et le quaterback battent chacun les records de victoires (21 et 20 respectivement). À noter une statistique HALLUCINANTE : les 20 victoires en playoffs de Tom Brady sont un meilleur record que pour 21 ÉQUIPES dans leur histoire !!! tongue blink

Super Bowl

Retour sur les Finales de Conférence :
Deux finales très différentes cette année : un "blowout" insipide, et un "comeback" historique… wink
  • Finale AFC : ce duel attendu en conférence Américaine n'a pas tenu ses promesses, tant la domination des Patriots a été totale (en particulier en seconde mi-temps). Le seul score des Colts l'a été en début de deuxième quart-temps, autant dire que l'on s'est bien ennuyé très tôt dans ce match. Au niveau de l'intérêt, on notera seulement les nombreux records battus dans ce match (Vinatieri, Belichick, Brady). Le différentiel de 38 points d'écart est à la troisième place historique en AFC (48 pts en saison 1990, 41 pts en 2000).
  • Finale NFC : bon, évidemment, ce match est DE TRÈS LOIN le meilleur match de playoff depuis plusieurs années… fier Et pourtant, il y a eu très peu d'actions offensives concluantes dans ce match wink2 ! Au milieu du 3ème quart-temps, il n'y avait encore eu qu'un seul touchdown de marqué… Et puis il y a eu ce fameux "fake FG" qui a entamé ce comeback record (16 pts) historiquetongue Autre record, ces 7 turnovers (dont 5 contre Seattle, qui l'a quand même emporté), qui ont été en fait l'histoire de ce match, passionnant jusqu'au bout (puisque prolongation).
    Note : la dernière fois qu'un match de finale s'est terminé sur un TD en prolongation, c'était avant l'existence du Super Bowl, en 1958. À lire également, les quelques stats du dernier paragraphe du résumé.
  • Tricky plays : c'est décidément l'une des caractéristiques communes à beaucoup de matchs de ces playoffs 2014-2015. Ces "actions surprises" blink, souvent risquées, qui sont mises en place dans le secret afin de surprendre l'adversaire à un moment ou à un autre. On en avait déjà vu lors du tour précédent, et on en a eu dans les deux finales : une histoire d'éligibilité pour New England, et ce fake FG pour Seattle.

Présentation du Super Bowl XLIX


On espère évidemment renouer avec les Super Bowls excitants et serrés que l'on avait il y a quelques années, et oublier celui de l'année dernière (les SB 42, 43, 46 et 47 étaient parmis les meilleurs de tous les temps big_smile, alors que le SB 48 est classé 47ème sur 48… hmm).

Ce sera la troisième fois que le SuperBowl se disputera en Arizona (après 1996 et 2008). La dernière fois, c'était le Super Bowl XLII, qui avait été si bon et avait vu la victoire (17-14) des New York Giants sur les New England Patriots (qui n'ont donc pas un bon souvenir de ce stade wink2).

Super Bowl XLIX
NBC / Mpoknews
L'année dernière, Denver et Seattle avaient atteint le Super Bowl en étant têtes de série numéro 1 de leur conférence respective.
Et ce sera à nouveau le cas cette année avec les New England Patriots et les Seattle Seahawks. La dernière fois que cela s'est produit 2 années consécutives, c'était en 1983 (Raiders et Redskins) et 1984 (49ers and Dolphins).
Mais c'était alors l'ancien format de playoffs. Depuis que ce format a changé, en 1990, c'est la 5ème fois que cela se produit, mais la première fois deux saisons de suite.
Note amusante : les quatre premières fois, c'est l'équipe de la NFC qui l'a emporté… wink

