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JO 2014 (RSS feed)

Le bilan global des français dans ces Jeux de Sochi est excellent :

15 médailles (record), réparties comme suit : 4 en or, 4 en argent, 7 en bronze. smile


Cela place la France à la 10ème place du classement général des médailles, ce qui est très bon.
(note : le nombre de nations présentes évoluant au fil des Olympiades, on ne peut pas réellement comparer avec les autres JOs ; la France a déjà été 6ème, 7ème et même 3ème dans l'Histoire).

Coline Mattel
Afp / John MacDougall
Ce qui est le plus important dans ce bilan, c'est le nombre de titres olympiques (c'est d'ailleurs en fonction de ce nombre de médailles d'or qu'est établi le classement).
Il y a quatre ans à Vancouver, j'avais signalé que malgré le total de 11 médailles (qui égalait alors le record de 2002), l'un des plus gros problèmes était le faible nombre de médailles d'or (seulement 2 neutral). Cette fois-ci, non seulement le nombre total est battu (avec 15), mais on revient également au record de titres (avec 4) obtenu à Salt Lake City 2002 (ainsi qu'en 1968).
Et ce record aurait pu être battu avec cinq titres : il n'a manqué que quelques centimètres… wink2

Bref, contrairement à Vancouver 2010 où les médias disaient n'importe quoi, on peut réellement dire cette année qu'il s'agit des meilleurs Jeux d'Hiver pour la Francefier
Mais bien sûr, on peut aussi relativiser en rappelant qu'il y avait 12 épreuves de plus cette année, donc plus de chances de médailles.

Autre motif de satisfaction, la diversité des médailles obtenues. Il y a quatre ans, les médailles n'avaient concerné que 4 sports, et les deux meilleurs (biathlon et snowboard) représentaient 82 % du total. Mais cette année, ce sont 6 sports qui ont été distingués, et les deux meilleurs (ski acrobatique et biathlon) ne représentent que 60 % du total. C'est donc bien mieux qu'à Vancouver.
À titre de comparaison, la Russie a été médaillée dans 10 sports, et leurs deux meilleurs ne comptent que pour 30 % de toutes leurs médailles, ils ont donc un bilan particulièrement équilibré. Évidemment, les Pays-Bas sont le contre-exemple parfait de la diversité : 96 % de leurs médailles dans un seul sport ! tongue (mais c'était une performance hors-norme…).

Au niveau des engagements, la France était alignée sur 12 des 15 sports, ce qui est bien, mais inférieur à Vancouver (13). Il n'y avait pas de français(e) dans les deux sports collectifs (hockey et curling), ni en skeleton. À Vancouver, on était présent en curling masculin ainsi qu'en skeleton, mais pas en bobsleigh. À Sochi, il y avait deux équipages en bob, mais personne en skeleton. Quant aux sports collectifs, cela s'est joué à un cheveu en barrage de curling.

Steve Missillier et Alexis Pinturault
Afp / Oliver Morin
Voici le tableau des médailles françaises par sport :

SportOrArgentBronzeTotal
Ski Acrobatique
1225
Biathlon
2114
Snowboard
1012
Ski Alpin
0112
Saut à Ski
0011
Ski de Fond
0011

On signalera le retour du ski alpin dans ce tableau, le "zéro" ayant été tellement pointé par les médias lors des derniers Jeux. Il est juste dommage que l'équipe féminine ait perdu deux de ses meilleures chances sur blessure avant les Jeux.
Notons enfin, que si à Vancouver la parité hommes-femmes avait été parfaitement respectée (6 contre 5), ce n'est PAS DU TOUT le cas à Sochi : 12 médailles masculines (dont les 4 titres) contre seulement 3 médailles fémininesunsure

Les meilleures performances

  • La plus marquante (car historique) est évidemment le triplé obtenu en ski cross masculin. Au départ des qualifications, les français faisaient partie des outsiders, et on pouvait "espérer" une médaille ; personne n'aurait pu prévoir qu'on les aurait finalement toutes ! big_smile Notons que ce triplé historique se "retourne" un peu contre leurs auteurs : en effet, on a BEAUCOUP parlé "des triplés" (sic), et MOINS des athlètes eux-mêmes (c'est logique pour une épreuve de relais, où c'est l'équipe qui gagne, mais là il s'agissait bien de médailles individuelles…). Jean-Frédéric Chapuis est l'un des trois champions olympiques français à Sochi, et pourtant son nom a été beaucoup moins cité dans la presse que celui de Martin Fourcade ou même Pierre Vaultier (médaille d'or dans la même épreuve, le cross, mais en snowboard cette fois). Les deux autres membres de ce podium remarquable étaient Arnaud Bovolenta (argent) et Jonathan Midol (bronze), et eux-aussi ont été moins cités que les autres médaillés français.
  • Ensuite, il y a Martin Fourcade, seul multi-médaillé français, avec ses 2 médailles d'or et une d'argent. Il était très attendu, de loin le meilleur espoir de médaille avant le début des Jeux grâce à son classement mondial (ainsi que le nombre d'épreuves où il été engagé, ce qui augmente aussi les chances, il faut l'avouer), et il a parfaitement répondu présent. Il aurait pu marquer l'histoire avec un troisième titre, mais cela s'est joué à quelques centimètres, et cette photo-finish (cf. photo en bas) est incontestablement l'une des deux images fortes du clan français dans ces Jeux (avec donc cette image du podium 100% français en ski cross, avec les 3 drapeaux qui s'élèvent…).
  • Kevin Rolland
    Reuters
    Enfin, j'ai choisi d'illustrer cet article avec les "espoirs de médaille" qui ONT OBTENU cette médaille, répondant ainsi aux espérances.
    Tout d'abord Coline Mattel (cf. photo de droite ci-dessus) : engagée sur la toute première épreuve de saut à ski féminin aux JOs, elle obtient la médaille de bronze à seulement 18 ans, confirmant qu'elle est sans doute l'une des futures stars de la discipline. À seulement 13 ans, elle était déjà dans les dix premières mondiales, mais elle a eu du mal à confirmer son excellent départ, accumulant par la suite les places d'honneur (note : du fait de son âge, elle participe aux Championnats 'junior', tout en faisant la Coupe du Monde 'senior'). Cette médaille de bronze devrait la booster, et tirer cette nouvelle discipline vers le haut. C'est mon coup de cœur côté françaisroll
    Notons en outre que la "petite jeune" n'a pas sa langue dans sa poche, puisqu'elle a été la SEULE athlète à critiquer ouvertement les commentaires sexistes de FranceTv. Et cela a fait mouche, puisqu'elle a été reprise par de nombreux médias. Du côté de FranceTv, on tente de se la jouer profil bas, mais il est évident que cela les touche plus que certains commentaires des internautes (dont les miens wink). Là, c'est quand même une médaillée olympique qui les critique sans détour… blink
    Puis Kevin Rolland (cf. photo de droite ci-contre) : valeur sûre depuis plusieurs années, il était l'un des favoris pour le titre et décroche finalement la médaille de bronze du half-pipe masculin en ski. Ce qui est une excellente performance tant les conditions étaient mauvaises.
    On peut enfin souligner les médailles obtenues par Steve Missillier et Alexis Pinturault (argent et bronze, dans le slalom géant, cf. photo de gauche ci-dessus), qui étaient eux-aussi attendus. Pour Alexis Pinturault, ces Jeux auront néanmoins été en demi-teinte (deux abandons, sur le slalom et le combiné), la médaille est un "pis-aller".

Les déceptions

  • Mass Start Biathlon
    NBC
    Jason Lamy-Chappuis confirme la malédiction du porte-drapeau : statistiquement, ceux qui sont choisis pour avoir cet honneur ratent leurs Jeux… hmm Il n'a JAMAIS été dans le coup, comme c'est un peu le cas depuis le début de la saison en Coupe du Monde. Pour ma part, je ne m'attendais pas à une médaille, mais pas non plus à un tel naufrage.
  • Autre médaillée à Vancouver (2 médailles en biathlon), Marie-Laure Brunet a (sans doute) terminé sa carrière par un malaise, heureusement sans gravité, mais qui a bloqué l'équipe entière puisque c'était lors du relais. Cela n'a pas coûté une médaille (le relais féminin n'était plus au niveau d'il y a quatre ans…), mais cela fait tâche, tho.
  • Enfin (et surtout), il y a l'échec collectif des sports de glace, où les français ont été inexistants (à part la 4ème place obtenue en danse au patinage artistique). C'est le même constat depuis plusieurs Olympiades, et comme la situation n'a absolument pas changée depuis 4 ans, je vous invite à relire mon article sur le bilan de Vancouver (paragraphe "Et la glace ???").

Toutes les médailles françaises


Or (4)

SportDisciplineAthlète(s)
Biathlon
Poursuite 12,5 km (H)Martin Fourcade
Individuel 20 km (H)
Ski Acrobatique
Ski Cross (H)Jean-Frédéric Chapuis
Snowboard
Cross (H)Pierre Vaultier

Argent (4)

SportDisciplineAthlète(s)
Biathlon
Mass-Start 15 km (H)Martin Fourcade
Ski Acrobatique
Ski Cross (H)Arnaud Bovolenta
Half-Pipe (F)Marie Martinod
Ski Alpin
Slalom Géant (H)Steve Missillier

Bronze (7)

SportDisciplineAthlète(s)
Biathlon
Poursuite 12,5 km (H)Jean-Guillaume Béatrix
Saut à Ski
Saut à Ski (F)Coline Mattel
Ski Acrobatique
Ski Cross (H)Jonathan Midol
Half-Pipe (H)Kevin Rolland
Ski Alpin
Slalom Géant (H)Alexis Pinturault
Ski de Fond
Relais 4x10 km (H)Robin Duvillard, Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Ivan Perrillat Boiteux
Snowboard
Cross (F)Chloé Trespeuch
Même si le ski alpin ne représente finalement que 10% des épreuves (10 sur 98), il reste considéré comme le sport majeur aux Jeux d'Hiver, celui qui a généralement le plus de retombées médiatiques.

Organisation


La neige était présente et bien préparée, les caméras officielles nombreuses et bien installées, permetttant une excellente réalisation internationale. Bref, tout semblait parfait pour ce sport à Sochi wink2

Dominique Gisin et Tina Maze
Afp / Alexander Klein
Malheureusement, la quinzaine s'est terminée par une controverse concernant la toute dernière course organisée, la seconde manche du slalom masculin blink.
En effet, cette manche était tracée "en dépit du bon sens" selon de nombreux spécialistes, avec des virages presque impossibles à prendre, mêmes pour les meilleurs skieurs hmm. Le résultat est une véritable hécatombe, avec 34 abandons (dont plusieurs stars comme Ted Ligety, médaille d'or sur le slalom géant) pour seulement 43 classés. Et même pour ceux qui ne se sont pas fait piégés, ils ont livré un spectacle assez désolant, une course lente et hachée, indigne des JOs sad.

