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JO 2012 (RSS feed)

Indiscutablement, ces Jeux de Londres 2012 ont été une réussite :
JO Londres 2012
(AFP)
  • organisation maîtrisée (malgré quelques problèmes, somme toute mineurs…). Voir à ce sujet l'analyse complète dans cet article, paragraphe "Bilan".
  • succès populaire, porté par les performances du pays hôte.
  • diffusion télévisuelle correcte (réhaussée par Internet, il est vrai wink). Lire ici.
  • bon bilan pour la France. Voir le résumé.
  • et bien sûr, de nombreuses performances sportives, dont nous allons reparler ci-dessous…
En ce qui concerne les sportifs de ces Jeux 2012, il est clair que l'on doit donner une mention spéciale aux deux stars (attendues et présentes au rendez-vous) : Michael Phelps et Usain Bolt (cf. photos plus bas). Notons que ce sont les mêmes stars que lors de la précédente Olympiade, et que ce fait est unique dans l'Histoire des Jeux…

Voici les points marquants de Londres 2012 :
  • Le nageur Américain Michael Phelps est désormais l'athlète le plus médaillé de l'histoire (22 médailles, dont 18 en or tongue). Il a certes été moins performant qu'en 2008 (obligatoirement, puisqu'il avait TOUT gagné à Pékin), mais reste cependant le sportif le plus médaillé à Londres (4 or, 2 argent, en 7 épreuves disputées).
  • Usain Bolt, auteur de son deuxième triplé (100 m, 200 m, 4x100 m) consécutif, est le sprinteur le plus titré aux JO. Il se présente lui-même comme "une légende" (ce qui est discutable, au moins sur la forme… neutral ; l'avenir jugera…).
  • Du côté de la relève américaine en natation (puisque Phelps arrête sa carrière), on notera les performances de Ryan Lochte (5 médailles, dont 2 en or) et surtout de Missy Franklin (5 médailles, dont 4 en or), meilleure femme de ces Jeux.
  • La meilleure performance en athlétisme (mieux que Bolt, qui a pris la "fâcheuse habitude" de se relâcher en fin de course, réservant sans doute ses records du monde pour les meetings, plus intéressants financièrement parlant sad), est celle de David Rudisha, qui a confirmé qu'il est bien le plus grand demi-fondeur de son temps big_smile (voire de tous les temps), avec son succès sur 800 m, assorti d'un record du monde (1'40"91) tongue. Le seul record du monde individuel en athlétisme dans ces Jeux roll.
  • Enfin, côté français ce sont deux titres attendus (mais encore fallait-il le faire wink2) qui ont marqué ces Jeux : Teddy Rinner en judo, et surtout Renaud Lavillenie à la perche (ce dernier étant plus compliqué à obtenir). Mention également à Tony Estanguet (3ème titre dans sa displine, en 4 JO).
Michael Phelps
(Reuters)
Autres performances notables :
- En voile, le Britannique Ben Ainslie a rejoint le légendaire Pol Elvstrom, comme lui 4 fois médaillé d'or lors de 4 JO.
- Sur la lancée de sa victoire au Tour de France, Bradley Wiggins s'est offert l'épreuve du cyclisme contre-la-montre (H), au point de devenir le Britannique le plus médaillé aux JO (7). Record aussitôt égalé par son compatriote pistard Chris Hoy, davantage titré en outre (6), après sa victoire dans le keirin. Et le cyclisme dans son ensemble représente du coup le pays hôte dans ces Jeux… roll
- En gymnastique artistique, la star est Russe cette année et s'appelle Aliya Mustafina : 4 médailles (1 or, 1 argent, 2 bronze) big_smile.

Un petit point sur ceux qui ont loupé leur rendez-vous :
- Présenté comme le grand favori de la course cycliste sur route, Mark Cavendish, auréolé de ses 23 victoires d'étape sur le Tour depuis 2008, a été victime de sa réputation (29ème place).
- Les nageurs Australiens ont été assez décevants, à l'image du très prometteur James Magnussen, arrivé avec le surnom de "missile" et qui se contente de l'argent sur 100 m.
- En athlétisme, l'Américain LaShawn Merritt, éliminé dès les séries du 400 m, quatre ans après son titre à Pékin, a constitué la principale déception, avec l'Ethiopien Kenenisa Bekele, auteur du doublé (5 000 - 10 000 m) à Pékin, et qui a terminé au pied du podium du 10 000 m, remporté par le Britannique Mo Farah, qui a réussi à son tour le doublé sur les deux distances.
- "La tsarine" Yelena Isinbayeva, double championne olympique (2004-2008), a dû abandonner son titre à la perche et se contenter de la médaille de bronze.
- Un autre monument a partiellement raté le rendez-vous : le Suisse Roger Federer, 17 titres du Grand Chelem (record), a été battu en finale du simple messieurs par le Britannique Andy Murray. Un mois après sa large victoire, sur le même court, face au même adversaire en finale de Wimbledon.
Usain Bolt
(Mark Blinch / Reuters)
- Et côté français, une nouvelle "traîtrise" d'un champion (en BMX masculin cette fois), au moins aussi préoccupante que celle d'il y a 12 ans en athlétisme. Tout comme "l'autre", son nom ne sera plus écrit sur ce site, les succès passés n'étant pas gages de clémence face à un tel comportement (anti-JO, anti-sportif globalement, et surtout déshonorant pour le pays qu'ils représentent).

Mes propres "coups de cœur" :
  • la finale du 4x100 m nage libre (comme à Pékin, mais avec le résultat inverse fier).
  • la finale du concours de perche (H).
  • la finale du 800 m (H) smile.
Mes déceptions :
  • la gymnastique a été moins exceptionnelle qu'à Pékin, sauf aux anneaux.
  • les finales reines de l'athlétisme (100 m et 200 m) ont été décevantes (Bolt ne s'employant pas à fond neutral).
Ci-dessous la liste des articles et bilans publiés.

Et maintenant, rendez-vous en 2016 à Rio de Janeiro (Brésil) !! big_smile

Liste des Articles

Voici les articles publiés dans ce Blog JO 2012 (du plus récent au plus vieux, de haut en bas, puis de gauche à droite) :

Soirée en or pour les Anglais
La fin de la natation, et de carrière pour Michael Phelps
Problème en aviron
Surprise : il y a un autre Manaudou !
Teddy Riner impérial, sans opposition
Retour sur la sixième journée
Concours général hommes et cinquième session natation
La journée des Britanniques
Michael Phelps dans la légende des Jeux Olympiques
Troisième titre olympique pour Tony Estanguet
Gymnastique : contestation au sommet
La journée du judo… et toujours la natation
Natation : la revanche des Français
Ouverture du compteur des médailles françaises
Première journée JO 2012, premières surprises, premières déceptions
Cérémonie d'ouverture JO Londres 2012
C'est parti pour la XXXème Olympiade !

Liste des Bilans

Voici les bilans par sport publiés (du plus récent au plus vieux, de haut en bas, puis de gauche à droite) :

Bilan JO 2012 : TIR
Bilan JO 2012 : ESCRIME
Bilan JO 2012 : TENNIS
Bilan JO 2012 : BADMINTON
Bilan JO 2012 : NATATION
Bilan JO 2012 : AVIRON
Bilan JO 2012 : TRAMPOLINE
Bilan JO 2012 : JUDO
Bilan JO 2012 : TIR A L'ARC
Alors qu'aux Jeux de Pékin en 2008 les Américains avaient perdu la place de première nation au tableau des médailles pour la première fois depuis 1992, au profit de la Chine, ils ont logiquement récupéré leur bien cette année roll. Derrière la Chine seconde, la Grande-Bretagne profite pleinement de son statut de pays organisateur de ces Jeux en gagnant une position et montant sur le podium aux dépens de la Russie, désormais 4ème.

Dans le "top 10", on note l'entrée de la Hongrie (9ème) et la sortie du Japon (de peu, 11ème), les autres pays présents parmi ces 10 ne faisant que des progressions et/ou régressions mineures. La France regagne les trois places perdues à Pékin et se classe 7ème (voir l'article spécifique).

1. Etats-Unis (104 médailles : 46 en or, 29 en argent, 29 en bronze)


Sans surprise, les Etats-Unis reprennent la première place, en particulier grâce à plus de titres qu'en 2008 : 46 au lieu de 36. Ce nombre de médailles d'or est d'ailleurs également supérieur à celui d'Athènes (35) ou Sydney (39), c'est donc une excellente édition pour les Américains (record en médailles d'or). Sur le total général des médailles, ils en obtiennent 6 de moins (104 contre 110, très proche des 103 de 2004).

En ce qui concerne les sports récompensés, la diversité reste une des caractéristiques des Américains, remportant au moins une médaille dans quasiment tous les sports où ils sont engagés (21 sports médaillés), grâce aussi à une délégation pléthorique : 530 athlètes (596 en 2008). Mais comme on le voit dans le tableau ci-dessous, c'est toujours avec la natation et l'athlétisme que les Etats-Unis creusent le trou sur leurs adversaires. Ces deux sports (rappel : qui sont également les sports comportant le plus d'épreuves, ce qui peut relativiser la performance) sont à eux-seuls pourvoyeurs de 58% des médailles roll (et 54% des titres).
Leurs meilleurs sports :

 Médailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  BronzeTotal
Swimming Natation169631
Athletics Athlétisme913729
Gymnastics_artistic Gymnastique artistique3126

2. Chine (88 médailles : 38 en or, 27 en argent, 23 en bronze)


Après un bon début de quinzaine, qui a donné un temps l'illusion qu'il y aurait de nouveau un vrai match contre les Américains, les Chinois ont marqué le pas et ce match a tourné court. Au final, seulement 12 médailles de moins qu'à Pékin pour la Chine (88 au lieu de 100), mais malheureusement aussi 13 titres olympiques en moins : 38 contre 51 à Pékin. Le résultat reste cependant très bon, car cette année la Chine n'avait plus l'avantage du nombre : 380 athlètes seulement étaient présents à Londres, contre un impressionnant contingent de 639 en 2008 (pays organisateur).

