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#1INFOGRAPHIE - Sénatoriales, qui sont les grands électeurs??  

La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) | Les élections sénatoriales organisées dimanche 24 septembre vont permettre de renouveler 171 sièges. Élus pour six ans, les sénateurs seront tenus, à partir du 2 octobre, de se mettre en conformité avec la loi sur le non-cumul d'un mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale. Qui sont les grands électeurs??
La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) |

La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) |

La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) | Comment est choisi ce collège électoral?? Les députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux font automatiquement partie du collège électoral. En revanche, le nombre des délégués des conseils municipaux dépend du nombre des communes et de l'effectif des conseils municipaux. Les délégués représentent de loin le groupe le plus important. Ces délégués sont élus par les conseils municipaux, en fonction de la taille de la commune. Pour pouvoir être élus, ils doivent être de nationalité française et bénéficier de leurs droits civiques et politiques. Pour les sénateurs représentant les Français de l'étranger, le collège électoral est composé des députés et sénateurs des Français de l'étranger, des conseillers et des délégués consulaires. Répartition du collège électoral pour dimanche 24 septembre?:
La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) |

La Croix - France(Aujourd'hui 17:34:05) | Un scrutin majoritaire Les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège d'environ 162 000 « grands électeurs ». Dimanche, seule la moitié des sénateurs étant renouvelée, le collège sera composé de 76 359 membres. Le scrutin est majoritaire à deux tours dans les départements qui ont un ou deux sénateurs (35 sièges concernés cette fois-ci), proportionnel ailleurs (136 sièges). Pour le scrutin uninominal, comme pour les législatives, le titulaire et son suppléant ne peuvent pas être du même sexe. Pour le scrutin à la proportionnelle, les listes doivent être constituées en alternance d'un homme et d'une femme. Les candidats doivent être âgés d'au moins 24 ans depuis 2011, contre 30 ans auparavant. À lire?: Le Sénat devrait rester dans l'opposition

#2Code du travail: pourquoi Macron met en scène la signature des ordonnances  

Les Echos - France(Aujourd'hui 17:21:33) | Le chef de l'Etat a, ce vendredi, signé en direct devant les caméras les cinq ordonnances réformant le droit du travail.  «Un moment clef », a insisté la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