Bon, le tracé n'est pas vraiment de la faute de l'organisation russe, puisqu'il a été fait par le traceur de l'équipe croate, mais il est logique de parler de cela dans le paragraphe "organisation". Notons pour terminer, que malgré cette manche ratée au niveau tracé, le podium (et en particulier la victoire de Mario Matt, qui avait déjà remporté la première manche) ne souffre d'aucune contestation.

Les points forts

  • 6 athlètes (2 hommes, 4 femmes) ont obtenu deux médailles en ski alpin dans ces Jeux, dont l'une en or pour quatre d'entre eux. Mais la meilleure est incontestablement Tina Maze (cf. photo plus bas), la seule à décrocher 2 médailles d'or (en descente et en slalom géant). Il s'agit en outre des deux premiers titres aux Jeux d'Hiver pour son pays, la Slovénie.
  • L'autre point fort, c'est que la première de ces médailles d'or, celle de la descente féminine a été partagée rigole !! (cf. photo ci-dessus) : Dominique Gisin (SUI) et Tina Maze (SLO) ont en effet terminé dans le même centième de seconde (après 1'42" de course). C'est la toute première fois dans l'histoire du ski alpin aux Jeux olympiques que ce cas se produit, et cela a eu un grand retentissement, d'autant que c'était sur l'épreuve reine (la descente).
    Notons que cet exploit rare s'était déjà produit pour des médailles d'argent ou de bronze (la dernière fois à Nagano en 1998), mais jamais pour un titre olympique. D'ailleurs, cela s'est AUSSI produit une seconde fois cette année, pour la médaille de bronze du super-G masculin, partagée entre le canadien Jan Hudec et l'américain Bode Miller.

Médailles


L'Autriche remporte près du tiers des médailles (9 sur 30) dont 3 titres, et les Etats-Unis suivent avec 5 médailles.

Ski Alpin
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Autriche  Autriche3429
2Etats-Unis  Etats-Unis2125
3Suisse  Suisse2013
4Slovénie  Slovénie2002
5Allemagne  Allemagne1113
6Norvège  Norvège1023
7France  France0112
 Italie  Italie0112
9Croatie  Croatie0101
10Canada  Canada0011

Les français


   Moyens : bien sûr, on notera en particulier le double podium (médaille d'argent et médaille de bronze) obtenu sur le slalom géant masculin. Il est vrai que l'on avait beaucoup reproché à l'équipe de France l'absence de médaille en ski alpin lors des Jeux de Vancouver 2010. Ceci dit, ces deux médailles sauvent réellement le bilan, car les chiffres sont en fait assez comparables à ceux de Vancouver.

- Chez les hommes, on avait eu une 7ème place, une 9ème et 6 abandons il y a quatre ans. Cette année, c'est une 7ème, une 8ème, une 9ème et 4 abandons (plus les deux médailles, donc).
=> C'est donc mieux. smile
- C'est les femmes, on avait eu une 5ème place, une 7ème, une 9ème et 3 abandons. Cette année, c'est une 7ème, une 8ème et 4 abandons.
=> C'est donc moins bien. neutral
Néanmoins, la partie féminine de l'équipe en ski alpin est arrivée décimée à Sochi sad, la faute à de nombreuses blessures graves de dernière minute. La France était ainsi privée de son meilleur espoir de médaille chez les femmes : Tessa Worley. D'ailleurs, on avait 12 femmes engagées à Vancouver, et seulement 6 à Sochi… neutral

Retransmission FranceTV


   Excellente : de TRÈS LOIN le sport le mieux diffusé ET le mieux commenté sur FranceTv… tongue

Tina Maze
Getty Images
Du côté de la diffusion, ce sont les seules épreuves de tous les Jeux qui ont été TOUTES diffusées dès le début (c'est à dire avec le dossard n°1, généralement tôt le matin), et en intégralité (jusqu'au dossard 30, et sans aucune interruption publicitaire, même lors des secondes manches en soirée) smile. Note : évidemment, il y a parfois 60 ou 70 partants dans une course comme le slalom, mais seuls les 30 premiers ont des chances, et personne ne veut voir des skieurs terminer à plus de 20 secondes… Il est donc normal "d'attribuer officieusement" les médailles une fois passés les trente premiers.

Et côté commentaires, c'était tout bon aussi… fier !! Alexandre Boyon a largement gagné le prix du meilleur commentateur dans ces Jeux. Il prouve ainsi qu'un bon professionnel peut très bien changer de discipline avec succès (il s'occupe normalement de natation), pour peu qu'il bosse un peu. On a brièvement pu voir son environnement de travail pendant les épreuves, il était entouré d'écrans, avec les listes de départ, les temps intermédiaires, les fiches sur les athlètes, etc… On était bien loin des quelques feuilles de papier crayonnés par Nelson Monfort au patinage !! roll
Cela lui a permis de commenter l'ensemble des courses de ski alpin avec intelligence et sans aucune faute. Il était en plus secondé par deux consultants de qualité : Carole Montillet pour les courses féminines, et Luc Alphand pour les courses masculines. Ces derniers ont apporté les précisions techniques nécessaires, sans en faire de trop.

=> Bref, pari gagné sur ce sport, et pour trouver des critiques, il faut vraiment chercher la petite bête wink2
… Ce que nous allons faire, évidemment ! rigole
En fait, il y a 3 "détails" que l'on peut relever :
  • Le premier jour, Luc Alphand a été accusé de faire à l'antenne de la publicité gratuite pour son équipementier (ce qu'il avait fait à deux reprises). Il a vite été remis à l'ordre, et cela ne s'est plus produit pendant le reste de la quinzaine.
  • L'interviewer des skieurs et skieuses en bas des pistes était l'un des plus nuls que l'on puisse trouver : Jean-René Godart… Déjà fortement critiqué sur les Jeux d'Été en 2012, il a continué à poser des questions débiles aux champions, tout en écorchant régulièrement leurs noms. À noter, que sur ce ski alpin, et contrairement à ce qui se passait par exemple sur le ski acrobatique, l'interviewer s'est fait stopper à plusieurs reprises par le commentateur (Alexandre Boyon en l'occurence) afin que l'on ne loupe pas un concurrent (et c'est grâce à cela que la diffusion a été complète wink).
  • Enfin, il y avait toujours ce retour en plateau 30 secondes trop tôt, juste avant l'affichage officiel du classement à l'écran. C'est un point général sur TOUS les SPORTS, et le ski alpin n'a malheureusement pas échappé lui non plus à ce problème de la réalisation française.
Le biathlon est la seule "spécialité française" dans les Jeux d'Hiver (c'est à dire que l'on obtient plusieurs médailles à chaque fois…). Ce sport est donc particulièrement attendu en France à chaque olympiade (à Vancouver, il avait fourni plus de la moitié des médailles françaises, ce qui avait également relativisé la performance globale wink).

Organisation, réalisation


Le manque de neige et la chaleur ambiante ont été la principale crainte des organisateurs pendant ces Jeux. C'était en particulier le cas pour les épreuves de ski de fond et de biathlon, qui se déroulent EN BAS des pistes.
Si en ski de fond, on a vu des images inédites de skieurs et skieuses en tee-shirt (rigole !!!), cela n'a pas été le cas en biathlon. C'est plutôt le brouillard qui a perturbé les épreuves… roll
Et cela a été bien géré par l'organisation : certes, la course "mass-start" masculine a été reportée deux fois, mais au moins elle s'est déroulée dans de bonnes conditions (note : nous avons vu cette année une épreuve de biathlon en Coupe du Monde être lancée PUIS interrompue au milieu, ce qui est frustrant pour les athlètes et les téléspectateurs). Les reports étaient ici logiques et bien gérés. smile
Quant à la nouvelle épreuve pour ces Jeux, le relais mixte, c'est évidemment une bonne idée, mais cette épreuve n'est pas réellement nouvelle pour ceux qui suivent la Coupe du Monde (elle n'est cependant pas organisée à chaque étape, et c'est bien qu'elle se retrouve aux Jeux).

Darya Domracheva
Reuters
En revanche, la réalisation (pour le flux international) n'a PAS été "au top" sad. C'est surtout le cas pour les courses de sprint, où les athlètes partent décalés les uns des autres. Dans ce genre de course, le classement des meilleurs est remis en cause à chaque départ, et un athlète parti 50ème (près d'une heure après le premier) peut très bien remporter l'épreuve. Pour "suivre" correctement la compétion, il FAUT avoir TRÈS RÉGULIÈREMENT des classements à l'écran, classement après le premier tir, après le second, etc… C'est comme cela que sont réalisées les étapes de la Coupe du Monde.
Mais là, RIENsad (ou presque).
=> c'est l'un de mes principaux (et seuls) reproches à la réalisation internationale (avec les épreuves de bobsleigh, luge et skeleton).

Les points forts

  • En tant que français, on notera évidemment la performance de Martin Fourcade, qui avec ses 2 médailles d'or et une d'argent, est le plus médaillé de ces Jeux pour le camp français. Néanmoins, il faut bien admettre que les deux stars du biathlon à  Sochi 2014 ne sont PAS françaiseswink
  • Daria Domracheva (cf. photo ci-contre) EST la reine de ces Jeux en biathlon. Ses 3 médailles d'or individuelles, qui plus est dans les épreuves majeures, sont une performance exceptionnelle big_smile. Notons qu'elle est au plus 9ème dans les deux autres épreuves où elle était alignée.
  • Quant à Ole Einar Bjoerndalen (cf. photo plus bas), 40 ans révolus, son palmarès parle pour lui… L'une de ses 2 médailles d'or cette année est en relais, mais la première était de toute beauté (en sprint, la toute première épreuve de ces Jeux). Avec ses 13 médailles obtenues, il est devenu le recordman absolu en terme de médailles. Et en nombre de titres (tous sports confondus), il est premier ex-aequo avec Bjoern Daehlie - 8 médailles d'or.

Médailles


La Norvège et le Bélarus dominent, tandis que la France prend la troisième place (meilleur classement dans un sport wink2).
Note : 12 nations ont eu au moins une médaille, le tableau ci-dessous est limité aux dix premières.