20 sports ont rapporté au moins une médaille, et la Chine reste dominatrice (un quasi-sans faute… wink2) dans leurs points forts : le plongeon et le badminton. La gymnastique est un peu en retrait par rapport à 2008 (où ils avaient tout raflé : 9 titres) mais reste d'un bon niveau, ainsi que l'haltérophilie, mais la surprise de ces Jeux pour la Chine est pour la natation qui figure désormais en bonne place dans le tableau ci-dessous.
Leurs meilleurs sports :

 Médailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  BronzeTotal
Diving Plongeon63110
Swimming Natation52310
Badminton Badminton5218
Weightlifting Haltérophilie5207
Gymnastics_artistic Gymnastique artistique4318

3. Grande-Bretagne (65 médailles : 29 en or, 17 en argent, 19 en bronze)


Pour la Grande-Bretagne, ces Jeux à domicile sont indéniablement une vraie réussite sportive. Déjà auteurs d'un excellent bilan à Pékin, les Britanniques explosent ce record : 18 médailles de plus au total, et 10 titres olympiques supplémentaires qui leur permettent de passer devant la Russie au tableau général. Bilan exceptionnel, donc.
Comme la Chine il y a quatre ans, la Grande-Bretagne a certainement bénéficié de leur position de pays hôte : pour les délégations déjà importantes, cela se traduit par une nette inflation du nombre des participants, le pays organisateur étant automatiquement qualifié dans de nombreuses compétitions. C'est ainsi 542 athlètes britanniques qui étaient engagés cette année, contre 313 en 2008.

19 sports ont été récompensés, et on voit que la Grande-Bretagne a vraiment préparé "ses" Jeux : ainsi, la performance réalisée en cyclisme sur piste (une véritable razzia… fier) est à la mesure de l'investissement réalisé dans ce sport (en particulier la construction d'un vélodrome tout neuf). De même, il "fallait" rigole briller en aviron, sport britannique historique : contrat rempli.
Leurs meilleurs sports :

 Médailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  BronzeTotal
Cycling_track Cyclisme - Piste7119
Rowing Aviron4239
Athletics Athlétisme4116

Analyse du classement


Sur le tableau général des médailles (voir ci-dessous le classement complet), on peut noter :
  • 85 délégations ont obtenu au moins une médaille, un nombre proche de celui de 2008 (87), sur 204 délégations présentes (note : on parle souvent abusivement de "pays", moi le premier dans ce blog wink2, mais ce sont bien des "délégations", ce qui explique que leur nombre soit supérieur au nombre de "vrais" pays…).
  • Le Bahreïn, le Botswana, Chypre, le Gabon, la Grenade, le Guatemala et le Monténégro ont obtenu leur première médaille olympique lors de ces Jeux.
  • Progressions / régressions :
    Le classement étant établi suivant les médailles d'or, il est évident que l'on peut gagner ou perdre de nombreuses places en un seul titre obtenu ou non. Il faut donc relativiser les gains et/ou pertes par rapport à 2008, par exemple le Canada, qui passe de la 19ème à la 36ème place avec le même nombre total de médailles, ou à l'inverse le Kazakhstan de la 29ème à une exceptionnelle 12ème place, toujours avec le même nombre total de médailles qu'en 2008 unsure. Notons néanmoins :
    • l'Afrique du Sud réalise la meilleure progression, passant de la 71ème (1 médaille) à la 23ème place (6 médailles, dont 3 titres). Signalons également la performance de l'Iran, qui passe de la 51ème (2 médailles) à la 17ème place (12 médailles, dont 4 titres).
    • du côté des régressions, la plus notable est celle de la Norvège qui était 21ème à Pékin et qui se retrouve 35ème (passant de 10 médailles à seulement 4 cette année). La Pologne et le Canada perdent respectivement 10 et 17 places, mais seulement à cause des médailles d'or, leur total de médailles étant strictement identique à celui de 2008.
    • parmi le "top 10", le Japon en sort de justesse (11ème, trois places de moins MAIS 13 médailles de plus ! blink), l'Australie perd 4 places (et 11 médailles !), la France en gagne 3 (voir cet article). Enfin, la Hongrie réalise LA performance en se classant 9ème : +7 médailles, et +5 titres par rapport à sa 21ème place de 2008. Avec 8 titres pour 17 médailles, la Hongrie a le meilleur ratio or/médailles parmi les 20 premiers du classement (avec le Kazakhstan), ce qui explique ce bon classement final.
  • Le meilleur ratio médailles/athlètes semble être pour l'Iran : 12 médailles obtenues pour 54 athlètes engagés (j'ai pas vu mieux, mais j'avoue ne pas avoir fait le compte sur l'ensemble des 85 délégations médaillées…). Du côté des moins bons, on citera l'Argentine ou la Pologne.
  • Au niveau individuel, et même si sa performance est moindre qu'à Pékin, c'est toujours Michael Phelps qui domine le classement, étant le seul sportif avec 6 médailles (4 or, 2 argent) tongue. Derrière, ils sont quatre à décrocher 5 médailles : Missy Franklin (USA, 4 or, 1 bronze, meilleure femme et ex-aequo avec Phelps en nombre de titres), Allison Schmitt (USA, 3 or, 1 argent, 1 bronze), Ryan Lochte (USA, 2 or, 2 argent, 1 bronze) et Alicia Coutts (AUS, 1 or, 3 argent, 1 bronze). Ces 5 sportifs se sont tous illustrés en natation. C'est également le cas du meilleur Français dans ce classement, Yannick Agnel, avec 3 médailles (2 or, 1 argent). Pour les autres sports, on trouve pas très loin Aliya Mustafina (RUS, 4 médailles en gymnastique dont un titre), et bien sûr Usain Bolt (JAM) et Allyson Felix (USA) en athlétisme, avec 3 médailles d'or chacun.

Tableau général des médailles Jeux Olympiques Londres 2012


Dans le premier tableau ci-dessous, figurent les 12 premiers pays médaillés (ceux ayant obtenu au moins 7 titres). La suite complète du classement est dans le deuxième tableau (cliquer pour développer).

Tableau général des médailles
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Etats-Unis  Etats-Unis462929104
2Chine  Chine38272388
3Grande-Bretagne  Grande-Bretagne29171965
4Russie  Russie24263282
5Corée du Sud  Corée du Sud138728
6Allemagne  Allemagne11191444
7France  France11111234
8Italie  Italie891128
9Hongrie  Hongrie84517
10Australie  Australie7161235
11Japon  Japon7141738
12Kazakhstan  Kazakhstan71513

Cliquer pour développer/réduire la suite du classement.
Avec 34 médailles (11 or, 11 argent, 12 bronze), la France a réussi ces Jeux de Londres.

Ces 34 médailles glanées par la France à Londres sont un total inférieur au record établi en 2008 (41 médailles). La France pointe pourtant à la 7ème position au classement des pays, soit trois de mieux qu'en 2008. La raison : un nombre de médailles d'or en hausse (11 au lieu de 7 quatre ans plus tôt). De quoi se réjouir smile, puisque c'est précisemment ce que l'on avait critiqué à Pékin (voir l'article de 2008).
Ce bon résultat permet aux Bleus de mettre un frein à la lente érosion de leurs résultats depuis Atlanta en 1996 (37 médailles dont 15 titres, 5ème rang). Les Jeux de Sydney en 2000 (38 médailles, 13 titres, 6ème rang) puis ceux d'Athènes 2004 (33 médailles, 11 titres, 7ème rang) avaient en effet marqué un processus de recul, confirmé en Chine il y a quatre ans (41 médailles mais seulement 7 titres, 10ème rang).

Au niveau comptable, le bilan peut donc être satisfaisant big_smile :
  • augmentation du nombre de champions olympiques.
  • meilleure position de la France au tableau des médailles (qui découle du point précédent).
  • confirmation des valeurs montantes du sport tricolore (Teddy Riner, Yannick Agnel, Camille Muffat).
  • le tout agrémenté "d'anciens" ayant tenu leur rang (handballeurs français, Tony Estanguet).
Pourtant, en creusant un peu, on trouve des choses moins réjouissantes neutral : sur les 34 médailles françaises, 14 sont obtenues dans seulement deux sports : la natation et le judo (7 médailles chacun). Soit près de la moitié. Et en termes de médailles d'or, le constat est pire : sur les 11 titres olympiques, les nageurs en ont remporté 4 et les judokas, 2. Plus de la moitié blink.
Les belles performances du sport français lors de cette Olympiade ne semblent donc pas être le produit d'une politique sportive de qualité, mais plutôt le fruit d'une génération exceptionnelle d'athlètes, en particulier dans ces deux sports : Teddy Riner (23 ans), Audrey Tcheuméo (22 ans), Florent Manaudou (21 ans), Yannick Agnel (20 ans), Camille Muffat (22 ans).

En ce qui concerne le sport français dans son ensemble, et en parallèle de ces succès dorés, les échecs sont au moins aussi nombreux : l'escrime (aucune médaille, une première depuis 1960), l'équitation (aucune médaille et très loin dans les classements), la voile (une seule médaille, en bronze), le cyclisme (quatre médailles, une seule en or). Ces disciplines, pourvoyeuses historiques de médailles, n'ont pas répondu présentes lors de ces Jeux de Londres sad. D'ailleurs, le nombre des sports différents médaillés a baissé : 15 à Londres (c'est à dire comme en 2004), dont six ont touché l'or, alors qu'ils étaient 19 en 2008 (grâce il est vrai à des performances dans certaines disciplines inhabituelles pour la France, comme l'haltérophilie ou le tir à l'arc).
On trouvera ci-dessous le tableau différencié des médailles françaises par sport.

Côté féminin, les Françaises sont reparties de Londres avec 44% des médailles françaises (15 médailles sur 34). C'est beaucoup mieux qu'à Pékin (17%), mais moins bien qu'à Athènes (51%). Elles ont donc rééquilibré les forces cette fois. Par rapport par exemple avec les Etats-Unis, les Américaines sont responsables de plus de 53% des médailles US à Londres (50% tout rond à Pékin).