#3La France insoumise et le Venezuela, une longue histoire  

La Croix - France(Aujourd'hui 17:20:05) | Après des mois de crise au Venezuela, le régime de Nicolas Maduro et l'opposition semblent prendre le chemin du dialogue. Néanmoins, la situation reste tendue. Lundi 11 septembre, le haut-commissaire aux droits de l'homme a demandé une enquête internationale sur l'usage excessif de la force par les autorités, estimant qu'il pourrait s'agir de crimes contre l'humanité. À plusieurs reprises ces dernières semaines, Jean-Luc Mélenchon a minimisé la responsabilité du régime de Nicolas Maduro, pourtant mis en cause par l'ONU. Dans une interview à Marianne, le leader de La France insoumise décrit l'opposition comme étant « scindée en deux groupes?: l'un est ouvertement fasciste et extrêmement violent (...) », l'autre « glorifie Pinochet comme un "démocrate" qui a su repousser les "rouges"?! ». Ces déclarations font écho à celles qu'il avait faites sur BFMTV-RMC le 5 septembre, où il avait « condamné » l'opposition. Des chiffres erronés Interrogé sur les violences en prison, Jean-Luc Mélenchon a répondu?: « Je suis d'accord avec l'ONU et je dis que ce n'est pas bien. » Mais concernant le nombre de morts dans les manifestations, l'ancien candidat à la présidentielle affirme que sur les « 100 morts, 70 sont des forces de l'ordre et des chavistes et les autres des opposants ». Dans un rapport publié le 30 août, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme évoque « 124 décès liés au mouvement de contestation », dont, fin juillet, « 46 (...) pouvaient être imputés aux forces de sécurité et 27 aux colectivos, des groupes armés pro-gouvernementaux. Pour les 51 autres décès, aucune responsabilité n'a pu encore être établie ». Dans Marianne, Jean-Luc Mélenchon répond?: « Admettons. Est-ce une raison pour glorifier une opposition qui attaque les policiers avec des voitures béliers, leur tire dessus et assassine des députés?? » À lire?: L'ONU dénonce la répression et la peur au Venezuela Le Venezuela, une source d'inspiration pour La France insoumise Pour comprendre pourquoi Jean-Luc Mélenchon se refuse à condamner fermement le régime de Nicolas Maduro, il faut revenir au début des années 2000. À l'époque, il est encore au PS et il observe la révolution bolivarienne engagée par Hugo Chavez. Il y trouve une source d'inspiration. Il découvre ainsi le référendum révocatoire qu'il inscrira dans son programme pour la présidentielle. Plaidant pour le passage à une VIe République en France, il étudie également le processus constituant qui a été lancé au Venezuela. C'est aussi là-bas qu'il comprend la puissance fédératrice du concept de « peuple ». « Ils se perçoivent eux-mêmes en tant que peuple et non en tant que salariés », explique-t-il dans Le Choix de l'insoumission (1). Et il ajoute?: « Il faut mesurer la force du choc de la révolution chaviste et bolivarienne. D'un coup se présente une lutte qui propose une ligne stratégique complète contre les politiques d'ajustements structurels, et contre l'oligarchie. Contre la caste des empires de presse et de l'aristocratie des possédants de toujours. » Un fort antiaméricanisme Quand le Venezuela est touché par la crise économique, sur fond de chute du cours de pétrole, Jean-Luc Mélenchon reconnaît la fragilité du modèle développé par Hugo Chavez. Néanmoins, il s'attache à mettre en avant les acquis sociaux résultant de la redistribution. « Je ne dis pas que tout est parfait ou génial, non. Je peux être très critique. Mais vous ne pouvez pas reprendre la propagande des agences américaines et systématiquement tout repeindre en fiasco », confie-t-il à la journaliste Marion Lagardère (2). En dénonçant le système chaviste, il ouvrirait la porte aux critiques sur son propre projet, qui vise à proposer une alternative au schéma économique et géopolitique actuel. À lire?: L'inquiétante dérive du Venezuela Pour celui qui se dit « profondément antiaméricain », tout est une question de rapport de force. Le Venezuela est l'une des composantes de l'opposition à l'« empire » américain, qu'il faut coûte que coûte maintenir unie. « Quelque erreur que fassent nos amis, nous ne perdons pas de vue que le principal responsable du mal, du désordre et des tentatives de guerre civile, c'est l'impérialisme américain », a-t-il ainsi lancé le 25 août aux « AmFis » d'été du mouvement à Marseille.

#4Que pourrait être un « sénat citoyen »??  