Biathlon
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Norvège  Norvège3126
2Bélarus  Bélarus3014
3France  France2114
4Russie  Russie1214
5Ukraine  Ukraine1012
6Slovaquie  Slovaquie1001
7République Tchèque  République Tchèque0325
8Allemagne  Allemagne0202
9Autriche  Autriche0112
10Suisse  Suisse0101

Les français


   Très bons : les 4 médailles sont certes en-dessous du score historique de Vancouver il y a quatre ans (6 médailles), mais l'équipe féminine n'est plus au niveau de celle des aînées, donc ce n'est pas une surprise. En l'occurence, les femmes n'ont obtenu aucune médaille neutral, MAIS Anaïs Bescond finit tout de même deux fois 5ème (sprint et individuel), ce qui reste une bonne performance.

C'est d'ailleurs la seule femme qui surnage, les autres françaises ayant été inexistantes dans ces Jeux (avec le malaise en relais de Marie-Laure Brunet en point d'orgue, ce qui a conduit à l'abandon dans cette dernière épreuve).

Ole Einar Bjoerndalen
Agence Zoom / Vianney Thibaut
Excellente prestation en revanche chez les hommes, avec donc les quatre médailles, ainsi que deux 6èmes places smile. Petite déception sur le relais, tho, qui ne termine que 8ème, en-deçà de son classement mondial, ainsi que des espérances légitimes.

Retransmission FranceTV


  Très Bonne : les deux premières courses (sprint) ont été mal commentées, avec un consultant qui débutait, et des commentateurs excessivement excités (on se souvient de la bourde magistrale de Patrick Montel qui annonce la médaille à Anaïs, alors que tout le monde sait bien qu'il n'en est rien… blink).

MAIS les choses se sont arrangées après. Échaudés par cet échec mémorable, les commentateurs se sont bien calmés (réellement, c'était impressionnant, ils sont presque devenus impassibles wink2), et la réalisation qui ne les avait pas aidés (voir paragraphe organisation plus haut) est devenue suffisamment correcte pour permettre des commentaires "avisés".
Au niveau diffusion, c'est un quasi sans-faute de la part de FranceTv. "Quasi" parce qu'il y a quand même un problème sur le choix du passage de la publicité : on doit passer la pub après LA FIN du tir, et non après le passage du français… neutral
Et Vincent Jay n'a pas arrêté de gagner des points au fil des compétitions, faisant oublier ses débuts laborieux en tant que consultant. Globalement, le biathlon est l'un des sports qui a obtenu la meilleure couverture de la part de FranceTv (rapport temps de compétition vs. temps de diffusion), juste derrière le ski alpin. Et hormis les deux premières courses (nulles), le reste a été bien commenté fier.
Le ski de fond comporte 12 épreuves, à parité hommes-femmes, ce qui constitue le record des Jeux pour un sport, à égalité avec le patinage de vitesse (rappel : 11 épreuves pour le biathlon, 10 pour le ski acrobatique, le snowboard et le ski alpin).

Organisation


Il peut être utile de rappeler aux non-habitués qu'il existe deux "styles" en ski de fond :
  • le "classique" : les skis doivent TOUJOURS rester parallèles (en-dehors des virages, où il y a évidemment une certaine tolérance). Les skieurs et skieuses doivent donc impérativement rester dans les pistes parallèles tracées, la progression se faisant alternativement sur un pied puis sur l'autre, ou avec une poussée parallèle sur les bâtons.
  • le "libre" : comme son nom l'indique, on peut utiliser toutes les techniques, c'est à dire en particulier le "skating" (genre de chasse-neige à l'envers, utilisé pour les montées).
  • Marit Bjoergen
    Reuters
    Et ce qui est important, c'est que pour les Jeux Olympiques (et les Championnats du Monde), les deux styles sont alternés entre deux compétitions. Donc, à Vancouver la course de sprint était en "classique" tandis que la course individuelle (10 km pour les femmes, 15 km pour les hommes) était en "libre" ; et pour ces Jeux de Sochi, c'est l'inverse : le sprint est disputé en style "libre" alors que la course individuelle est en "classique". Il est donc très difficile de conserver son titre dans ces deux épreuves, à moins d'être aussi fort(e) sur les deux styles.
    Note : le skiathlon est JUSTEMENT l'épreuve qui mixte les deux styles, la même distance étant réalisée successivement une fois en classique et une fois en libre.

Les points forts

  • Comme à Vancouver il y a quatre ans, la star de ces Jeux en ski de fond est Marit Bjoergen (cf. photo ci-contre), qui remporte 3 médailles d'or. À Vancouver, elle avait aussi obtenu 3 titres, plus une médaille d'argent et une de bronze. En ajoutant ses médailles d'argent gagnées à Turin 2006 et Salt Lake City 2002, elle en est désormais à 10 médailles olympiques, dont 6 titrestongue (rappel : le record en ski de fond est la propriété de Bjoern Daehlie, avec 12 médailles et 8 titres).
  • Et côté masculin, c'est Dario Cologna (cf. photo plus bas) qui a marqué les esprits avec ses 2 médailles d'or individuelles. Il conserve son titre acquis à Vancouver sur la distance reine (et donc dans un autre style, voir ci-dessus), et remporte également le skiathlon, qui mixte les deux styles, ce qui prouve sa domination générale chez les hommes.
  • Notons également que les deux courses "marathon" (30 km chez les femmes, 50 km chez les hommes) ont chacune donné lieu à un triplé : Norvégien chez les femmes, et Russe chez les hommes

Médailles


C'est un sport régulièrement dominé par la Norvège, et Sochi n'a pas fait exception avec leurs 5 médailles d'or (sur 12 épreuves). La Suède réussit à obtenir le même nombre total de médailles (11) mais avec seulement deux titres.

Ski de Fond
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Norvège  Norvège52411
2Suède  Suède25411
3Suisse  Suisse2002
4Russie  Russie1315
5Finlande  Finlande1203
6Pologne  Pologne1001
7Allemagne  Allemagne0011
 France  France0011
 Slovénie  Slovénie0011

Les français


   Moyens : la médaille de bronze obtenue au relais masculin est une grosse performance big_smile, la France était jusque là abonnée à la quatrième place (que ce soit aux Jeux ou aux Championnats du Monde). Le relais féminin termine quant à lui justement 4ème. À part ce coup d'éclat, les résultats sont à la hauteur de ceux de Vancouver…

Dario Cologna
Afp / Alberto Pizzoli
En sprint, aucun homme n'a passé les quarts de finale, et Aurore Jean a atteint les demis-finales. En skiathlon, Jean-Marc Gaillard prend la 6ème place, et Maurice Manificat la 9ème.
Sur les courses individuelles, les résultats sont en revanche mauvais : la meilleure française est 27ème et le meilleur français est 21ème neutral (note : à Vancouver, on avait eu deux français dans les six premiers).
En sprint par équipe, les femmes ne se qualifient pas, alors que les hommes sont bien qualifiés mais ne s'alignent pas en finale blink, Jean-Marc Gaillard préférant se réserver pour le 50 km (où il terminera… 35ème roll !). Robin Duvillard finit quant à lui 6ème de ce marathon, tandis que ches les filles, on obtient les 6ème et 7ème places.
=> Au total, la France obtient donc 7 places dans les 10 (dont une médaille de bronze et une 4ème place), c'est une de plus qu'à Vancouver.

Retransmission FranceTV


  Bonne : je n'ai pas vu les premières épreuves (sprints et skiathlons), donc je ne peux juger que les suivantes. Et c'était plutôt bien smile. Certaines courses un peu longues ont certes été coupées, mais légèrement, et les commentaires étaient corrects (Patrick Montel est plus à l'aise ici que sur le saut à ski).
Bien sûr, ces deux sports n'ont rien à voir, mais comme ce sont les deux seuls sports collectifs des Jeux d'Hiver, ils partagent tout de même cet article.

Les points forts

  • L'élimination de l'équipe russe de hockey masculin dès les quarts de finale a été l'une des surprises du tournoi blink. Heureusement que l'on a eu le match USA - RUS en phase préliminaire, qui s'est terminé par une incroyable séance à rallonge de tirs au but.
  • Grand chelem pour le Canada (cf. plus bas photo du hockey masculin), qui remporte les deux titres (femmes et hommes) dans les deux sportstongue

Médailles


Comme dit ci-dessus, le Canada remporte les quatre médailles d'or mises en jeu ! Ce n'est néanmoins pas une grosse surprise, puisqu'ils l'avaient presque déjà fait à Vancouver en 2010 (seul le curling féminin leur avait échappé, médaille d'argent).
La Suède et la Grande-Bretagne prennent les autres médailles en curling (1 argent et 1 bronze chacun), alors qu'en hockey, quatre délégations différentes sont représentées.

Hockey
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Canada  Canada2002
2Etats-Unis  Etats-Unis0101
 Suède  Suède0101
4Finlande  Finlande0011
 Suisse  Suisse0011
Curling
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Canada  Canada2002
2Grande-Bretagne  Grande-Bretagne0112
 Suède  Suède0112

Les français


Canada Hockey
Getty Images / Doug Pensinger
Pas qualifiés dans aucune des 4 épreuves… (cela s'est joué de peu pour l'équipe masculine de curling, qui était à Vancouver, mais qui cette fois a été éliminée en barrage final).

Retransmission FranceTV


Il faut absolument séparer les deux sports en terme de retransmission…
  •    Hockey : Très bonne. Franchement assez agréablement surpris par le nombre de fois où on a pu voir des matchs de hockey, y compris d'ailleurs féminin. Il me semblait en avoir vu beaucoup moins il y a 4 ans. Les finales (et même les demi-finales il me semble) ont été diffusées en intégralité, et en plus les commentaires étaient très bon smile

  •    Curling : Nulle. À l'inverse, le curling a non seulement été la discipline la moins diffusée (et de loin) de ces Jeux, mais également l'une des plus mal commentées (impossible en effet de battre Nelson Monfort sur le patinage de vitesse… wink). Claude Eymard a certes appris les règles, et les explique très bien pendant ses quelques minutes de commentaires à chaque fois (la plupart du temps, les dernières pierres d'un match). Malheureusement, il n'a aucune notion de stratégie et ne sait pas vraiment voir si un coup est bien ou mal joué (sauf au visage dépité du joueur). Mais de toute façon, difficile de comprendre un sport en ne diffusant que 10 minutes sur un match qui dure 2 heures… neutral
    Note : il est évident qu'il est impossible de diffuser un match en intégralité pendant les JOs. En revanche, il était parfaitement possible d'en diffuser plus le matin, car les sessions du matin étaient programmées à 6h (heure française), et que France3 prenait l'antenne justement à 6h ou 7h. Et le matin, il n'y avait QUE le ski alpin (qui dure environ 45 minutes) pendant ce temps-là. Mais non, on nous proposait (avant et après le ski alpin) des résumés et des interviews… unsure
Le snowboard (parfois appelé "surf des neiges") partage plusieurs disciplines avec le ski acrobatique, la seule différence étant que les skis sont remplacés par un surf : slopestyle, cross, et half-pipe. En revanche le saut et les bosses sont ici remplacés par les slaloms parallèles (géant et normal).