Médailles françaises par sport


 Médailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  BronzeTotal
Athletics Athlétisme1102
Rowing Aviron0101
Basketball Basketball0101
Canoeing_slalom Canoë-Kayak - Slalom2002
Cycling_track Cyclisme - Piste0303
Cycling_VTT Cyclisme - VTT1001
Gymnastics_artistic Gymnastique0011
Handball Handball1001
Judo Judo2057
Wrestling Lutte0011
Swimming Natation4217
Taekwondo Taekwondo0112
Tennis Tennis0112
Shooting Tir0112
Sailing Voile0011
Total11111234


Satisfactions

  • Natation : bilan exceptionnel ! 7 médailles, soit une de plus qu'à Athènes et Pékin, mais surtout quatre titres olympiques. C'est plus que dans toute l'histoire de l'équipe de France ! roll Ajoutons à cela 3 records de France et un record olympique, plus deux 4èmes places. Au bilan, le 3ème rang mondial dans ce sport derrière les États-Unis et la Chine. La natation française était vraiment au top dans ces Jeux. Chapeau bas.
  • Judo : 7 médailles aussi, dont l'or pour Lucie Décosse (-70 kg), triple championne du monde enfin sacrée aux Jeux, et Teddy Riner (+100 kg). Notons que ce sont surtout les femmes qui réalisent la bonne performance de ces Jeux : elles remportent 5 médailles pour 7 engagées !! fier (2 médailles pour 7 chez les hommes).
  • Canoë-Kayak : 2 médailles d'or en slalom, avec le sublime troisième titre de Tony Estanguet et la révélation Émilie Fer (plus une 4ème place en C2). Notons également qu'en course en ligne, il n'y a pas eu de médaille mais 5 bateaux sur 6 sont allés en finale A (dont deux 4èmes places), le bilan reste donc positif.
  • Basket (F) : première médaille (argent) de l'histoire pour une équipe collective féminine smile.
  • Handball (H) : titre conservé.
  • VTT (F) : le titre de Julie Bresset en VTT permet d'effacer la déception chez les hommes.
  • Tennis : deux médailles en double messieurs (argent + bronze). Notons qu'en simple, les Français(es) ont tout simplement été battu(e)s par plus fort, donc pas de déception.
  • Taekwondo : deux médailles, avec Marlène Harnois en bronze et Anne-Caroline Graffe en argent, soit 100% des athlètes engagées médaillées ! tongue
  • Athlétisme : la victoire de Renaud Lavillenie à la perche est exceptionnelle (premier titre olympique en athlétisme depuis 1996). Et mention à Mahiedine Mekhissi-Benabbad, de nouveau en argent sur 3 000 m steeple.
Rappelons en outre les deux médailles en tir (argent de Céline Goberville au pistolet 10 m, et bronze de Delphine Réau à la fosse olympique), ainsi que le bronze de Hamilton Sabot aux barres parallèles, qui permet à la gymnastique française de ne pas rentrer bredouille en dépit d'une équipe décimée par les blessures.

Déceptions

  • Cyclisme piste : 3 médailles d'argent quand même, mais finalement décevantes tant les Français sont bardés de titres mondiaux.
  • Cyclisme BMX : ratage total pour Joris Daudet et Magalie Pottier, qui étaient pourtant attendus sur le podium, voire sur la plus haute marche.
  • Athlétisme : derrière les 2 médailles (voir plus haut), trop de déceptions et de figuration. Peu de finales (même si celle de Myriam Soumaré sur 200 m était une bonne performance), et bien sûr ratage complet de Christophe Lemaitre dans ces Jeux… Note : après calculs, il y a eu 3 finales en course et 4 en concours chez les hommes, et 2 finales en course et 5 en concours chez les femmes ; les hommes ont remporté deux médailles et une 4ème place (relais), les femmes n'ont pas fait mieux que 6ème.
  • Aviron : bilan faible (bronze de la paire Chardin-Mortelette en deux sans barreur), alors que plusieurs autres bateaux étaient attendus. Deux bateaux seulement en finale A (bronze et 4ème).
  • Voile : le président de la fédération tablait sur six médailles, les Français ayant trusté les podiums internationaux ces derniers temps. Ils n'en ont obtenu qu'une, de bronze, avec Jonathan Lobert en Finn.
  • Football (F) : quatrième place décevante au regard de leur potentiel.
  • Escrime : probablement le plus gros échec de la délégation dans son ensemble. Pas la moindre médaille, du jamais vu depuis 1960. Certes, cette équipe ne se présentait pas aux Jeux avec autant d'ambition que par le passé, mais avec une seule qualification individuelle en quarts de finale, le résultat est bien pire que prévu.
On regrette également le zéro pointé de la boxe, avec (peut-être) des circonstances atténuantes (5 boxeurs étaient engagés, soit 4 de moins qu'à Pékin, aucun n'a passé les quarts). L'équitation a été invisible à la télévision, preuve que les Français n'ont pas brillé (au mieux 12ème). Déception enfin au pentathlon moderne, au plongeon, et au tennis de table, les différents Français engagés étant loin des places de finalistes.

Toutes les médailles françaises


Voici le tableau complet des médailles françaises dans ces Jeux Olympiques Londres 2012 : 34 médailles, 11 or, 11 argent, 12 bronze.

Or (11)
SportDisciplineAthlète(s)Performance
Athletics AthlétismePerche (H)Renaud Lavillenie5 m 97 (RO)
Canoeing_slalom Canoë-KayakSlalom C1 (H)Tony Estanguet
Slalom K1 (F)Émilie Fer
Cycling_VTT CyclismeVTT (F)Julie Bresset
Handball HandballHommesÉquipe de France (développer/réduire la liste)
Judo Judo-70 kg (F)Lucie Décosse
+100 kg (H)Teddy Rinner
Swimming Natation400 m nage libre (F)Camille Muffat4 min 01 s 45 (RO)
Relais 4x100 m nage libre (H)Amaury Leveaux, Fabien Gilot, Clément Lefert, Yannick Agnel3 min 09 s 93
200 m nage libre (H)Yannick Agnel1 min 43 s 14 (RF)
50 m nage libre (H)Florent Manaudou21 s 34
Argent (11)
SportDisciplineAthlète(s)Performance
Athletics Athlétisme3000 m steeple (H)Mahiedine Mekhissi-Benabbad8 min 19 s 08
Rowing AvironDeux sans barreur (H)Germain Chardin, Dorian Mortelette
Basketball BasketballFemmesÉquipe de France (développer/réduire la liste)
Cycling_track CyclismeVitesse piste par équipes (H)Grégory Baugé, Michaël D'Almeida, Kévin Sireau
Omnium (H)Bryan Coquard
Vitesse (H)Grégory Baugé
Swimming Natation200 m nage libre (F)Camille Muffat1 min 55 s 58
Relais 4x200 m nage libre (H)Amaury Leveaux, Grégory Mallet, Clément Lefert, Yannick Agnel7 min 02 s 77 (RF)
Taekwondo Taekwondo+67 kg (F)Anne-Caroline Graffe
Tennis TennisDouble (H)Jo-Wilfried Tsonga, Michaël Llodra
Shooting TirPistolet 10 m (F)Céline Goberville486.6
Bronze (12)
SportDisciplineAthlète(s)Performance
Gymnastics_artistic GymnastiqueBarres parallèlesHamilton Sabot15.566
Judo Judo-52 kg (F)Priscilla Gneto
-57 kg (F)Automne Pavia
-73 kg (H)Ugo Legrand
-63 kg (F)Gévrise Émane
-78 kg (F)Audrey Tcheuméo
Wrestling Lutte-66 kg (gréco-romaine)Steeve Guénot
Swimming NatationRelais 4x200 m nage libre (F)Camille Muffat, Charlotte Bonnet, Ophélie-Cyrielle Étienne, Coralie Balmy7 min 44 s 49 (RF)
Taekwondo Taekwondo-57 kg (F)Marlène Harnois
Tennis TennisDouble (H)Julien Benneteau, Richard Gasquet
Shooting TirFosse olympique (F)Delphine Réau-Racinet93
Sailing VoileFinn (H)Jonathan Lobert

(Note : RM = Record du Monde, RO = Record Olympique, RF = Record de France).
Dernier bilan de la série : les sports collectifs. Chacun de ces six sports a les mêmes caractéristiques en terme de bilan : 2 épreuves organisées (hommes et femmes), et 5 ou 6 pays médaillés. Cela ne sert donc pas à grand chose de faire six bilans individuels.
Au lieu de cela, et après avoir présenté les médailles de chaque sport collectif, nous dressons ici un bilan "officieux" qui englobe tous ces sports : basketball, football, handball, hockey sur gazon, volleyball, et water-polo.

Résultats des Sports Collectifs


 HommesFemmes
 Médailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  BronzeMédailles d'or  OrMédailles d'argent  ArgentMédailles de bronze  Bronze
Basketball BasketballEtats-Unis  Etats-UnisEspagne  EspagneRussie  RussieEtats-Unis  Etats-UnisFrance  FranceAustralie  Australie
Football FootballMexique  MexiqueBrésil  BrésilCorée du Sud  Corée du SudEtats-Unis  Etats-UnisJapon  JaponCanada  Canada
Handball HandballFrance  FranceSuède  SuèdeCroatie  CroatieNorvège  NorvègeMonténégro  MonténégroEspagne  Espagne
Hockey_field HockeyAllemagne  AllemagnePays-Bas  Pays-BasAustralie  AustraliePays-Bas  Pays-BasArgentine  ArgentineGrande-Bretagne  Grande-Bretagne
Volleyball_indoor VolleyballRussie  RussieBrésil  BrésilItalie  ItalieBrésil  BrésilEtats-Unis  Etats-UnisJapon  Japon
WaterPolo Water-poloCroatie  CroatieItalie  ItalieSerbie  SerbieEtats-Unis  Etats-UnisEspagne  EspagneAustralie  Australie

Bilan


Les faits :
  • 12 épreuves, 6 sports, hommes et femmes. 20 pays différents médaillés.
  • Les Etats-Unis dominent largement avec 5 médailles dont 4 titres. Ce sont les seuls avec plus d'un titre.
  • La médaille d'argent en handball (F) du Monténégro (qui ont éliminé la France de justesse en quart de finale) est la seule obtenue par ce pays dans ces Jeux.
Les médailles :

BasketballFootballHandballHockey_fieldVolleyball_indoorWaterPolo Sports collectifs
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Etats-Unis  Etats-Unis4105
2Brésil  Brésil1203
3France  France1102
 Pays-Bas  Pays-Bas1102
5Croatie  Croatie1012
 Russie  Russie1012

Les français :
  • Un bon bilan, avec la médaille d'or chez les hommes en handball (titre conservé) et la médaille d'argent chez les femmes en basketball (première médaille pour une équipe féminine aux Jeux wink2).
  • Petite déception avec l'équipe féminine de football et l'équipe masculine de basket, toutes deux éliminées en quart de finale, et qui pouvaient viser plus loin. Remarque : la France n'était qualifiée que pour 5 épreuves collectives (sur les 12)
Contrairement à Pékin 2008 (et plutôt comme à Vancouver 2010), seules deux chaînes de télévision proposaient la diffusion de ces Jeux de Londres 2012 : Eurosport (TF1 s'occupant uniquement des cérémonies d'ouverture et de clotûre) et FranceTv. Et ces deux chaînes ayant une programmation largement différente, on ne peut pas dire qu'elles soient vraiment en concurrence (uniquement pour les sessions de natation ou d'athlétisme).