La Croix - France(Aujourd'hui 17:04:04) | La Croix?: Pourquoi cette idée d'un « sénat citoyen » surgit-elle dans les débats?? Loïc Blondiaux?: L'idée d'un sénat citoyen est significative de deux évolutions majeures. En premier lieu, le retour dans l'imaginaire de l'idée de tirage au sort, refoulée pendant des siècles. De plus en plus d'acteurs et de penseurs réfléchissent à la possibilité d'y recourir selon différentes modalités?: jurys citoyens plus ou moins éphémères, assemblées citoyennes dans une perspective de transition institutionnelle ou nouvelle institution fondée sur le tirage au sort. En second lieu, on assiste aujourd'hui à une pluralité de propositions qui visent soit à modifier la composition des assemblées, soit à les ouvrir davantage sur la société civile et à la discussion avec des citoyens. Sénatoriales, un scrutin et de multiples enjeux Quelles sont les différences entre ces propositions?? L. B.?: Elles doivent être examinées selon leur caractère plus ou moins radical. Il est très différent de concevoir une institution fondée exclusivement sur le tirage au sort, une assemblée à la composition mixte ou encore la création d'une troisième chambre. La première proposition, la plus radicale, ouvre, me semble-t-il, sur un conflit de légitimité potentiel entre citoyens élus et citoyens tirés au sort. Pour éviter un tel choc de légitimité, je suis davantage partisan de systèmes mixtes où l'on commencerait à donner aux institutions tirées au sort un pouvoir qui ne serait pas équivalent à celui des deux Assemblées existantes. Avec d'autres, je milite ainsi pour la création d'une troisième chambre citoyenne, la chambre du futur, qui remplacerait le Conseil économique et social actuel. Que changerait un sénat citoyen tiré au sort?? L. B.?: Tout dépend des prérogatives qui lui sont données. Si ce sénat de citoyens tirés au sort est doté de véritables pouvoirs législatifs et de sanction, il constitue une innovation qui soulève un certain nombre de questions. Parmi elles, les modalités de ce tirage au sort, les contraintes potentielles qui peuvent peser sur certains de ces citoyens, la présence possible parmi eux de militants politiques, les moyens d'expertise mis à disposition de cette assemblée, la durée du mandat de ces sénateurs citoyens et les conditions de la mise en suspens de leurs activités professionnelles... Comme souvent, le diable est dans les détails et la mise en place d'une telle assemblée promet d'être très complexe. Le Sénat devrait rester dans l'opposition Surtout se pose la question centrale en philosophie politique?: celle de la responsabilité. Quelle sera la capacité des citoyens qui n'auront pas été tirés au sort de contrôler, de peser et d'éventuellement mettre en cause les décisions prises par cette Assemblée?? Puisque ces nouveaux représentants ne brigueront pas d'autre mandat, quelles prises offriront-ils aux citoyens à l'extérieur??

#5Abdennour Bidar?: « Je réclame la création d'un ministère de la fraternité »  