Organisation


La nouveauté dans ces Jeux de Sochi est l'arrivée du slalom parallèle "simple" (chez les femmes comme chez les hommes), en plus du slalom parallèle géant. Il n'y a pas grand chose à en dire, c'est la même épreuve que le géant, mais avec des écarts plus réduits entre les portes. Cela donne une course plus rythmée que le géant (et aussi un peu plus difficile et aléatoire). C'est une bonne idée. smile

Quant au slopestyle, nouveau aussi comme en ski, j'ai déjà donné mon avis dans le bilan du ski acrobatique : je n'ai pas été conquis…

Les points forts

  • Le ratage de Shaun White en half-pipe. Il avait été l'une de mes deux "images marquantes" des Jeux de Vancouver 2010 (avec Yuna Kim), mais le double champion olympique en titre (2006 et 2010) échoue finalement à la 4ème place… hmm
    Ces Jeux ont débuté pour lui par une erreur de communication, qui a entraîné une polémique dans les médias américains : il a fait une conférence de presse en annonçant que "bien sûr" il participerait au slopestyle (nouvelle discipline) en plus du half-pipe ; mais un quart-d'heure plus tard, un communiqué de la fédération américaine annonçait au contraire qu'il renonçait au half-pipe pour mieux se concentrer sur sa discipline de prédilection afin de défendre son titre. Ensuite, il s'est ouvertement plaint du pipe et des conditions de neige (sur ce point, il n'avait pas tord, mais tout le monde était logé à la même enseigne). Et pour finir, il a raté son premier run, alors qu'il était habitué à gagner justement sur ce premier run ; du coup, il a été obligé de tout donner sur le second run, et ce n'est pas passé, il repart sans médaille.
  • Les deux titres du russe Vic Wild (cf. photo plus bas) qui remporte les deux slaloms parallèles tongue. Une belle performance (d'ailleurs inédite) quand on sait qu'il faut gagner 3 courses en slalom et 4 courses en géant (car cela se joue par éliminations directes).

Médailles


Les Etats-Unis remportent le classement grâce à leurs 3 titres. Il faut souligner que même si le tableau ci-dessous ne comporte que les 10 premières nations, 14 pays ont obtenu une médaille dans ce sport, ce qui est le record de diversité dans ces Jeux de Sochi.

Snowboard
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Etats-Unis  Etats-Unis3025
2Russie  Russie2114
3Suisse  Suisse2103
4Autriche  Autriche1012
 France  France1012
6République Tchèque  République Tchèque1001
7Japon  Japon0213
8Allemagne  Allemagne0112
 Canada  Canada0112
 Slovénie  Slovénie0112

Les français


   Bons : avec 1 titre et une médaille de bronze, le bilan est inférieur à celui du ski acrobatique (1 or, 2 argent, 2 bronze), sport équivalent, mais il faut rappeler que ce bilan du ski acrobatique a été boosté par un triplé sur une seule épreuve.
En half-pipe masculin, les deux français sont arrivés en demi-finale (parmi les 24) mais ont complètement raté leurs deux runs et finissent 16 et 17. Chez les femmes, l'une s'est qualifiée directement en finale, et l'une des deux autres s'est qualifiée lors des demi-finales. Nous avions donc deux françaises en finale (parmi les 12). Les places définitives sont : 7 / 10 / 14.
En snowboard cross, 4 françaises au départ (quarts de finale), 2 en demi-finale (qui malheureusement étaient dans la même manche), et une en finale (médaille de bronze). Chez les hommes, où il y a un tour de plus (huitième de finale), les trois engagés sont arrivés en quarts, deux en demi-finale, et malgré le fait qu'ils étaient opposés l'un à l'autre, ils sont passés tous les deux pour la grande finale (à 6). Ils font premier et 4ème. Excellent résultat. fier

Vic Wild
Afp / Javier Soriano
La situation est moins bonne en ce qui concerne les 6 autres épreuves : aucun engagé en slopestyle (hommes et femmes), et un seul engagé dans les deux slaloms, Sylvain Dufour. En géant, son mauvais temps de qualification l'oblige à rencontrer le futur vainqueur (le fameux Vic Wild) dès les huitièmes de finale. Et en slalom classique, son adversaire à ce même stade de la compétition semble cette fois à sa portée mais il commet une faute sur les deux manches… sad

Retransmission FranceTV


   Moyenne : les deux sports ayant beaucoup d'épreuves identiques, la diffusion du snowboard a été comparable à celle du ski acrobatique. Très bonne sur le snowboard cross (manches complètes), moyenne sur le half-pipe (sans compter une erreur majeure, voir ci-après), et assez mauvaise sur le slopestyle. Quant aux slaloms parallèles, ils ont plutôt été bien diffusés (mieux chez les hommes que chez les femmes, puisqu'il n'y avait pas de française au départ), avec un consultant de qualité (Mathieu Bozzeto, médaillé à Vancouver). Comme pour le cross, ces épreuves sont à élimination directe et les manches s'enchaînent en alternant hommes et femmes, ce qui facilite la diffusion pour les télévisions.

Néanmoins, il faut tout de même signaler une grosse erreur lors de la finale de half-pipe masculin. Pendant toute la journée, FranceTv n'a pas arrêté de rabâcher que ce serait l'un des grands moments de ces Jeux, misant sur une performance de Shaun White. La compétition commence, qualifications puis demi-finales, on nous montre quelques runs, dont évidemment les français, qui sont tous les deux éliminés en demi-finale. Bon, jusque là rien d'anormal wink. La finale se dispute à 12 et en deux manches. Sur la première manche, Shaun White rate son run (il est alors avant-dernier), alors que le suisse Iouri Podladtchikov se classe 3ème. Au même moment, il y a du saut à ski, et FranceTv décide de zapper quelques minutes. Puis, alors que la deuxième manche de la finale a déjà commencé, on a droit à une interview de Martin Fourcade en plateau unsure !
Résultat : lorsqu'ils reviennent enfin au half-pipe, il reste certes 5 ou 6 concurrents (dont Shawn White), mais C'EST TROP TARD ! Le suisse a déjà passé un run de 94.75 points (sur 100 possibles), et FranceTv a donc loupé la médaille d'or de cette finale pourtant "très attendue" ! Incompréhensible… blink
Les deux sports peuvent être regroupés dans le même article, car il s'agit avant tout de vitesse sur glace, mais ils n'ont pas lieu dans la même patinoire.
Ils contiennent beaucoup d'épreuves : 12 pour le patinage de vitesse (ce qui est le maximum pour un seul sport, à égalité avec le ski de fond) et 8 pour le short-track.

Organisation


Ireen Wüst
Afp
Les épreuves de patinage de vitesse sont organisées dans un ordre cohérent de distances : le demi-fond pour commencer, puis le sprint, en augmentant ensuite la distance course par course pour arriver sur la distance la plus longue, et en terminant par la course par équipe. Le tout en alternant entre compétition masculine et féminine. Bref, c'est très biensmile

En revanche, le short-track semble être organisé n'importe comment blink !! On a le plus souvent 3 distances différentes le même jour, voire même des relais placés entre deux courses individuelles… Les sessions (pour peu que l'on veuille les regarder sur le channel international, car sur FranceTv c'est le service minimum…) sont donc extrêmement difficiles à suivre, on sait rarement où on en est dans les épreuves. sad

Les points forts

  • La performance globale exceptionnelle des Pays-Bas en patinage de vitesse. C'est en fait LA PERF de ces Jeux, toutes disciplines confondues, car JAMAIS une nation n'avait autant dominé un sport aux Jeux Olympiques (record LARGEMENT battu).
    • 23 médailles blink (en 12 épreuves, soit un total de 36 médailles distribuées : 64 %). C'est plus du triple des Jeux de 2010 (7), et plus du double de leur record établi en 1998 (11 dont 5 titres). Cela représente aussi la quasi-totalité de leurs médailles obtenues à Sochi (une médaille de bronze supplémentaire en short-track). Rappelons que les Pays-Bas terminent finalement à la 5ème place du classement général des médailles, et ce donc avec un seul sportlol
    • 8 médailles d'or (67 % des titres). 5/6 chez les hommes, 3/6 chez les femmes. À noter que le grand chelem chez les hommes est raté de très peu, puisque la course du 1500 m est perdue face au polonais pour seulement 3 MILLIÈMES de seconde (sur 1'45" de course… roll).
    • Si la France a encensé son triplé en ski cross, que dire des 4 triplés des Pays-Bas en patinage de vitesse tongue !! 3 chez les hommes, 1 chez les femmes.
    • Individuellement, la reine de ces Jeux est Ireen Wüst (cf. photo de droite ci-dessus), qui a obtenu 5 médailles (2 or, 3 argent). Cela se rajoute à ses deux médailles à Turin et celle de Vancouver, soit un total de 8 médailles, dont 4 titres olympiques. Elle est de loin l'athlète la plus profilique des Pays-Bas aux Jeux Olympiques.
  • Du côté du short-track, la star des Jeux s'appelle Viktor Ahn (cf. photo de gauche ci-dessous), qui a remporté 4 médailles dont 3 en or (plus une en bronze). Il ré-itère donc exactement (3 or, 1 bronze) sa performance de 2006 à Turin (il n'était pas présent à Vancouver). Cependant, il s'appelait à l'époque Ahn Hyun-soo et concourait pour la Corée du Sud, alors que désormais il est citoyen russe.
    Ses 6 titres olympiques le placent dejà troisième au classement historique : devant lui ne figurent plus que Björn Daehlie et Ole Einar Bjoerndalen, avec huit.

Médailles


On l'a vu ci-dessus, les Pays-Bas n'ont laissé que des miettes aux autres nations wink2. Derrière leurs 23 médailles, la meilleure nation est la Pologne avec seulement 3 médailles…
En short-track, la Russie réussit à prendre la tête grâce à la nationalisation de Ahn, qui apporte à lui seul 4 des cinq médailles du pays. Et du coup, la Corée du Sud, plutôt habituée à la première place, chute à la troisième.