Quelques faits sur les deux équipes :
  • Les Patriots n'ont plus joué de match au University of Phoenix Stadium depuis cette fameuse défaite contre les Giants lors du Super Bowl XLII. En effet, les Cardinals sont dans l'autre conférence, les matchs inter-conférence sont plus rares, et en plus il faudrait que le match ait lieu en Arizona.
  • Ce sera la 8ème participation à un Super Bowl pour les Patriots, ce qui égalise le record déjà co-détenu par les Cowboys et les Steelers. En revanche, les 6 participations personnelles pour leur quaterback Tom Brady sont bien le nouveau record NFL (devant John Elway, 5).
  • Seattle est la première équipe en 10 saisons à atteindre le Super Bowl deux années consécutives. La dernière fois, c'était justement leur adversaire New England, en saisons 2003 et 2004 (et qui les avaient gagné tous les deux).
  • Russell Wilson devient le premier quaterback dans l'histoire à participer à 2 Super Bowls dans ses 3 premières saisons.
  • Pete Carroll, coach des Seahawks, a été coach des Patriots pendant trois saisons, 1997-1999. C'est la 4ème fois qu'un coach va rencontrer son ancienne équipe dans un Super Bowl.
(PS : comme d'habitude le résumé du Super Bowl est proposé sur une page séparée, dont la conclusion est ci-dessous).

Conclusion


Ce Super Bowl XLIX était bon à partir du deuxième quart-temps, dans le troisième pour Seattle et le quatrième pour la remontée de New England, puis particulièrement excitant sur la fin, avec deux actions improbables dans la dernière minute.
D'ailleurs, l'audience télévisée a encore augmenté, à 114,4 millions. Mais il restera en fait dans les mémoires à cause de la mauvaise décision de Pete Carroll et Darrell Bevell qui a (probablement) coûté le match aux Seattle Seahawks.

Tom Brady MVP
Getty Images / Rob Carr
Comme je l'ai dit, la défense goal-line de New England aurait AUSSI pu arrêter "l'inarrêtable" Marshawn Lynch, mais ne pas lui donner le ballon était vraiment une erreur monumentale dont Seattle devra se remettre. neutral

On notera que l'une des raison de la belle remontée de New England est leur bonne défense au quatrième quart-temps. À partir du moment où ils avaient deux possessions d'avance (14-24), les résultats des drives suivants de Seattle ont été : punt, punt, punt, interception (dont deux "three-and-outs", et seulement 4 first downs obtenus). neutral

Les New England Patriots deviennent la 6ème franchise à avoir gagné 4 Super Bowls (en 6 participations, toutes dans les années 2000). Ils sont également la 3ème équipe à remonter un déficit de 10 points dans le "big game" (Redskins SB XXII, Saints SB XLIV), mais la première à le faire en seconde mi-temps, et même en 4ème quart-temps (le bilan était jusque là de 0 victoires et 29 défaites pour les équipes menées de 10 points ou plus au début du dernier quart-temps, le record étant de 7 pts remontés).

Au niveau des statistiques personnelles :
  • Bill Belichick rejoint Chuck Noll en étant les seuls coachs à avoir gagné 4 Super Bowls. Ses 6 participations égalent la performance de Don Shula. Et les 6 SBs disputés par les Patriots, tous sous son coaching, se sont tous terminés par 3 ou 4 points (victoires ou défaites).
  • Tom Brady a été élu MVP de ce Super Bowl XLIX (cf. photo ci-dessus). Il est devenu le 3ème quaterback à remporter 4 Super Bowls, égalant Terry Bradshaw and Joe Montana. Il égale aussi ce dernier avec 3 titres de MVP.
  • En revanche, il est désormais seul en tête du classement pour le total de TDs lancés au Super Bowl avec 13 (Montana 11) et pour le nombre de passes complétées sur un seul Super Bowl (37, sur 50 tentatives pour 328 yards).
  • À 37 ans, il est 4ème du classement des quaterbacks les plus vieux à avoir gagné le titre suprême, et les 13 ans entre son premier et son dernier titre égalent le record détenu par un linebacker, Ted Handricks.
Rendez-vous la saison prochaine, le 7 février 2016 au "Levi's Stadium" de Santa Clara, Californie, le tout nouveau stade des San Francisco 49ers, où aura lieu le Super Bowl 50 big_smile (note : comme je l'avais prédit, la NFL a officiellement annoncé que ce serait bien "50" au lieu de "L"; les chiffres romains devraient cependant revenir l'année suivante…).
Bye-bye !!