En comparaison avec l'article de 2008 sur le sujet, beaucoup de choses n'ont pas changé (à part que Canal+ n'est plus diffuseur). Tout comme je l'avais déjà souligné en 2010, les principaux points forts et points faibles des deux chaînes sont quasiment les mêmes qu'il y a 4 ans, car chacune des chaînes a repris quasi-intégralement le même dispositif. Néanmoins, cet article étant maintenant un peu vieux (et trop long wink), je préfère le réactualiser quitte à répéter certaines choses (et si le paragraphe sur Eurosport sera très proche de l'ancien, celui sur FranceTv sera nouveau, en particulier sur la publicité).

D'autre part, il faut également parler cette année de la diffusion des Jeux sur Internet, qui est un moyen alternatif tout à fait intéressant de regarder les compétitions : en intégralité, sans commentaire, et en choisissant nous-même les sports que l'on désire voir.

Eurosport


Points forts :
  • Ne diffuser que certaines compétitions : natation (plongeon compris), athlétisme, aviron, canoë-kayak, haltérophilie, cyclisme et gymnastique. Plus quelques sports collectifs en fin de quinzaine. Ce point pourrait être un point faible (pour les autres sports, on est en effet obligé de passer sur FranceTv, qui eux non plus ne diffusent pas tout), mais BEAUCOUP des autres avantages ci-dessous découlent en fait directement de ce premier choix opéré à la base smile.
  • Diffuser les compétitions en intégralité : c'est à dire en "vrai direct", aux heures précises de début et de fin. C'est par exemple la seule façon "décente" de diffuser une compétition comme le canoë-kayak slalom ou la gymnastique (puisque les concurrents passent successivement et doivent être comparés entre eux).
  • Proposer des rediffusions : grâce au point précédent (intégralité), les émissions ne s'appelent pas "JO" tout court, mais "Aviron" ou "Gymnastique" par exemple. Et ces émissions peuvent être rediffusées lorsqu'il n'y a plus d'épreuves (en l'occurence la nuit dans le cas de Londres 2012), éventuellement en coupant certains temps morts. Eurosport est ainsi 24h/24 consacrée aux JO big_smile.
  • Ne pas avoir de "plateau" : comme il n'y a pas de "zapping" à faire entre les compétitions (car on reste sur un sport jusqu'à la fin de la session), nul besoin d'avoir un journaliste en plateau pour lancer les sujets. Et du coup, tout le temps d'antenne est consacré au sport (à part 2h de résumé tous les matins).
Points faibles :
  • De nombreux sports absents (boxe, judo, escrime, etc…). Beaucoup sont correctement diffusés sur FranceTv, donc pas de problème. Là où c'est plus dommageable, c'est quand les sports ne sont pas non plus sur FranceTv (ou mal diffusés). Mais il faut choisir entre plus de sports (qui pourraient être diffusés la nuit) et les rediffusions.
Publicité : normale (c'est à dire très supportable, et au même taux que d'habitude).

FranceTv


Comme d'habitude (Roland-Garros et Tour de France), les deux canaux France2/France3 sont utilisés en alternance, ce qui se traduit par une diffusion en continu de 9h à 1h tous les jours. Notons en outre que France4 était utilisé pour les matchs de football (mais je n'ai pas regardé, je n'en parlerai donc pas).
Remarque : ce dispositif fonctionne bien lorsqu'il n'y a pas de décalage horaire avec les compétitions (ou peu important, comme 1h à Londres), car cela s'intègre bien dans leur grille habituelle. Cela est plus compliqué lorsqu'il faut gérer un gros décalage.

Points forts :
  • Montrer tous les français(es) engagé(es) : c'est leur contrat implicite de "service public", et sur ce point ils s'en tirent très honorablement. On peut cependant reprocher un incessant "zapping" entre les différentes compétitions, en particulier lorsqu'ils quittent une épreuve en direct (même AVEC un Français) pour rejoindre une autre épreuve jugée "plus importante". Dans ce cas (heureusement rare), et plutôt que de pousser la recherche du direct à tout prix, il faudrait utiliser de légers différés.
  • Grande variété des sports diffusés : cela permet de voir les sports qui ne sont pas sur Eurosport, mais il faut qu'un(e) Français(e) soit présent !
  • Pas d'émission de résumé : c'est l'une des améliorations par rapport à 2008 wink2, l'antenne est reservée au sport. Seule une émission le matin (de présentation de la journée, et plutôt bonne et originale), et un petit débat en fin de soirée. Malheureusement, on peut avoir peur que ce changement ne soit uniquement dû qu'au non-décalage horaire…
  • Les interviews : juste après les courses, surtout avec les Français. En revanche, on pourrait largement se passer des interviews en plateau, qui prennent du temps d'antenne au sport.
Points faibles :
  • Le côté franco-français exacerbé : si un Français est favori dans une épreuve, c'est très bien. Mais quand il ou elle n'a aucune chance, la course est généralement très mal commentée (comme par exemple en ne regardant que la France dans le relais 4x100 m… hmm).
  • Pas de rediffusions : le concept "multi-sports" empêche les rediffusions (à la différence d'Eurosport). Bon, soit (pas de reproche). En revanche, les sessions complètes sont disponibles (avec un peu de retard) sur leur site internet dédié à cela. Mais pourquoi n'avoir pas fait une interface (provisoire) "spéciale JO" ? En gardant l'interface classique, les émissions étant présentées par chaîne, on est obligé de jongler constamment entre les pages du site.
  • Les commentateurs : pourquoi avoir choisi les éternels vieux piliers de la chaîne (qui sont aussi les plus énervants) pour présenter les émissions ? blink Un peu de renouvellement serait nécessaire (d'ailleurs la présentatrice du matin dans le bus était très bien : jeune et seule femme de l'équipe…).
  • La publicité : incontestablement LE GROS POINT NOIR de cette année (et la grosse différence avec 2008). Les sessions du soir (sans publicité) contrastaient nettement avec l'après-midi ou le matin ! Et cela a empiré tout au long de la quinzaine : si la première semaine était encore "regardable", la seconde est devenue de plus en plus insupportable. Sur les derniers jours, en particulier l'après-midi, on a battu le record avec une page de publicité tous les quarts d'heure, soit 3 ou 4 fois plus que sur Eurosport (ou TF1) yikes !! Ajoutons à cela que lorsqu'il y a moins de Français à regarder (ce qui est souvent le cas les derniers jours), le dispositif de FranceTv montre ses limites : du coup, encore plus de temps en plateau. Publicité + plateau = pas de sport sad.
Publicité : insupportable en journée (surtout en seconde semaine), et avec un taux largement supérieur au reste de l'année.

Internet


La diffusion des Jeux Olympiques sur Internet existait déjà lors des précédentes Olympiades, mais je ne m'y suis intéressé que cette année. Et si cela ne peut pas vraiment se substituer à la télévision, c'est en tout cas un moyen alternatif et tout à fait complémentaire de regarder les Jeux (concrètement, on suit une compétion en parallèle sur Internet pendant que l'on en regarde une autre à la télévision). Et une fois qu'on y a pris goût, on ne peut plus s'en passer !
Notes :
- on parle ici du streaming vidéo, pas des données texte (classement, temps, etc…) qui sont mises à jour en temps réel (et qui sont parfois aussi très utiles pour suivre certaines compétitions).
- et on ne parle PAS des flux transmis par FranceTv (sur leur site de sport), qui étaient horribles et bourrés de pubs.

Points forts :
  • TOUS les sports, TOUTES les compétitions : aucune exception, si on veut regarder tous les matchs de boxe dans toutes les catégories, c'est possible ! wink2 En fait, il s'agit des flux officiels directement fournis par l'organisation, sur 12 canaux différents (il n'y a jamais plus de 12 compétitions simultannées). Notons que le site fournit également les flux d'une bonne trentaine de chaînes européennes, diffuseurs officiels des Jeux dans leur pays respectif (BBC, ZDF, FranceTv, etc…).
  • Le choix : on regarde ce que l'on veut, quand on veut. En fait, on réalise son propre zapping (en cliquant sur le flux que l'on désire) au lieu de subir celui des télévisions.
  • Les rediffusions intégrales : toutes les sessions de chaque sport sont disponibles en rediffusion. Cela permet de revoir dans les conditions du direct une compétition que l'on a loupée.
  • Le SON : les flux sont proposés uniquement avec le son d'ambiance (forcément sans les commentaires). Et on découvre que ce son d'ambiance est à l'origine bien plus fort qu'avant d'être baissé par les différentes chaînes pour y rajouter leurs commentaires. Du coup, cela permet (dans certains cas) une utilisation différente d'Internet : plutôt que de choisir un autre flux que celui diffusé à la télévision (ce qui est le cas général pour regarder plusieurs choses en même temps), on choisit le même. Et en faisant un bon réglage sonore, on a la course avec les commentaires de la télévision, mais avec le son d'ambiance d'Internet ! Bon, bien sûr, à cause du décalage de 5-6 secondes sur Internet, cela ne marche bien que sur certaines compétitions (en particulier l'aviron : on entend tous les coups de rame, c'est génial ! rigole Pareil sur le canoë-kayak).
Points faibles : franchement, je pourrais dire AUCUN… Mais en cherchant bien :
  • L'interface du site : on peut choisir par sport, mais cela concerne plutôt les rediffusions. Pour le direct, on choisit un canal parmi les 12 : mais on ne sait pas à quelle compétition il correspond avant d'avoir cliqué dessus. Bon, c'est un problème mineur, et cela permet aussi de voir au passage quelles sont les épreuves en cours.
  • Le débit : il est vrai que la fenêtre de visualisation reste plutôt petite, adaptée à un débit d'environ 100 Ko/s (c'est à dire que le flux reste de bonne qualité, mais en petit). Mais cela permet aussi par exemple d'avoir deux fenêtres ouvertes en même temps sur 2 canaux différents.
Publicité : aucune (sauf une vidéo promotionnelle de 30 secondes en début de session).