Patinage de Vitesse
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Pays-Bas  Pays-Bas87823
2Pologne  Pologne1113
3Corée du Sud  Corée du Sud1102
 République Tchèque  République Tchèque1102
5Chine  Chine1001
6Russie  Russie0123
7Canada  Canada0112
Short-Track
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie3115
2Chine  Chine2316
3Corée du Sud  Corée du Sud2125
4Canada  Canada1113
5Italie  Italie0123
6Etats-Unis  Etats-Unis0101
7Pays-Bas  Pays-Bas0011

Les français


   Inexistants : en short-track, seulement 2 places de finalistes (1 homme et 1 femme), et encore, il s'agissait que de la "petite finale" (sans médaille en jeu). Avec finalement une 8ème et une 10ème place. Sinon, rien… À part des éliminations parfois dès les quarts de finale. neutral
Quant au patinage de vitesse, la situation se répète malheureusement d'olympiade en olympiade (et je continue donc de l'écrire hmm…). Sans lieu correct pour s'entraîner (il n'existe aucun anneau de vitesse en France) et sans soutien de leur fédération, les athlètes qui réussissent à se qualifier pour représenter la France aux Jeux sont déjà des héros. Cette année, on a ainsi participé à 3 courses (sur les 12 organisées). Et les résultats sont bien sûr assez anecdotiques : Ewen Fernandez a pris la 18ème place du 5000 m, Benjamin Macé la 29ème du 1000 m, et accompagnés d'Alexis Contin, ils ont pu participer à la course par équipe. Mais dans cette dernière, ils ont immédiatement débuté par un match contre les Pays-Bas, inutile donc de vous préciser le résultat… wink

Viktor Ahn
Afp / Jung Yeon-Je
Ces résultats sont moins bons que ceux de 2010, où Alexis Contin avait fait une place de 4 et une de 6, mais l'important c'est qu'il n'y a toujours pas de véritable équipe de France en vitesse (et le nombre de compétiteurs en short-track est également en baisse). Tout cela est principalement de la faute de la fédération des sports de glace (FFSG), qui n'a toujours pas changé, et continue à tout miser sur le patinage artistique, délaissant la vitesse, le short-track, le bobsleigh, la luge… (sans même parler du hockey qui a carrément décidé de faire scission). Et je ne suis pas le seul à le dire, d'après Benjamin Macé lui-même : "Il n’y a personne au monde que je déteste plus que les dirigeants de notre fédération. Ils nous ont pourris la vie pendant trois ans. C’est malheureux à dire, mais c’est comme ça" (lire l'article sur l'Equipe).
Pour la 4ème olympiade de suite, la France n'obtient AUCUNE médaille sur glace (la dernière date de 1998 en patinage artistique)… blink

Retransmission FranceTV


  NULLE : ce sont DE LOIN les deux disciplines à la fois les PLUS MAL DIFFUSÉES et les PLUS MAL COMMENTÉES !! yikes sad
Et pour être honnête, ce sont aussi les seules où on peut vraiment reprocher à FranceTv d'être en-dessous de tout (dans les autres sports, il y a certes des problèmes, mais globalement cela reste acceptable).
Du côté de la diffusion, on n'a le droit, sur les deux sports, qu'à des "petits bouts" de compétition, ce qui n'a strictement aucun intérêt. Bon, il est assez logique de ne pas diffuser en intégralité les 8 paires d'une course de 1500 m, mais il serait beaucoup plus intéressant de les enregistrer et de monter un résumé, diffusé ensuite en différé. Au moins, on pourrait "suivre" la compétition. Là c'est n'importe quoi, on voit des paires au hasard, selon les trous sur le planning. neutral
Quant aux commentaires, c'est exactement le même problème qu'il y a quatre ans : Nelson Monforthmm Il n'y connait absolument RIEN, et se sert des quelques minutes de direct qu'on lui octroie pour asséner des commentaires dithyrambiques qui n'ont rien à voir avec ce qui se passe à l'écran. Lorsqu'on lui adjoint Philippe Candeloro sur le short-track pour ne pas le laisser "en roue libre", cela semble se calmer un temps, mais on retrouve vite les jeux de mots pourris, irrespectueux envers les athlètes.
PS : et qu'il arrête de dire que les français n'ont "pas de chance" en short-track, ce n'est pas vrai. 80% des chutes sont dues au patineur lui-même, et quand ce n'est pas le cas (acrochage), il y a repêchage.
Ces deux sports partagent évidemment le tremplin de saut à ski, mais également une autre caractéristique… (voir paragraphe suivant).

Organisation


Ces sports sont les seuls restants aux Jeux d'hiver à ne PAS respecter la parité hommes-femmes blink dans les épreuves (pour être précis, il manque également une épreuve féminine supplémentaire en bobsleigh). En effet, il n'y a aucune épreuve féminine en combiné nordique (pour 3 épreuves masculines), et une seule épreuve féminine en saut à ski (pour 3 épreuves masculines aussi), cette dernière étant toute nouvelle à Sochi.

L'arrivée d'une épreuve féminine de saut à ski (pour l'instant uniquement au petit tremplin) devrait logiquement ouvrir la voie au combiné nordique, à condition évidemment que de nouvelles athlètes se révèlent dans le futur pour cette nouvelle discipline wink.

Les points forts

  • La contre-performance du porte-drapeau de la délégation française, Jason Lamy-Chappuis, en combiné nordique sad (voir détails plus bas dans le paragraphe sur les français). En revanche, son principal adversaire, l'allemand Eric Frenzel, a obtenu deux médailles (1 en individuel, 1 par équipe), et confirme qu'il sera dangereux pour les années à venir.
  • Le magnifique doublé de Kamil Stoch (POL) en saut à ski (cf. photo plus bas), qui remporte les deux compétitions individuelles (petit et grand tremplin) roll. Il est le troisième à réaliser cette performance (Nykaenen en 1988 et Ammann, par deux fois fois en 2002 et 2010)
  • Simon Ammann, justement : double tenant du titre et légende de la discipline, le Suisse n'a jamais été dans le coup pour défendre ses couronnes lors de ses derniers Jeux. Seulement 17ème sur le petit tremplin et 23ème sur le grand neutral.
  • Soulignons enfin la médaille d'argent obtenue par le japonais Noriaki Kasai en grand tremplin, à 41 ans fier, et 20 ans après sa médaille d'argent obtenue par équipe à Lillehammer (record olympique égalé pour le plus grand écart)…

Médailles


En combiné nordique, la Norvège remporte 4 médailles (dont 2 titres sur trois).
En sauk à ski, la Pologne et l'Allemagne se partagent les 4 titres en jeu.

Combiné Nordique
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Norvège  Norvège2114
2Allemagne  Allemagne1113
3Japon  Japon0101
4Autriche  Autriche0011
Saut à Ski
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Allemagne  Allemagne2002
 Pologne  Pologne2002
3Autriche  Autriche0202
4Japon  Japon0112
 Slovénie  Slovénie0112
6France  France0011
 Norvège  Norvège0011

Les français


Kamil Stoch
Getty Images
  Mauvais : certes, il y a la médaille de bronze obtenue dans la nouvelle discipline de saut féminin, mais elle faisait partie des vraies chances françaises, ce n'est donc pas une surprise, juste une confirmation. Et derrière, le constat est amerhmm

En combiné nordique petit tremplin, les places françaises sont respectivement 17 / 24 / 28 / 35, cette dernière étant celle de Lamy-Chappuis. Il font à peine mieux sur le grand tremplin, même si Jason est remonté à la 7ème place : 7 / 13 / 21 / 27. Enfin, ils terminent certes 4ème en relais par équipe, mais à plus d'une minute des trois premiers (et dans une course à seulement 9 équipes). Le combiné nordique était pourtant une discipline attendue pour les médailles… neutral
En saut à ski féminin, on a donc la médaille de Coline Mattel, mais les deux autres françaises sont 19 et 20. Et côté masculin, le seul français engagé a fini le premier 40ème sur petit tremplin et 36ème sur grand tremplin, ce qui ne lui a pas permis de participer à la finale (on ne garde que les 30 premiers).

Retransmission FranceTV


   Très Mauvaise : c'est surtout le cas pour tout ce qui se passe sur les tremplins (donc toute la discipline de saut, et la partie saut du combiné nordique). Aucun concours n'a été diffusé en intégralité (ou au moins 20 concurrents sur 30), pourtant ils ne durent pas si longtemps. C'était tout simplement impossible de suivre les compétitions, d'autant que la réalisation ne proposait pas assez d'actualisation des classements intermédiaires (c'est une constante de l'organisation dans ces Jeux). D'autre part, les commentaires de Patrick Montel étaient particulièrement énervantsyikes
La partie "ski de fond" des 3 épreuves de combiné nordique a en revanche été bien diffusé (pas totalement en intégralité, mais presque), cependant on avait toujours Montel aux commentaires…
Ce sport rassemble des disciplines qui sont pourtant (au moins visiblement, pour les spectateurs) assez éloignées les unes des autres.

Alexandre Bilodeau
Reuters / Lucas Jackson
On a ainsi : les bosses, le slopestyle (nouveau cette année), le saut acrobatique, le ski half-pipe (également nouveau cette année) et le ski cross. Chaque discipline étant représentée en parité chez les hommes et les femmes, cela donne donc 10 épreuves au total.

Organisation, réalisation


En ce qui concerne les nouvelles disciplines, je suis déçu par le slopestyle (autant chez les hommes que chez les femmes). On nous annonçait du grand spectacle, mais j'ai trouvé cela assez moyen, avec surtout beaucoup de chutes neutral. En revanche, très content de l'arrivée du ski en half-pipe, qui est encore plus impressionnant wink2 que le snowboard sur ce même half-pipe.

Malheureusement, cette année le pipe lui-même et les conditions météo n'ont pas permis aux athlètes de s'exprimer au maximum de leur capacité. Cela a été le seul point noir dans ce sport sad. Les organisateurs ont été obligé de revoir les parois du pipe en toute dernière minute, et même avec cela, la qualité médiocre de la neige a inhibé beaucoup de compétiteurs (on a néanmoins vu une belle compétition pour les meilleurs, autant chez les femmes que chez les hommes).

Notons enfin que la réalisation a été exceptionnellement bonne smile sur l'ensemble des disciplines du ski acrobatique, avec beaucoup de caméras très mobiles, et de très bons et nombreux ralentis des différents sauts et figures.

Les points forts

  • Le triplé français en ski cross masculin (cf. photo de gauche ci-dessous), une performance inédite pour la France aux Jeux d'Hiver (et grosso-modo aux Jeux tout court, car s'il y a eu de nombreux triplés au Jeux d'Eté, c'était à une autre époque, le dernier étant en 1924… unsure).
  • Le doublé or-argent des deux sœurs Dufour-Lapointe (Justine et Chloé) en bosses dames. Et le parcours sans faute du canadien Alexandre Bilodeau en bosses hommes (cf. photo de droite ci-dessus), qui conserve son titre acquis à Vancouver.

Médailles


Chaque discipline semble avoir ses "spécialistes"

- ainsi, en bosses le Canada prend les deux médailles d'or ainsi que les deux d'argent, domination complète.
- par contre, en slopestyle ce sont les américains qui remportent 4 médailles sur 6, dont un triplé chez les hommes. Les deux médailles restantes sont pour le Canada.
- en saut, les podiums femmes et hommes comportent les mêmes trois nations, le Bélarus gagnant l'or à chaque fois, la Chine et l'Australie se partageant chacune 1 argent et 1 bronze.
- le ski half-pipe est remporté à chaque fois par les Etats-Unis, et la France prend une médaille à chaque fois (1 argent, 1 bronze).
- enfin le ski cross comporte donc le triplé français chez les hommes et un doublé canadien chez les femmes.
=> globalement, le Canada domine ce sport devant les Etats-Unis, et la France prend la 4ème place (battue par le Bélarus à cause de leurs deux médailles d'or).

Ski Acrobatique
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Canada  Canada4419
2Etats-Unis  Etats-Unis3227
3Bélarus  Bélarus2002
4France  France1225
5Australie  Australie0112
 Chine  Chine0112
7Japon  Japon0011
 Russie  Russie0011
 Suède  Suède0011

Les français


   EXCELLENTS : bon, le triplé du ski cross masculin y fait beaucoup wink2, mais il faut néanmoins souligner une nouvelle fois cette performance historique . Au final, la France obtient 5 médailles, soit un tiers du total général dans ce seul sport. C'est mieux qu'au biathlon (seulement 4 médailles) fier !

Triplé France Ski Cross
Panoramic
Mais ce n'est pas tout, car au-delà des médailles, et à la différence d'autres sports où la France ne fait que de la figuration dans les profondeurs du classement, plusieurs français ou françaises ont obtenu d'excellentes places d'honneur. La meilleure d'entre elle est à mettre au crédit de Ophélie David smile. À 37 ans, c'est l'une des doyennes de la délégation française et elle s'est pourtant qualifiée pour la grande finale à quatre de ski cross féminin. Cette 4ème place est donc déjà une très bonne performance.
En bosses hommes, Benjamin Cavet se place 8ème, et Jonas Devouassaux termine 10ème en ski cross masculin (éliminé en quart de finale par deux des trois français qui finiront sur le podium… hmm). En half-pipe masculin, nous avions 3 représentants (sur quatre engagés) qualifiés pour la finale à 12 (dont notre future médaille de bronze), et côté féminin, en plus de notre médaillée d'argent, Anais Caradeus était également qualifiée pour la finale, qu'elle n'a pas pu disputer à cause d'une blessure lors des qualifications. Enfin, soulignons la bonne 14ème place obtenue par la benjamine de l'équipe de France, Perrine Laffont, 15 ans, au ski de bosse dames.
Pour trouver une déception dans le clan français, il faut regarder du côté du slopestyle (3 hommes engagés, 0 qualifié ; pas de femme engagée) et du saut acrobatique (aucun représentant dans chacune des disciplines blink).

Retransmission FranceTV


   Moyenne : en fait, cela dépend des compétitions (et des horaires). Le ski cross est très bien diffusé, car cela se déroule le matin, et surtout, même si on ne voit pas toutes les qualifications ce n'est pas grave. Et à partir des huitièmes de finale (là où cela devient éliminatoire), les manches s'enchaînent sans discontinuer jusqu'à la finale, du coup FranceTv peut nous proposer l'ensemble de l'épreuve smile. Et comme les français ont bien marché, cela a arrangé les choses rigole !
En half-pipe, c'était déjà plus délicat, car disputé en soirée, mais on n'a pas eu les pbms rencontrés sur ce même pipe en snowboard (voir un futur bilan). Quelques runs ont été loupés. Les bosses ont subi quelques "trous" également, et ont eu le désavantage d'être situées en début de quinzaine, où il y avait beaucoup de choses à voir et le dispositif pas tout à fait rôdé.
En revanche, le slopestyle, et surtout le saut acrobatique où il n'y avait aucun français d'engagé, ont été mal diffusés. On a surtout vu des bouts des qualifications, donc des mauvais concurrents, et les finales sont plus ou moins passées à l'as… sad
Notons enfin que les commentaires, forcément très techniques pour les figures, étaient très bons (grâce au consultant Edgar Grospiron).
Je regroupe ces trois sports car ils partagent le même site de compétition (et donc concrètement la même piste).

Organisation, réalisation


Je l'avais oublié, mais l'organisation de ces compétitions est particulièrement mauvaise.
En effet, elles se déroulent sur 4 manches CUMULATIVES. C'est à dire que l'on ajoute le temps de chaque manche pour obtenir le classement final.
Cela a pour effet de rendre la compétition peu intéressante pour les télés : en effet, lors de la dernière manche, celle qui fournit les médailles et qui est donc privilégiée par les télés, il n'y a EN FAIT que peu de suspense (en général), car les écarts ont DÉJÀ ÉTÉ FAITS lors des manches précédentes neutral.
Contrairement au slalom en ski alpin, où on peut reprendre plus d'une seconde entre la manche 1 et la manche 2, il est IMPOSSIBLE ici de reprendre plus de 2 ou 3 dizièmes de secondes sur une manche. Du coup, les leaders après 2 manches le restent (le plus souvent) lors de la 3ème manche, et la 4ème n'est qu'une formalité.
Alexander Zubkov
Reuters
Bon, il y a des exceptions, et on a vu une fois sur ces Jeux une médaille échappée lors de la 4ème manche (je ne me souviens plus de quelle épreuve). Mais cela reste un cas isolé et rare. Les écarts étant au centième de seconde, il est évident qu'après trois manches ils deviennent des dizièmes impossibles à remonter sur la manche finale.
=> Cela serait beaucoup plus intéressant si on ne conservait que le meilleur score des 3 premières manches, qui serait alors cumulé avec la 4ème. Cela rendrait les épreuves déjà plus indécises.

En ce qui concerne la réalisation officielle, je ne comprends pas pourquoi on n'utilise pas (au niveau des indications à l'écran) le même système que le slalom en ski alpin, qui est également une compétition avec ajout cumulatif de manches. En particulier pour l'affichage du "temps d'avance au départ", qui est présent en slalom, MAIS ABSENT sur ces disciplines de glace hmm. On a ici un premier temps intermédiaire qui inclut la phase de poussée initiale. Or, ce temps de poussée est PRIMORDIAL, donc le "diluer" dans le temps global est dommage.
=> Je pense que comme au slalom on devrait avoir une indication à l'écran du "temps d'avance au départ" (avant la poussée), et que ce temps devrait rester affiché sur tous les temps intermédiaires. Car actuellement, on ne peut PAS savoir si on a "gagné" ou "perdu" du temps sur la manche. sad

Les points forts

  • Le doublé de Alexander Zubkov (RUS), qui remporte (avec ses coéquipiers) le bob à deux et le bob à quatre (cf. photo ci-dessus).
  • La nouvelle discipline de relais en luge : cela faisait sourire lors de l'annonce de cette nouveauté, on se demandait ce qu'il en était vraiment. Finalement, c'est assez marrant wink2, le compétiteur doit se relever en fin de parcours pour taper une cible, ce qui lance son coéquipier. Et les équipes sont composées de chaque discipline (femme, homme et double).
  • Le carton plein pour l'Allemagne en luge, qui remporte tous les titres.

Médailles


En bobsleigh, 2 titres (sur trois) pour la Russie, 4 médailles pour les Etats-Unis (1 argent, 3 bronze).
En luge, 4 titres (sur quatre) pour l'Allemagne, plus une médaille d'argent.
=> si l'on combine les trois disciplines, on obtient 5 médailles pour l'Allemagne (dont les 4 titres en luge), 6 médailles pour la Russie (dont 3 titres), et un total de 7 médailles pour les Etats-Unis, mais aucune en or. Notons la performance de la Lettonie avec 4 médailles au total.

Bobsleigh
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie2002
2Canada  Canada1001
3Etats-Unis  Etats-Unis0134
4Lettonie  Lettonie0101
 Suisse  Suisse0101
Luge
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Allemagne  Allemagne4105
2Russie  Russie0202
3Autriche  Autriche0101
4Lettonie  Lettonie0022
5Etats-Unis  Etats-Unis0011
 Italie  Italie0011
Skeleton
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie1012
2Grande-Bretagne  Grande-Bretagne1001
3Etats-Unis  Etats-Unis0112
4Lettonie  Lettonie0101

Les français


   Quasi-Nuls : aucun(e) aligné(e) en skeleton, et seulement une française en luge (qui finit 27ème sur 31). Quant au bobsleigh, on peut au moins se satisfaire d'avoir placé un équipage en manche finale sur chacune des deux compétitions masculines (pas de femmes engagées). On ne garde en effet que les 20 premiers pour la manche 4 (sur 30 engagés). C'est donc le cas en bob à deux (qui termine finalement 20ème), et en bob à quatre, qui se place 17ème (alors que l'autre équipage termine 23ème en manche 3).
=> bon, à la décharge des français, on peut rappeler qu'ils ne disposent de pratiquement aucun crédit, étant même obligés de louer leur équipement… roll

Retransmission FranceTV


   Très mauvaise : on n'a pu voir que des petits bouts de chaque épreuve, genre les trois ou quatre premiers, et souvent sans intérêt à cause du mode de compétition (voir ci-dessus paragraphe Organisation). Seule les deux dernières manches du bob à quatre ont été bien diffusées, car c'était le dernier jour et il n'y avait plus rien d'autre à diffuser wink.
Notons que les commentateurs étaient ok, mais n'étaient pas aidés par la réalisation officielle (absence d'informations supplémentaires à l'écran, voir ci-dessus).
Si le duel a tourné court chez les hommes, la compétition féminine a tenu ses promesses (3 athlètes en moins de 8 dixièmes après le programme court, ce qui n'est rien).