Conclusion


Les deux chaînes Françaises (Eurosport et FranceTv) ont globalement bien diffusé ces Jeux Olympiques. Ces deux chaînes sont complémentaires, une seule chaîne (que ce soit l'une ou l'autre) ne suffirait pas. Quant à Internet, il est indispensable pour suivre les épreuves qui ne sont sur aucune des deux chaînes (ou trop partiellement).
Le seul vrai point noir de cette édition reste la publicité omniprésente sur FranceTv en journée.
L'athlétisme est évidemment l'un des sports majeurs des Jeux Olympiques (avec la natation). C'est celui qui comporte le plus d'épreuves organisées (47 contre 34 pour la natation).

Les faits :
  • 47 épreuves au programme, 24 pour les hommes et 23 pour les femmes (la différence étant faite par le 50 km marche, qui n'existe que pour les hommes).
  • 41 pays différents ont obtenu au moins une médaille. C'est évidemment le sport où ce nombre est le plus élevé, mais pas celui où le ratio de diversité est le plus grand, puisque le tir a récompensé 23 pays pour seulement 15 épreuves.
  • Les Etats-Unis dominent largement le classement en nombre de médailles, mais la Russie n'est pas loin en terme de médailles d'or. Le Kenya termine derrière l'Éthiopie malgré 4 médailles de plus.
  • Individuellement, 5 athlètes repartent avec 3 médailles, dont Usain Bolt (JAM) et Allyson Felix (USA), qui en plus ont autant de titres olympiques (3).
Les médailles :

Athletics Athlétisme
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Etats-Unis  Etats-Unis913729
2Russie  Russie85518
3Jamaïque  Jamaïque44412
4Grande-Bretagne  Grande-Bretagne4116
5Éthiopie  Éthiopie3137
6Kenya  Kenya24511
7Allemagne  Allemagne1438
8Australie  Australie1203
9France  France1102
 République Dominicaine  République Dominicaine1102
 Pologne  Pologne1102
 Turquie  Turquie1102

Les français :
  • Bon bilan avec deux médailles : l'or pour Renaud Lavillenie (premier titre olympique français depuis 1996 smile) et l'argent pour Mahiedine Mekhissi-Benabbad (comme en 2008, ce qui avait été à l'époque la seule pour la délégation en athlétisme). La France se classe du coup 9ème ex-aequo avec 3 autres pays.
  • Quelques déceptions, en particulier sur le nombre d'athlètes parvenant au moins en finale. Rappelons que l'équipe de France alignait tout de même 52 sportifs en athlétisme, et on en a vu peu en finale… sad
Le pentathlon moderne est un sport atypique. Sur une journée se disputent 5 disciplines : escrime, natation, équitation, tir et course à pied (les deux dernières étant combinées).

Les faits :
  • 2 épreuves au programme (hommes et femmes), 6 pays médaillés (donc chacun repart avec une médaille).
Les médailles :

Pentathlon Pentathlon moderne
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1République Tchèque  République Tchèque1001
 Lituanie  Lituanie1001
3Chine  Chine0101
 Grande-Bretagne  Grande-Bretagne0101
5Brésil  Brésil0011
 Hongrie  Hongrie0011

Les français :
  • Le bilan est plutôt mauvais, autant chez les hommes que chez les femmes.
  • Une 11ème place chez les hommes, une 31ème place chez les femmes, et surtout déception pour la leader Amélie Cazé qui ne termine que 18ème.
Les Jeux Olympiques de Londres 2012 se sont donc terminés dimanche soir par la traditionnelle cérémonie de clôture. L'occasion également de dresser un rapide bilan de l'organisation.

Cérémonie de clôture


Après l'ode à l'histoire britannique mise en scène par Danny Boyle pour l'ouverture de ces Jeux, regardée par plus de 900 millions de téléspectateurs dans le monde (et 80 000 privilégiés dans le stade olympique), les organisateurs de Londres 2012 ont décidé que la pop anglaise de ces dernières décennies serait le fil directeur du spectacle de clôture, baptisé d'ailleurs "A Symphony of British Music". Selon le metteur en scène en charge des festivités cette fois, Kim Gavin (chorégraphe déjà responsable entre autres du concert d'hommage à la princesse Diana en 2007), il s'agit de « célébrer le fait que la musique a été l'un des meilleurs produits d'exportation de la culture britannique depuis cinquante ans ». Notons que Kim Gavin est secondé par le musicien David Arnold, compositeur des bandes originales de cinq James Bond et ancien collaborateur de Björk et de Shirley Bassey.
Les répétitions (135 d'après la presse britannique ! unsure) se tiennent depuis des semaines dans le plus grand secret, dans une usine désaffectée et un studio de cinéma non loin du parc olympique (mais de nombreuses fuites, voire même quelques photos volées, ont révélé à l'avance le nom des artistes présents). 4 100 personnes sur scène, dont 3 880 volontaires, le tout dans un décor composé de répliques des monuments emblématiques de Londres (cf. en particulier photo 3, tout en bas).

JO Londres 2012
Ce choix de mettre la musique au cœur du spectacle s'accorde tout à fait avec ce genre de cérémonie, traditionnellement plus festive que celle d'ouverture (et souvent aussi moins grandiose et/ou surprenante). La Reine étant en vacances à Balmoral, en Ecosse, elle était cette fois représentée par le Prince Harry. Le spectacle se divisait en douze tableaux, la plupart correspondant à la prestation d'un des artistes musicaux invités (payés 1 livre symbolique, juste pour pouvoir avoir un contrat officiel). Les deux exceptions notables étant : un tableau présentant Winston Churchill faisant un discours au sommet de Big Ben, et un tableau consacré à la mode anglaise au cours duquel apparaîssaient les mannequins britanniques les plus célèbres, dont en particulier Kate Moss et Naomi Campbell (mais j'ai trouvé ce tableau un peu "décalé" par rapport au reste…).
Bien sûr, l'humour anglais était aussi à l'honneur (comme lors de la cérémonie d'ouverture avec "Mr Bean") wink. Cette fois, c'est Eric Idle, des Monty Python, qui a entonné la célèbre chanson "Always Look on the Bright Side of Life" (un tableau d'ailleurs un peu trop long à mon goût…).
Le reste de la cérémonie (toute la partie centrale, la plus intéressante) était donc un gigantesque concert, réunissant sur une même scène les légendes du rock anglais et les icônes de la pop britannique, dont les plus connues :
  • Les "Spice Girls", le plus fameux "girls band" de l'histoire (40 millions de disques vendus dans le monde, en seulement 2 albums), formé en 1994 puis séparé en 2001, et exceptionnellement reformées pour l'occasion : les cinq Anglaises n'étaient plus apparues ensemble sur scène depuis quatorze ans. Et franchement, cela a été le meilleur moment de la soirée ! big_smile (et qui d'ailleurs a vraiment lancé la soirée…) Pourtant, je ne suis pas particulièrement fan, mais il faut avouer que l'ensemble du tableau était bien chorégraphié, et l'enthousiasme des filles vraiment réel et communicatif (elles se donnaient vraiment à fond, surtout Mme Beckham ! wink). Arrivées dans des taxis londoniens, les Spice Girls ont interprété leurs principaux succès, d'abord ensemble sur scène, puis perchées chacune sur les toits des taxis qui faisaient le tour du stade, sous les cris de la foule reprenant les paroles en chœur.
  • Liam Gallagher, mais sans son frère : pas de reformation en revanche pour Oasis (Liam étant fâché avec son frère Noël depuis 2009), mais tout de même une interprêtation de "Wonderwall", la chanson la plus connue du groupe.
  • Annie Lennox, mais sans Dave Stewart : la voix d'Eurythmics a interprêté une chanson perchée sur un bateau géant, un tableau étonnant.
  • Les disparus n'ont pas été oubliés : tout d'abord Freddie Mercury, dont a été diffusé une vidéo sur un écran géant s'élevant au centre du stade, et dans laquelle il fait chanter le public lors d'un concert à Wembley en 1986. Ce moment de souvenir est suivi d'une prestation live de Brian May, guitariste et compositeur de nombreux titres de Queen, qui a joué une version de "We Will Rock You" avec la chanteuse soul Jessie J. Autre moment particulièrement émouvant, l'hommage à John Lennon : son visage étant matérialisé sur le terrain, des enfants ont chanté "Imagine" en chœur, tout en traduisant les paroles de paix de la chanson en langage des signes… roll
  • Beaucoup d'autres artistes (dont George Michael, Madness et Take That) se sont produits, et d'autres moins connus en France, mais toutes les prestations étaient réussies.
JO Londres 2012
(Panoramic)
La cérémonie a en fait connu 3 parties (selon moi) : 25-30 minutes au début, moyenne, 1h30 au milieu, super géniale (le concert), et plus d'une heure à la fin, super chiante… En effet, on est arrivé à la partie tradition… Et c'est reparti comme tous les 2 ans (car aux Jeux d'Hiver, c'est le même processus) :
  • on monte le drapeau grec, on descend le drapeau olympique (le tout étant fait par des militaires, dont on se demande à chaque fois ce qu'ils font là… blink), on joue les hymnes… On en est déjà à près de 10 minutes inutiles.
  • on écoute (ou pas…) les discours. Celui du responsable de l'organisation (qui remercie les volontaires, et bla-bla-bla…), puis celui du président du CIO (qui remercie la ville, qui salue les athlètes, et bla-bla-bla, et qui termine TOUJOURS en disant que ces Jeux étaient "les meilleurs"…). Franchement, puisque ces discours sont toujours les mêmes (presque mot à mot), on pourrait les virer de la cérémonie et juste envoyer un communiqué de presse, non ? neutral
  • là, on arrive à 30 minutes inutiles, et il reste le "passage de drapeau" à la ville suivante (Rio en l'occurence), avec encore un cérémonial désuet (il faut faire tourner le drapeau 4 fois… franchement c'est débile…).
  • ensuite, c'est l'extinction de la flamme, qui là peut être intéressante si elle est réalisée de façon originale. Cela n'a pas été le cas à Londres (contrairement à Pékin).
  • enfin on présente la ville hôte suivante : le tableau réalisé à Pékin pour Londres était bon. Celui fait à Londres pour Rio était bof (même avec la présence de l'ex-footballeur Brésilien Pelé).
Heureusement, après toute cette partie inutile, la conclusion de la cérémonie apporte un peu de joie. Si la cérémonie d'ouverture s'était achevée par la performance de Paul McCartney, le metteur en scène a cette fois fait appel à The Who, légende du rock, qui ont interprété leurs morceaux les plus emblématiques smile.