Organisation


Un petit point sur la nouvelle discipline présente pour la première fois dans ces Jeux de Sochi : la compétition par équipe.
  • D'une part, si l'idée semble bonne sur le papier (rappel : chaque pays choisit un homme, une femme, un couple "normal" et un couple "danse", et on additionne les points de chacune des disciplines pour le total par équipe), elle ne me semble pas apporter grand chose au final
  • D'autre part, si on l'organise, je trouve ridicule blink de la mettre en début de quinzaine, soit AVANT les compétitions "normales". En effet, les patineurs n'ayant évidemment qu'un seul programme préparé, cela "gâche la surprise" pour les compétitions normales à venir. Et en plus, cela constitue une sorte d'entrainement grandeur réelle pour les patineurs choisis (alors que les autres n'y ont pas droit, en particulier les pays qui sont trop faibles pour participer au par équipe). Il faudrait donc mettre cette compétition par équipe APRÈS les autres.

Les points forts

  • Le programme court du japonais Huzuru Hanyu (cf. photo de gauche ci-dessous) restera dans l'histoire… Ses 101.45 points constituent un record (le premier à passer les 100 points avec le nouveau système de notation établi après les JOs de 2002). C'est inconstablement l'une des images marquantes de ces JOs… fier
  • La performance exceptionnelle de la jeune Yulia Lipnitskaya (15 ans, cf. photo de droite ci-dessous) lors de la compétition par équipe a tellement enflammé les médias qu'elle s'est vue propulsée au rang d'idôle en Russie en quelques minutes. Mais cela lui a desservi, puisqu'elle n'a pu gérer la pression en individuel (court et libre). Elle termine finalement 5ème de l'individuel (après avoir obtenu l'or par équipe, nouvelle compétition aux JOs).
  • Yuna Kim, qui avait été l'une de mes images marquantes à Vancouver, échoue finalement à la seconde place et ne conserve donc pas son titre, remporté par la russe Adelina Sotnikova.
  • Notons également le forfait de la star Evgeny Plyushchenko pour la compétition individuelle, qui aprés avoir lui aussi contribué à la médaille d'or par équipe, a du renoncer pour blessure à la dernière minute. C'est aussi une image forte, car voir un forfait en direct au moment de l'engagement sur la piste est rare, voire inédit.

Médailles


Yuzuru Hanyu
Afp / Yuri Kadobnov
La Russie s'adjuge 3 des 5 médailles d'or. Plus 1 médaille d'argent et 1 médaille de bronze. Soit 5/15. Le Canada fait fort également : 3 médailles d'argent sur 5 épreuves.

Ajout : et ARRÊTEZ DE CRÉER DES POLÉMIQUES !! sad C'est facile de critiquer les juges, SAUF que maintenant on a les notes DÉTAILLÉES… Donc, moi je veux bien que des techniciens nous montrent, figure par figure, score par score, en quoi la russe a été avantagée. Et bien sûr, ils ne le feront pas (car cela n'est PAS le cas)…
Ensuite, sur la partie artistique "pur", là aussi les scores sont détaillés, et je veux bien entendre des arguments…
=> Le problème, c'est que des arguments on n'en ENTEND PAS… On critique les juges "par habitude", mais JAMAIS on avance le moindre argument contre eux. Pourtant c'est facile, par exemple : le "3Lz+3T" a été jugé "1.60" contre "1.00", ok : je veux bien entendre des arguments techniques pour ces 0.6 points. Et c'est la même chose pour TOUS les éléments techniques… Si vous voulez critiquer, SOYEZ PRÉCIS ! tongue
Sur la partie artistique, c'est évidemment plus diffus, mais il y a ÉGALEMENT des scores détaillés (dont on peut discuter point par point). Et de toute façon, ce n'est pas le pbm ici, puisque Sotnikova et Kim n'ont qu'un écart de 0.09 points sur cette composante…
=> Bref, @journalistes/médias : faites votre métier sérieusement, arrêtez de diffuser "bêtement" le buzz… hmm

Patinage Artistique
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie3115
2Etats-Unis  Etats-Unis1012
3Japon  Japon1001
4Canada  Canada0303
5Corée du Sud  Corée du Sud0101
6Allemagne  Allemagne0011
 Italie  Italie0011
 Kazakhstan  Kazakhstan0011

Les français

  • Bonne sortie sur la danse : Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat terminent leur carrière sur une excellente 4ème place, et même s'ils pouvaient espérer mieux, c'est déjà un bon résultat.
  • Déception en individuel homme : Brian Joubert termine sa carrière très moyennement (13ème), et Florent Amodio RATE complètement ses Jeux.
  • En individuel femme, Mae Berenice Meite s'en sort avec les honneurs et une 10ème place, mais l'écart avec les meilleures est évident…
=> la plupart des athlètes ci-dessus prennent leur retraite. Or, il semble que la relève n'est pas assurée. Quand on sait que la grande majorité des crédits est donné au patinage artistique (aux dépens des autres sports de glace), on peut se poser quelques questions sur la gestion de ce faible pactole… Ne faudrait-il pas re-distribuer un peu plus aux autres disciplines de glace ?

Retransmission FranceTV


   Très bonne (avant la dernière épreuve) : le trio de commentateurs est bien établi depuis plusieurs années, et ça marche bien (malgré les critiques habituelles, comme à chaque compétition de patinage artistique diffusée sur le service public).
On peut néanmoins leur reprocher d'avoir "loupé la médaille d'or" en individuel femme. C'est la faute du réalisateur… Il a préféré "zapper" sur le ski acrobatique parce qu'il y avait "une chance de médaille française". Qu'il y a eu. MAIS :

Yulia Lipnitskaya
Afp / Damien Meyer
  • d'une part, au moment où le zapping a eu lieu, la médaille était DÉJÀ ASSURÉE. Et même l'animateur en plateau a été surpris lorsque le consultant a annoncé (AVANT le passage de la française) "on l'a déjà la médaille…". Ben oui, il fallait voir la concurrente précédente… wink2
  • d'autre part, il est plus que probable que les téléspectateurs (qui, à cette heure là, ne sont pas forcément "sportifs") aient été tout autant surpris, non seulement par le zapping mais également sur le déroulement de l'épreuve de ski acrobatique. Car franchement, PERSONNE ne pouvait comprendre POURQUOI la française avait sa médaille autour du cou avant même de s'élancer… blink
=> @FranceTV : il y a quelque chose qui s'appelle le "différé"… De temps en temps, il y a deux évènements majeurs en même temps. Ok. Mais dans ce cas, on CHOISIT l'un et on y RESTE !!!
Vouloir faire du "direct" sur 2 compétitions en même temps (quand il s'agit de finales) est ILLUSOIRE. Le résultat est classique : vous avez loupé la finale de ski acrobatique (la tension sur la française, qui attendait chaque concurrente, puisqu'elle était à la seconde place au début de cette finale), et vous avez loupé la finale du patinage artistique en ratant le passage de l'UNE DES TROIS PREMIÈRES au classement du programme court… Faute professionnelle pour moi (et la diffusion en différé du programme finalement titré n'y change rien, vous avez merdé une fois de plus…).

Note : on voit bien où sont les responsabilités ici. Les commentateurs et consultants ne sont pas en cause. D'ailleurs, on a bien senti la fureur contenue de Nelson Monfort lorsqu'il a répété "ce programme HORS ANTENNE…". Et je le comprends. Franchement, c'est le dernier groupe (les 6 meilleures), et une finale Olympique… On n'interrompt PAS. On enregistre L'ENSEMBLE de la finale de ski acrobatique et on la diffuse après en INTÉGRALITÉ (et pas juste le passage de la française, ce qui permettrait de comprendre le déroulement de cette compétition en deux manches).
Une semaine de compétition, c'est donc l'occasion de faire un premier point sur ces JO d'hiver Sochi 2014

Organisation


On a beaucoup parlé des problèmes de construction au début de ces JOs (hôtels pas finis, etc…). On en parle moins maintenant, les problèmes majeurs ont été résolus. Et le plus important, c'est que les sites olympiques eux-mêmes étaient TOUS finis à temps.

Cérémonie JO Sochi 2014
On a également pu critiqué la cérémonie d'ouverture (cf. photos sur l'ensemble de l'article), qui n'était pas exceptionnelle, surtout la fin, l'allumage de la flamme (qui est le point culminant) étant particulièrement "quelconque".
Note : les commentaires français étaient TRÈS MAUVAIS… Pour une telle cérémonie, on doit juste présenter et expliquer le "tableau" en cours.
PUIS SE TAIRE ! hmm Au lieu de cela, on a eu droit à un déluge de paroles, qui a tué la moindre émotion en direct. Ce n'est pas la première fois : cela arrive à chaque olympiade depuis longtemps… La faute principale est de la part de Daniel Bilalian : non seulement il est responsable (directeur des sports), mais en plus il "se choisit lui-même" comme commentateur (dans la pure tradition soviétique, ce qui en l'occurence peut faire sourire ; je ne pense pas qu'il y ait une seule autre chaîne de télévision publique au monde qui fasse encore cela hmm), alors que tout le monde lui dit (sur tweeter, sur facebook, et dans les blogs) qu'il EST MAUVAIS.

Cérémonie JO Sochi 2014
Reuters / David Gray
Mais cela ne l'affecte pas, il S'OBSTINE à vouloir faire un métier qui n'est pas le sien… sad
PS : l'image est sans doute un peu exagérée, mais c'est VRAIMENT ce qui se voit à l'antenne. FranceTv est une chaîne "bolchévique". Le directeur s'élit lui-même et choisit les "têtes d'affiche" au sein du 'polit buro' : Chamoulaud, Holtz, Luyatneutral
Bravo à Céline Géraud pour s'intégrer à cette liste, et son animation du matin est de loin la meilleure des quatre (même si elle n'est pas exempte de grosses bourdes, mais c'est toujours mieux que les jeux de mots pourris de Gérard Holtz ou l'indifférence de Laurent Luyat…).
=> Sachant que ces animateurs n'ont qu'à "passer les plats" (et la pub), ce serait plus logique de lancer des jeunes. Mais non. FranceTv continue de nous sortir des "dinosaures" à chaque olympiade (peut-être pour justifier leurs salaires…)… sad