Bilan de l'organisation


Comme toujours, il y a des "plus" et des "moins"…
Globalement, en ce qui concerne les craintes avant ces Jeux (en particulier au niveau des transports), ces écueils ont été évités. Mais d'autres "couacs" ont émaillé cette Olympiade.
  • Sécurité (+ et -) : les débuts ont été quelque peu chaotiques, avec la mobilisation en urgence de 4 700 soldats supplémentaires, après la défaillance de la société censée fournir ces services. Mais le gouvernement, hanté par les attentats qui ont fait 52 morts à  Londres en 2005 (le lendemain même de la désignation de la ville pour organiser ces JO), avait prévu un dispositif de sécurité exceptionnel : des missiles sur  les toits, des avions de chasse en alerte, un espace aérien contrôlé par  l'armée, un porte-hélicoptères sur la Tamise, sans compter le déploiement de 40 000 hommes, dont 18 000 militaires. De quoi donner aux sites olympiques des allures de forteresse, avec  portiques de détection, fouilles à l'entrée et soldats en faction… Le côté positif est évidemment qu'aucun incident n'est intervenu (à part le jet d'une bouteille en plastique sur la piste d'athlétisme). Le côté négatif est que certains athlètes ou accompagnateurs ont parfois eu du mal à accèder aux zones auxquelles ils avaient pourtant droit à cause du zèle des contrôleurs - militaires ou civils. Pareil pour les journalistes, confinés parfois à 12 dans des "zones mixtes" de 2 m2 et qui avaient l'interdiction de faire des interviews dans des parties pourtant vides situées juste à côté (Note : on aura noté par contre le "merveilleux oubli" wink des bénévoles qui ont laissé Laure Manaudou venir embrasser son frère, une des grandes scène de ses Jeux, qui n'aurait pourtant jamais dû exister…).
  • JO Londres 2012
    (Damien Meyer / Afp)
    Transports (+ et -) : les milliards investis en amont pour améliorer un réseau déjà saturé n'ont certes pas empêché plusieurs pannes de métro, ni les spectateurs de s'entasser dans des rames souvent bondées. Mais la grande pagaille tant redoutée a été évitée : le "tube", qui n'avait jamais transporté autant de passagers de son histoire (60 millions de trajets, soit 30% de plus que la normale), a tenu bon smile. Le "Javelin", liaison ferroviaire express desservant le parc olympique, a aussi donné un coup de pouce (de même que le départ en vacances de 19% des Britanniques wink). Du côté des aéroports, Heathrow, où ont transité 80% des visiteurs, a aussi fait mentir les pessimistes qui se demandaient comment l'aéroport, déjà au bord de la congestion en temps normal, allait résister. Plusieurs années  de préparation et 20 millions de livres (25 millions d'euros) d'investissement lui ont  permis d'absorber le flot. Et des renforts aux contrôles aux frontières ont évité d'interminables files d'attente. Rien à voir avec les réportages alarmistes des médias Français avant les Jeux… roll
    Côté négatif, beaucoup ont critiqué les distances entre les différents sites, et même dans le parc olympique, qui obligeaient à marcher longtemps avant d’atteindre son siège dans les tribunes ou sa place en zone mixte.
  • Public (+) : même s'il y a eu une polémique au début sur un certain nombre de places vides, cela s'est réglé par la vente de billets supplémentaires. Et globalement, l'ambiance sur les différents sites était au rendez-vous. Mention spéciale au vélodrome (ambiance extraordinaire) et au stade olympique, plein comme un œuf dès le matin pour les qualifications.
  • Ambiance Londres (-) : en revanche, peu d'ambiance dans Londres même, une grande partie des habitants ayant préféré fuir la ville pendant les Jeux, certains commerçants accusant même les JO d'avoir transformé une partie de Londres en désert.
  • Les sites (+) : Londres avait l'avantage de disposer de sites emblématiques pour la pratique de certains sports, comme Wembley pour le football, Eaton pour l'aviron, et évidemment Wimbledon pour le tennis. Cela aide. Mais certaines constructions, comme le nouveau vélodrome, était elles-aussi extraordinaires. Mon coup de cœur reviendra tout de même au site choisi pour les épreuves de tir à l'arc : impressionnant, majestueux…
  • Les "couacs" (-) : le plus important reste l'erreur de drapeau lors d'un match de football, qui aurait pu se transformer en incident diplomatique majeur (et pour une fois, la Corée du Nord a réagi avec intelligence… wink2). On peut également regretter les quelques "arrangements avec les règles" (à la limite de la tricherie) de quelques athlètes, notamment en cyclisme sur piste et canoë-kayak (les 2 étant l'œuvre des Britanniques… blink). Enfin, on notera plusieurs problèmes, qui ne sont pas liès à Londres ou au comité d'organisation, mais bien au CIO lui-même :
    - le problème du système de poule dans les sports collectifs, avec en plus des conséquences diverses : les équipes de badminton qui avaient fait en sorte de perdre leur match intentionnellement ont été exclues, alors que l'équipe de basketball de l'Espagne a fait exactement la même chose pour éviter les États-Unis et n'ont pas été sanctionnés unsure. Il est vrai que les Espagnols l'ont joué "plus fine"… rigole
    - le problème des juges en boxe : cela fait longtemps que ça dure, il faudrait voir à faire quelque chose… neutral Par exemple, comme en taekwondo, avec une mesure électronique des coups (mais c'est plus compliqué en boxe).
  • Le temps (-) : tout le monde s'est plaint du temps mitigé sur Londres. On n'avait parfois pas l'impression d'être en été. Mais de cela non plus, les organisateurs ne sont pas responsables !! smile
Le cyclisme aux Jeux Olympiques est scindé en 4 sports, considérés comme indépendants :
  • le cyclisme sur route.
  • le cyclisme sur piste.
  • le BMX.
  • le cross (ou "mountain bike").
Après le bilan route et piste, je regroupe dans cet article les bilans des deux autres disciplines : BMX et VTT (ou "cross-country").

Cyclisme BMX


Les faits :
  • 2 épreuves au programme (hommes et femmes), 5 pays différents médaillés (pour 6 médailles).
  • À noter que la Colombie réussit à remporter 2 médailles (1 or, 1 bronze), une dans chacune des épreuves (et donc le même jour, ce qui est une première pour ce pays).
Les médailles :

Cycling_BMX Cyclisme BMX
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Colombie  Colombie1012
2Lettonie  Lettonie1001
3Australie  Australie0101
 Nouvelle-Zélande  Nouvelle-Zélande0101
5Pays-Bas  Pays-Bas0011

Les français :
  • Grosse déception, autant chez les hommes que chez les femmes. Parmi les 5 engagés (3 hommes, 2 femmes), quatre avaient de réelles chances de médailles, voire de titre olympique.
  • Résultats : deux 11ème places chez les hommes (dont pas de finale), et si les deux femmes sont bien allées en finale, elles ont finalement terminé 4ème et 7ème.

Cyclisme VTT


Les faits :
  • 2 épreuves au programme (hommes et femmes), 6 pays médaillés (donc chacun repart avec une médaille).
Les médailles :

Cycling_VTT Cyclisme VTT
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1République Tchèque  République Tchèque1001
 France  France1001
3Allemagne  Allemagne0101
 Suisse  Suisse0101
5Italie  Italie0011
 Etats-Unis  Etats-Unis0011

Les français :
  • Le bilan est très bon chez les femmes avec la médaille d'or de Julie Bresset (l'autre Française étant 26ème).
  • En revanche, déception chez les hommes, avec l'abandon de Julien Absalon qui visait clairement l'or (les autres terminent 11ème et 29ème).
La boxe, sport emblématique des Jeux, voyait cette année l'entrée des femmes (comme en lutte), mais seulement dans 3 catégories de poids (contre 10 chez les hommes).