Il existe 2 points "critiquables" sur l'organisation :
  • La réalisation : elle est EXCELLENTE sur la majorité des épreuves (sur les épreuves de ski alpin, c'est notablement bon). Mais elle a un VRAI problème sur toutes les compétitions "avec départ décalé". Dans ces épreuves, il FAUT mettre régulièrement à l'écran le classement global (après 2 km, après le premier tir, etc…), sinon on ne "voit pas" la course. Or, ce n'est pas fait… (à la différence des réalisations sur les épreuves de coupe du monde).
    => Résultat : les compétitions de "Sprint biathlon", "Individuel Biathlon" ou "Ski de fond individuel" sont très mal réalisées. En Coupe du Monde (la saison régulière), on a ces classements intermédiaires réguliers, ce qui aide à suivre la course. Et aide également les commentateurs (encore que EUX ont les écarts sur l'ordinateur, ils n'ont donc pas d'excuse…).
  • La neige et la météo : comme prévu, il fait "super chaud" à Sochi, ce qui pose un problème pour les disciplines de neige (les disciplines de glace étant disputées sous des enceintes couvertes ou semi-couvertes, donc réfrigérées, elles ne sont pas concernées par ce pbm).
    Pour l'instant, les russes s'en sont sortis, mais ils ont déjà utilisé l'ensemble de leur stock de neige "en réserve". La deuxième semaine va être délicate… blink (et n'oublions pas les Jeux Paralympiques, qui se disputent deux semaines plus tard, en mars).
    Bien sûr, on ne peut pas "accuser" la Russie, qui n'est pas responsable de la météo. En revanche, on pourra accuser le CIO, qui a donné les Jeux à un site qui n'est visiblement pas prévu pour cela (ou alors, il aurait fallu reculer les Jeux en décembre, de même que l'on va certainement décaler la Coupe du Monde de Football en 2022).
Cérémonie JO Sochi 2014
Reuters / Grigory Dukor
PS : il y a aussi eu des critiques sur la sécurité. Celle-ci est jugée "excessive", certains journalistes allant jusqu'à dire qu'il y a "un soldat pour chaque spectateur". C'est bien sûr exagéré, et de toute façon je ne partage pas leur avis (mais il est vrai que je ne suis pas sur place). Il est normal (imo) que les russes veuillent assurer la sécurité. Encore une fois (voir plus haut sur la météo), si on doit adresser des critiques, c'est au CIO, qui a choisi de donner les Jeux à une zone "critique" (car oui, la zone n'est pas la plus pacifiée de la République de Russie, les nationnalismes et les risques sont connus, d'où la sécurité exacerbée… hmm).

Retransmission FranceTV


Il faut clairement séparer les prestations "à l'antenne" de celles "sur Internet" (ce ne sont pas les mêmes équipes, ni la même cible). Notons que FranceTv détient les droits EXCLUSIFS sur les deux médias.

=> Sur Internet


Sur les derniers JOs (été 2012, Londres), FranceTv avait "scellé" les droits Internet. Pour avoir les compétitions en direct, il fallait "ruser", et passer par un proxy sur un site américain.
Cette fois, FranceTv "joue le jeu" et propose toutes les compétitions en VRAI DIRECT (et en replay). C'est une VRAIE BONNE évolution, et un franc BRAVO !!! fier

Pour ceux qui veulent regarder les épreuves de Curling (non diffusées à l'antenne) ou veulent voir la fin des épreuves de ski de fond par exemple (l'arrivée du péruvien sur le 15 km, qui termine avec près de 30 minutes de retard, et près d'une heure en temps absolu après l'arrivée des leaders, applaudi par tout le monde, mais sans télé à part la réalisation officielle, qui elle, suit la compétition jusqu'au bout), c'est génial. Pour bien suivre, il faut avoir une seconde fenêtre ouverte sur le site officiel des JOs, qui donne les classements en temps réel.

Cérémonie JO Sochi 2014
Reuters
Note : cette fenêtre est NÉCESSAIRE sur la plupart des compétitions regardées en direct (même celles diffusées sur FranceTv). Elle donne des infos que l'on n'a pas à l'antenne. En ski alpin en particulier, on a les temps intérmédiaires, les vitesses instantannées, les classements à chaque intermédiaire, le tout sur un graphique de la piste, c'est vraiment bien fait tongue. Et on a aussi la liste d'engagement, qui est peu vue à l'antenne, ce qui permet de savoir par exemple combien de coureurs sont passés et combien il en reste avant le coureur français…
Ajout : les commentateurs du patinnage artistique m'ont bien fait rire big_smile avec toutes leurs feuilles de papier devant eux… S'ils avaient pu regarder sur l'ordinateur, ils auraient pu nous commenter TOUS LES DÉTAILS de la notation des juges, car chaque figure et chaque appréciation est totalement détaillée sur le site officiel des Jeux… siffle

Il y a en plus sur le site FrancetvSport un "mode mosaïque" qui permet de suivre 4 compétitions en même temps. Cependant, ce mode s'avère peu intéressant en général (il serait mieux sur les Jeux d'été, où un plus grand nombre de compétitions ont lieu en même temps).

Bref, tout cela est TOP. Je donne un 9,5/10 (j'aurais juste aimé une meilleure interface, en particulier des canaux "ouverts" même après la fin des évènements, ce qui n'est pas le cas).

En ce qui concerne les "replays FranceTv", c'est à dire les replays réels de l'antenne, donc avec commentaires (et pubs), soit FR2 soit FR3, deux critiques :
  • la première est générale : on garde (chez FranceTv) l'interface "normale". Du coup, à cause des "changements de chaînes", on est obligé de naviguer entre FR2 et FR3 pour avoir les replays. C'est dommage : pour un évènement de ce genre (et cela pourrait s'appliquer au Tour de France ou à Rolland-Garros, car on a les mêmes soucis tous les ans), il faudrait créér une page Internet GLOBALE, qui proposerait TOUTES les vidéos, FR2 et FR3 (voire FR4) RÉUNIES.
  • la deuxième est spécifique : les replays ne sont disponibles parfois qu'après plusieurs heures. Bon, je conçois tout à fait que le replay ne soit pas disponible dès la fin de la retransmission, voire après une heure. Mais après 3 heures, on a du mal à invoquer le pbm technique. Surtout si ça se reproduit de jour en jour… neutral C'est dommage : le replay de la session de 15h-20h n'est disponible qu'à partir de minuit au mieux, or le but est justement de permettre à ceux qui bossent de voir cette session en différé, mais pas dans la nuit !
Sur ce point, je donne un 8/10. Les replays sont disponibles, mais souvent trop tard (et ça peut être chiant…)

=> Au total : 17,5/20 sur la partie Internet. C'est plus du double des derniers JOs (pas de direct), donc excellente évolution sur ce point. Il ne reste qu'à améliorer la mise à disposition des replays et ce sera parfait.

=> À l'antenne


Globalement, les commentaires FranceTv sont OK. Ils n'ont certes pas l'expérience d'Eurosport (qui commente chaque épreuve tout l'hiver, et chaque année), mais ils s'en sortent plutôt bien.
En particulier sur le ski alpin (jusqu'à maintenant), ainsi que sur le ski "freeride" (bosses, slopstyle, saut acrobatique). Franchement, j'ai tendance à critiquer, mais là je trouve que c'est vraiment correct wink2.

Il y a néanmoins deux disciplines qui tendent la moyenne vers le bas :
  • en patinnage de vitesse (et short-track) : Nelson Monfort, laissé "en roue libre" (pas de consultant avec lui) est RÉELLEMENT PUANT !! yikes
    On s'amuse certes 5 minutes avec ses citations diverses, mais on est vite énervé. Bref, il est aussi MAUVAIS qu'il y a 4 ans. Là encore, on se demande ce qui est l'objectif de la direction : continuer sur le pire pour faire le buzz ?
    Note : je n'ai rien contre Nelson Monfort, il est très bon sur le patinnage artistique, discipline où il s'y conaît un minimum, et où surtout il est secondé (et refreiné… wink) par DEUX consultants…
  • en biathlon : cela a été difficile sur les premières compétitions, MAIS cela semble s'arranger. On ne s'improvise pas commentateur, et je ne suis pas sûr que Vincent Jay soit aussi bon dans cet exercice qu'il ne l'était sur les skis. Les commentaires n"ont pas été aidés par la réalisation (voir plus haut : manque de résumé intermédiaire), mais les commentateurs ont l'ordi devant eux, donc ce n'est pas une excuse suffisante.
    C'est en progrès, tho. Et les courses à venir sont "pures" (celui ou celle qui est devant gagne), ce qui facilitera les commentaires. wink
Cérémonie JO Sochi 2014
Reuters / David Gray
Sur les commentateurs, je n'ai donc QU'UNE SEULE vraie réserve (Nelson sur la vitesse). Et je donne un 8/10.

PS : on pourrait également critiquer le commentaire des quelques images de curling diffusées, mais bon… Ils ont personne, et ne diffusent donc pratiquement rien, seules quelques dernières pierres. On verra s'ils nous proposent les 2 finales (au moins la moitié de chaque match), et là on pourra critiquer… smile

Mais je dois AUSSI parler de la réalisation française.
C'est à dire celui qui décide de zapper sur les animateurs, les intervieweurs et/ou la pub.

Car là, c'est n'importe quoi !!! roll
  • premièrement, pendant une épreuve de biathlon, on passe la page de pub après le tir (le premier ou le second selon l'épreuve), ce qu'ils ont fait, MAIS VRAIMENT APRÈS l'épreuve de tir, ce qu'ils n'ont pas fait. Passer une page de pub juste après le tir de Martin Fourcade, alors qu'il y a des adversaires installés au tir (dont un français !) est débile neutral. Il suffisait d'attendre 30-40 secondes… sad
  • deuxièmement, on n'interview pas les athlètes français PENDANT LA FINALE. Ok, c'est bien d'avoir la réaction du français éliminé, mais PAS PENDANT LA FINALE !!!! blink Résultat : FranceTv a LOUPÉ la médaille D'OR du half-pipe Masculin ! roll (alors qu'ils nous avaient saoulés toute la journée sur cette finale très attendue…). J'espère qu'ils ont compris la leçon pour les futures compétitions…
  • d'une manière générale, le "retour en plateau" (vers l'animateur quel qu'il soit, Holtz, Chamoulaud ou autre) après une compétition est 30 secondes trop tôt : c'est justement le moment où la réalisation générale envoie le classement à l'écran… On critique la réalisation générale pour ne pas nous fournir de classement intermédiaire, respectons au moins le classement final fier
    À de nombreuses reprises, je me suis dis "il suffirait de 30 secondes…". Pas pour nos athlètes, mais pour le réalisateur de FranceTv, qui coupe n'importe comment, et qui a semble t-il DÉCIDÉ de nous priver de TOUS les classements pendant ces JOs.
Je lui donne un 4/10.

=> Au total : 12/20 pour l'antenne, mais le score est surtout diminué par la réalisation française, à force de "détails de 30 secondes"… wink
(rater une médaille d'or en direct alors qu'on diffuse la finale, vous serez d'accord qu'il s'agit d'une grosse faute…).
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