Les faits :
  • 13 épreuves sont au programme, 10 catégories chez les hommes, contre 3 chez les femmes (nouveauté 2012).
  • 20 pays différents ont été médaillés.
Les médailles :

Boxing Boxe
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Grande-Bretagne  Grande-Bretagne3115
2Ukraine  Ukraine2125
3Cuba  Cuba2024
4Russie  Russie1236
5Irlande  Irlande1124
 Kazakhstan  Kazakhstan1124
7Chine  Chine1113
8Japon  Japon1012
 Etats-Unis  Etats-Unis1012
10Italie  Italie0213

Les français :
  • Un mauvais bilan, les 5 représentants Français (pas de femme engagée) ayant au mieux atteint les quarts de finale neutral.
  • Évidemment, on reparlera longtemps du sentiment d'injustice entourant les éliminations de Nordine Oubaali et de Alexis Vastineblink.
Encore un sport que l'on ne voit pratiquement qu'aux Jeux Olympiques, la gymnastique rythmique sert souvent de "bouche-trou" pour les télévisions en fin des Jeux…

Les faits :
  • 2 épreuves seulement, le concours individuel (multiple engins) et le concours par équipe.
  • La Russie domine ce sport depuis longtemps (un peu comme la natation synchronisée). Seuls 3 pays ont été récompensés.
Les médailles :

Gymnastics_rythmic Gymnastique rythmique
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie2103
2Bélarus  Bélarus0112
3Italie  Italie0011

Les français :
  • La France n'était pas qualifiée parmi les 8 nations à participer au concours par équipe.
  • La seule participante au concours individuel ne s'est pas qualifiée pour la finale (10 concurrentes) en se classant 13ème des qualifications.
La lutte est en fait le regroupement de trois disciplines : la lutte gréco-romaine, la lutte libre et la lutte féminine. Les deux premières sont exclusivement masculines, alors que la dernière est réservée aux femmes et fait son entrée à ces Jeux de Londres.

Les faits :
  • 18 épreuves au total, 14 chez les hommes (7 catégories en gréco-romaine, 7 catégories en libre) et seulement 4 chez les femmes (en libre). C'est pour l'instant le sport où la parité est la moins représentée, mais c'est déjà bien que les femmes accèdent aux Jeux pour la première fois.
  • 29 pays différents récompensés, dont la France qui termine à la 22ème place, ex-aequo avec les huit autres pays qui n'ont obtenu qu'une médaille de bronze. La diversité s'esplique par le nombre important de catégories et par le fait que comme dans tous les sports de combat on distribue deux médailles de bronze à chaque fois (soit un total de 72 médailles)
  • À part les 4 premiers pays du classement, dont surtout la Russie qui domine avec 11 médailles dont 4 titres, la plupart des autres pays ne récoltent qu'une seule médaille, et on trouve un grand nombre de "petits" pays.
Les médailles :

Wrestling Lutte
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Russie  Russie42511
2Japon  Japon4026
3Iran  Iran3126
4Azerbaïdjan  Azerbaïdjan2237
5Etats-Unis  Etats-Unis2024
6Cuba  Cuba1012
 Ouzbékistan  Ouzbékistan1012
8Corée du Sud  Corée du Sud1001
9Géorgie  Géorgie0336
(…) 
22*France  France0011

Les français :
  • Une seule médaille, en bronze pour Steeve Guenot en gréco-romaine (après l'or à Pékin en 2008). Son frère Christophe, bronzé à Pékin termine cette fois 7ème, alors qu'un autre Français prend la 5ème place de sa catégorie.
  • Il y avait 4 Français engagé en gréco-romaine (qui ont donc pas trop mal réussi), 1 en libre et 1 en lutte féminine (ces deux disciplines ayant par contre déçu).
Même si la seizième et dernière journée est forcément un peu plus courte (la soirée étant occupée par la cérémonie de clôture), il reste néanmoins des médailles à distribuer dans 10 sports (26 étant déjà terminés).
La journée commence traditionnellement par le marathon masculin qui conclut les épreuves d'athlétisme, et est rythmée par la compétition du pentathlon moderne féminin (qui dure de 9h à 19h, et qui distribuera le dernier titre olympique de ces Jeux de Londres 2012) ainsi que les dernières finales des sports collectifs (ainsi que les matchs pour la médaille de bronze).

Marathon JO Londres 2012
(Panoramic)
Marathon (H) : depuis les Mondiaux 2007, le marathon hommes (cf.photo ci-contre) demeurait une affaire kenyane dans tous les événements planétaires. C'est dire l'exploit qu'a accompli l'Ougandais Stephen Kiprotich en devenant champion olympique sur les 42,195 km (en 2h08'01"). Le jeune marathonien de 23 ans n'est que le deuxième athlète de son pays à accéder à un titre olympique après John Akii-Bua (400 m haies aux JO 1972). Peu de monde, pour ne pas dire personne, avait parié sur celui qui possède un record à 2h07'20" (soit presque égalé ce dimanche). Lâché au 35ème kilomètre par Abel Kirui et Wilson Kipsang, respectivement double champion du monde en titre et vainqueur du marathon de Londres en 2012, l'Ougandais semblait devoir se contenter d'une médaille de bronze déjà suffisante à son bonheur. Mais quelques hectomètres plus loin, revenant de nulle part, Kiprotich plaçait une accélération foudroyante qui laissait ses adversaires sur place. Il s'impose  devant les Kenyans Abel Kirui (+ 26") et Wilson Kipsang (+ 1'36"). Le Kenya repart de Londres un peu frustré, et termine derrière son rival Éthiopien au tableau des médailles (3 médailles d'or contre 2).

VTT (H) : Julien Absalon, champion olympique à Athènes et Pékin, ne deviendra pas le premier champion français à décrocher trois titres olympiques consécutifs. Comme Tony Estanguet il y a quatre ans à Pékin, le leader français du VTT a vu ses espoirs de triplé se convertir en une désillusion, quittant la course sur abandon avant même le tiers du parcours. Après un bon départ, tout est allé de travers pour le double tenant du titre. Il a d'abord été victime d'un ralentissement suite à une chute collective devant lui. Quelques instants plus tard, Julien Absalon a surtout été victime d'une crevaison au pire endroit, alors qu'il tentait de revenir sur le groupe de tête. Dès lors nettement distancé, et après avoir changé sa roue, il s'est retrouvé 27ème à la fin du premier tour, à 54 secondes de la tête. Touché moralement, il a alors préféré jeter l'éponge et mettre pied à terre, sans plus aucun espoir de podium.
Même si ces incidents étaient sans doute durs à admettre pour Julien Absalon, d'autant que ce parcours lui convenait (il s'y était imposé avec autorité plus tôt dans l'année), cet abandon me semble peu conforme à l'esprit olympique hmm. La veille, le marcheur Yohann Diniz, dans des circonstances comparables (il visait une médaille, et était dans le groupe de tête avant de chuter et de perdre tout espoir de bien figurer), avait tenu à marcher plus d'une heure de plus pour terminer l'épreuve… Deux champions Français, deux attitudes opposéesneutral
Le reste de l'équipe de France s'est battue, elle : Jean-Christophe Péraud n'a certes jamais été dans le coup, mais il a terminé (29ème, à 8 minutes du vainqueur). Quant à Sébastien Tempier, longtemps installé à la 6ème place, il a tenté de se mêler à la lutte pour le podium mais n'a pu tenir la distance, et a finalement terminé au 11ème rang (à 2'23"). Note à FranceTV sur ce sujet : ils n'ont pas d'ordinateur connecté à Internet chez FranceTV ? Les commentateurs semblaient perdus sur cette course, attendant que les places et les écarts s'affichent sur l'écran pour donner des nouvelles du/des Français. Or, comme la réalisation télévisuelle n'était pas au top, ces écarts ne s'affichaient qu'à l'issue d'un tour (5,2 km). Mais sur Internet, les données intermédiaires (tous les 2 kms) étaient mises à jour en direct, on pouvait donc parfaitement suivre la progression des coureurs même s'il n'étaient pas à l'image… roll
Le titre est revenu au Tchèque Jaroslav Kulhavy, qui a devancé d'un cheveu (1 seconde, sur 1h30' de course…) le Suisse Nino Schurter. L'Italien Marco Aurelio Fontana a pris le bronze (à 25"). Ces trois-là ont réalisé toute la course en tête.

Sports collectifs :
(note : bilan à suivre, ce sera a priori le dernier de la série, avec tous les résultats complets).

Volleyball (H) : une finale incroyable !! (que j'ai suivie par bribes, à cause des autres finales en parallèle). Le Brésil était hyper-favori face à la Russie. Et de fait, les Brésiliens menaient 2 sets à 0, avec même balle de match contre eux au troisième. Mais après avoir justement sauvé ces deux balles de match et remporté de justesse le 3ème set, la Russie a fait perdre la tête au Brésil. Ils remportent les deux sets suivants, et les Russes deviennent champions olympiques après une victoire 3 sets à 2 (le cinquième set étant une sorte de "tie-break", en 15 points au lieu de 25).

Basket (H) : les Etats-Unis de LeBron James conservent leur titre olympique contre l'Espagne, qui a pourtant mené la vie dure aux Américains (107-100) pendant trois-quarts temps. Pour les Etats-Unis, il s'agit du quatorzième titre olympique. Seuls 1972, 1980 (boycott), 1988 et 2004 ayant échappé à la nation à la bannière étoilée depuis l'avènement du basket aux Jeux.

Handball France
(Matthias Schrader / AP)
Handball (H) : l'équipe de France de hand conserve elle-aussi son titre olympique (cf. photo ci-contre) en battant la Suède (22-21).
Les "Experts" entrent encore un peu plus dans l'histoire.

Depuis quatre ans, la France a presque tout gagné : deux titres olympiques (2008, 2012), deux de championne du monde (2009, 2011) et un de championne d'Europe (2010).
Ce dernier succès lui permet d'effacer définitivement son seul échec, la déception de l'Euro en janvier, en Serbie, où ils avaient pris la 11ème place. Cruel pour les Suédois qui essuient leur quatrième défaite en autant de finales olympiques.

Le match a été assez peu passionnant, les Français possédant toujours une avance de 2-3 buts. Seule la fin a été plus serrée, la Suède parvenant enfin à combler son retard. En vain, il n'y avait pas grand chose à faire face à ces Bleus-là.

Le "fil rouge" de la journée :
Pendant toute cette journée, j'ai suivi (sur Internet) la compétition de pentathlon moderne féminin. D'une part c'est une discipline que l'on ne voit qu'aux JO, et d'autre part il y avait 2 Françaises engagées. Amélie Cazé est la plus expérimentée (3èmes JO, triple championne du monde) et notre meilleur espoir de médaille. Quant à Éŀodie Clouvel, c'est probablement l'une des plus belles athlètes Françaises engagées à Londres (et d'ailleurs la seule Française présente dans le classement des plus belles femmes présentes toutes délégations confondues, publié par un célèbre magazine avant les Jeux… wink).

Pentathlon moderne (F) : comme son nom l'indique 5 épreuves sont au programme sur une seule journée (de 9h00 à 19h00). Dans l'ordre : escrime, natation, équitation, tir et course, les deux dernières étant désormais réunies (comme sur le biathlon : on tire et on court dans la même "course").

--> Escrime : comme chez les hommes la veille, il y a 36 qualifiées, et tout le monde se rencontre. Soit 35 combats à l'épée, d'une minute maximum, la première qui touche gagne, si personne ne touche, cela compte pour une défaite pour les deux concurrentes. Évidemment, c'est le genre d'épreuve qui ne peut pas vraiment être télévisée (même en flux sur Internet), la réalisation choisit un combat parmi 18 (et si on a de la chance, on voit une Française pendant une minute… lol). Cela se suit donc sur les données "texte", qui enregistrent successivement toutes les victoires/défaites.
Cette épreuve d'escrime ne se passe pas trop bien pour nos Françaises : à la fin, Amélie Cazé est 11ème ex-aequo (19 victoires, 16 défaites), Elodie Clouvel est 25ème ex-aequo (15 succès, 20 revers). Note : tout cela se traduit en points. La première gagne 1000 points, les places suivantes s'échelonnent tous les 24 points, ce qui correspond à 6 secondes (car rappel : à la dernière épreuve, c'est le temps d'avance ou de retard qui comptera lors du départ de la course finale… Donc à l'issue de cette première épreuve, les Françaises enregistrent un retard respectif de 36" et 1'00").

--> Natation : c'est le point fort des Françaisessmile Et cette fois, cela peut être télévisé puisque les deux Françaises font partie de la dernière série (la plus rapide). Il s'agit d'un 200 m nage libre. Elles ne déçoivent pas : Élodie prend la 3ème place de cette épreuve (cf. photo ci-dessous), Amélie la 4ème. Bizarrement, le calcul des points n'est pas le même que sur l'épreuve précédente (et cela va encore être le cas sur l'épreuve suivante, ce qui rend ce sport assez difficile à suivre, je l'avoue… blink).
Bref, à l'issue de la natation les Françaises sont remontées au classement général : Amélie Cazé est désormais 5ème (à 52 points, soit 13"), et Élodie Clouvel est 13ème (à 128 points, soit 32").

Eŀodie Clouvel
--> Équitation : c'est l'épreuve la plus aléatoire. En effet, les chevaux sont déterminés au hasard, et les cavalières n'ont qu'un temps très court pour se familiariser avec leur monture. Il y a 18 chevaux, donc chacun sera monté par 2 concurrentes. Et il y a vraiment de "mauvais" chevaux… roll Par rapport aux épreuves d'équitation "classiques", il y a une vraie différence : sur le pentathlon, on voit SOUVENT des chevaux refuser des obstacles, voire désarçonner leur cavali(er/ère). Et pourtant les obstacles sont moins hauts (ce qui est normal) que lors de la compétition d'obstacle classique.
C'est encore le cas aujourd'hui : celles qui ont tiré "Zafira" en cheval, n'ont pas eu de chance. C'était de loin le plus mauvais cheval (quelque soit la compétence de la cavalière, quand un cheval ne veut pas sauter, il ne saute pas…) : 33ème et 36ème (dernière) place pour ce cheval… 3 cavalières n'ont même pas fini le concours (au bout d'un certain temps, les juges interrompent l'humiliation), et plusieurs sont tombées. On ne peut que compatir avec ses cavalières qui ont tiré un mauvais cheval (l'une d'entre elles fait du coup un "zéro" point… sad).
Pour les Françaises, j'ai suivi le concours en direct (abandonnant pour un temps le basket, et ayant toujours un œil sur le hand), justement pour voir à l'avance les chevaux évoluer avec les candidates du groupe précédent. Et leur résultat fait mentir les statistiques. Pour Éŀodie, le cheval semblait bon (6ème place avec lui, 2 pénalités), mais elle ne prend que la 27ème place de l'épreuve (4 pénalités, plus du temps dépassé). Pour Amélie en revanche le cheval semblait mauvais (35ème place pour celle qui l'avait monté avant, soit avant-dernière), mais elle a vraiment assuré ! Elle termine à la seconde place ex-aequo de cette épreuve, avec un seul obstacle loupé.
Note : comme j'ai regardé TOUTE l'épreuve sur Internet, sans commentaire, j'ai très vite identifié l'obstacle majeur du parcours. J'ai pas les chiffres précis, mais je pense qu'au minimum 80% des concurrentes ont chuté sur cet obstacle en fin de parcours, que j'ai appelé "la poste" parce que les deux piliers sont en forme des fameuses boites à lettres londoniennes wink. L'obstacle était donc TRÈS rouge, puisque la barre était également de cette couleur, c'est peut-être ce qui a fait peur aux chevaux. Au fil des concurrentes, c'est devenu L'OBSTACLE à passer, et sans surprise c'est sur cet obstacle que la Française a eu sa seule pénalité ! Pour info, il n'y a eu qu'un seul sans faute (sur 36), et 3 parcours avec une seule faute (dont la Française).
À l'issue de cette troisième épreuve, Amélie Cazé est classée 3ème du classement général : elle s'élancera sur la dernière course avec seulement 2 secondes de retard sur les leaders. Élodie a rétrogradé à la 18ème place (à 51").

--> Tir + Course : les concurrentes s'élancent dans l'ordre de leur classement, avec des secondes de retard par rapport aux trois premières épreuves (exactement comme en biathlon lors de l'épreuve qui suit le sprint). C'est un 3000 m, émaillé de 3 séances de tir (l'une en tout début, les deux autres après 1 km).
C'est la toute dernière épreuve de ces Jeux Olympiques (toutes les finales de sports collectifs sont terminées), et on a une Française en lice pour une médaille… (et en plus, MOI j'ai suivi son parcours sur la journée wink).
Malheureusement, ça coince dès le premier tir (organisé dès le début de cette course finale). Alors que les 2 secondes de retard au départ semblaient très peu, cela devient vite plusieurs dizaines de secondes, et cela se confirme lors des tirs suivants. Et pour les deux Françaises, qui semblent toutes deux TRÈS à la traîne sur cette dernière épreuve combinée. Sur cette épreuve combinée, elles finissent 32ème et 34ème (et il n'y a plus que 35 engagées). Un vrai problème, sachant que cette course finale s'avère DÉTERMINANTE : en effet, à l'issue des 3 premières épreuves les 10 premières du classement général n'étaient espacées que de 30 secondes. Tout ça pour ça… neutral On voit bien qu'en tir, chaque tir raté coûte au moins 20 secondes, du coup je trouve que les compétitions ne sont PAS ÉQUILIBRÉES. C'est dommage…
Ceci dit, les Françaises ont été mauvaises en tir (et pas excellentes en course pure), et même avec une revalorisation des épreuves précédentes elles n'auraient pas fini sur le podium. Lequel est constitué de la Lithuanienne Laura Asadauskaite (et donc dernière tête couronnée de Londres 2012, et elle aussi fort jolie, même si elle n'est pas du niveau d'Élodie Clouvel wink), devant la Britannique Samantha Murray et la Brésilienne Yane Marques. Amélie Cazé finit 18ème (à plus de 2 minutes, on voit la différence avec les 2 secondes du départ… sad), et la belle Élodie Clouvel termine 31ème, elle aussi pénalisée par la dernière épreuve.

Les compétitions sont terminées. Place à la cérémonie de clôture et les différents bilans…

(Note, à suivre : TOUS les bilans par sport restants et la cérémonie de clôture. Ainsi que les 3 bilans traditionnels : France, TV et global).
Le taekwondo est un sport de combat assez spectaculaire.

Les faits :
  • 8 catégories au programme (4 hommes et 4 femmes), et 21 pays différents médaillés. Ce dernier chiffre est énorme considérant le nombre d'épreuves. Même si 2 médailles de bronze sont distribuées dans chaque catégorie (comme au judo ou en boxe), et que cela fait donc un total de 32 médailles, la diversité des pays représentés dans le classement est particulièrement importante.
  • La France s'en sort bien avec 2 médailles féminines (1 argent, 1 bronze), soit 100% du quota engagé wink2.
Les médailles :

Taekwondo Taekwondo
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Espagne  Espagne1203
2Chine  Chine1113
3Corée du Sud  Corée du Sud1102
 Turquie  Turquie1102
5Grande-Bretagne  Grande-Bretagne1012
 Italie  Italie1012
7Argentine  Argentine1001
 Serbie  Serbie1001
9France  France0112

Les français :
  • Excellents big_smile.
  • Deux médailles (1 argent, 1 bronze), donc toutes les Françaises engagées ont été médaillées ! roll. Il faudrait peut-être envoyer un plus gros contingent aux prochains Jeux…
La voile est un sport difficile à diffuser pendant les Jeux car les compétitions se déroulent sur de nombreuses manches (et sur plusieurs jours), et seule la dernière manche fournit le classement général.

Les faits :
  • 10 épreuves au programme (6 hommes, 4 femmes), 15 pays différents médaillés.
  • La France termine avec une médaille de bronze.
Les médailles :

Sailing Voile
RangPaysOrArgentBronzeTotal
1Australie  Australie3104
2Espagne  Espagne2002
3Grande-Bretagne  Grande-Bretagne1405
4Pays-Bas  Pays-Bas1113
5Nouvelle-Zélande  Nouvelle-Zélande1102
6Suède  Suède1012
7Chine  Chine1001
8Danemark  Danemark0112
 Finlande  Finlande0112
(…) 
12*France  France0011

Les français :
  • Petite déception. La France avait un bateau engagé dans chacune des 10 catégories (mono et en équipage, hommes et femmes), et au final seul Jonathan Lobert décroche une médaille de bronze. neutral
  • C'est moins bien qu'à Pékin où 3 médailles avaient été remportées (1 argent, 2 bronze).
  • Néanmoins, les bateaux n'ont pas si mal marchés, collectionnant les places d'honneurs : on a eu les places de 4ème à 10ème (toutes 1 fois) wink.
  • Sports 
  • » JO 2012