La Croix - France(Aujourd'hui 15:30:58) | Abdennour Bidar Philosophe Comment comprendre la fraternité qui est une valeur en tension, entre politique et spirituel?? Abdennour Bidar?: La fraternité, c'est la qualité et l'intensité vivante du lien à l'autre. C'est un élan du coeur qui s'exprime dans les gestes de la solidarité, de la compassion, de l'accueil de la différence et du partage. Il y a notamment trois liens qui nous font grandir en humanité?: ce lien à l'autre, le lien à la nature et à l'animal, et enfin le lien à soi. Ils sont nourriciers pour notre âme et pour notre vie à la condition d'être cultivés. On ne naît pas fraternel, on le devient. Quand on met cela en pratique, de façon simple, au quotidien, on travaille sur soi, on dépasse les limites ordinaires de l'ego. On réalise peu à peu un progrès d'être et de conscience. Or le spirituel commence dans cet effort d'ouverture intérieure. Le projet est inséparablement spirituel et politique parce que « s'ouvrir intérieurement » demande à la fois un effort personnel et une société qui nous donne les moyens de le faire - par l'éducation aussi bien que par une certaine organisation des relations sociales, très loin de celle qui existe aujourd'hui. Emmanuel Macron, candidat qui s'est présenté comme celui de la bienveillance, est-il un président de la bienveillance?? A. B.?: Il est trop tôt pour juger de ce que sera sa présidence. Pour ma part, je réclame depuis des années la création d'un ministère de la fraternité... Et je ne désespère pas. Il aurait pour vocation d'encourager, d'accompagner partout la création de petits écosystèmes de fraternité, à l'école, au travail, dans les associations, les clubs sportifs... Il suffit de se réunir là où on est pour réfléchir ensemble à la façon d'améliorer la qualité de la relation humaine. Pas seulement de décider de règles de respect, de civilité mais aussi d'organiser des temps de partage de la convivialité, et d'imaginer toutes les pratiques possibles de collégialité, d'entraide. Bref, nous avons besoin d'une révolution générale par l'exercice d'une intelligence collective qui nous redonne les moyens concrets de retisser partout le lien de fraternité. Où en est l'initiative Fraternité générale (1) que vous aviez contribué à lancer il y a un an?? A. B.?: Notre but est de mettre en visibilité pendant quelques jours les efforts, les initiatives de celles et ceux qui s'engagent toute l'année au service de la fraternité. Nous sommes heureux des premiers succès?; mais nous le serons pleinement quand le nombre de tous ceux qui oeuvrent dans cette direction aura atteint une « masse critique » permettant de passer à une société où l'altruisme équilibrera la pulsion d'égoïsme. C'est la prise de conscience que nous essayons de générer?: si on est assez nombreux à s'engager dans nos quotidiens pour la fraternité, la société va changer?! Mais certains diront que la priorité est la fermeté face aux fondamentalistes, au contrôle des flux de migrants... A. B.?: L'urgence est d'éteindre les foyers d'intolérance et de haine et d'accueillir humainement les migrants. Mais encore une fois le communautarisme et la radicalité, tout comme notre difficulté à respecter la dignité des migrants, ne sont que les énièmes symptômes d'une société où les liens sont en souffrance. Il est temps maintenant d'agir sur les causes?: au niveau national et international, changer un système fait pour organiser entre les individus la compétition généralisée, le règne de l'argent qui crée des inégalités mondiales, et chez nous des ghettos sociaux. Nous vivons dans un monde dont la loi globale est le profit, au prix de la dissolution de tous les liens d'équité et de paix. Il s'agit donc d'entrer dans une résistance fraternelle, pacifique, en oeuvrant, même de façon modeste, à rouvrir des espaces où les gens qui ne se connaissaient pas se rencontrent. À chacun de décider, là où il est, à partir d'une question simple?: qu'est-ce que je peux faire, dans mon quartier, sur mon lieu de travail, et avec qui?? > A lire aussi?: Pauvreté : pour les associations les débuts du gouvernement sont « balbutiants » ------------------------------------- Fraternité, j'écris ton nom En 1789, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen pose le principe que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » mais ne se réfère pas au principe de fraternité. Pour les révolutionnaires, la fraternité est moins une vertu, un idéal, qu'un principe politique d'unité, le ciment de la nation. En 1791, la Constitution l'évoque?: « Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens, et les attacher à la Constitution, à la Patrie et aux lois. » En 1848, la Constitution fixe que la République « a pour principe la Liberté, l'Égalité et la Fraternité. » En 1946, la Constitution écrit la devise républicaine?: « Liberté, Égalité, Fraternité. » Elle sera reprise par la Constitution de 1958. En 1948, l'article 1er de la Déclaration universelle des droits de l'homme affirme?: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience, et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. » Résumant cette histoire de la fraternité, le juriste Guy Canivet écrit qu'elle fut « comprise comme un concept philosophique dans l'esprit des Lumières (...), regardée comme l'influence des valeurs chrétiennes dans l'idéal républicain de 1948, porteuse des valeurs sociales et de l'État-providence au XIXe siècle, vecteur de l'universalisme, de l'internationalisme et du cosmopolitisme, inspiratrice enfin de la décolonisation au XXe siècle ».

#6Code du travail : signées par Macron, les ordonnances seront rapidement une réalité  

Les Echos - France(Aujourd'hui 14:43:13) | Si l'ensemble de la réforme du Code du travail entrera en vigueur au plus tard début 2018, les premières mesures seront applicables « dès les tout prochains jours ».

#7Thierry Moser, la mémoire de « Grégory » en héritage  

La Croix - France(Aujourd'hui 13:55:14) | Sur « l'affaire Grégory », on a tout lu, tout entendu. Jusqu'à la lie. Thierry Moser, lui, a tout vu. Avocat des Villemin depuis plus de trente ans, il connaît le dossier dans ses moindres détails. Des plus sordides aux plus déchirants. Comme cette audience, insoutenable, au cours de laquelle le juge Lambert inculpa Christine Villemin pour l'assassinat de son enfant. Ou encore la lettre bouleversante que lui enverra l'inconsolable maman, en décembre 1986, avant de faire une tentative de suicide?: « Je ne peux plus supporter cette terrible accusation. Je suis innocente. Grégory était tout pour moi (...). Pardonnez-moi. » Simple avocat au départ, Thierry Moser s'est mué, presque malgré lui, en « conseiller, confident et ami » des Villemin. En bouclier aussi quand il fallait les protéger des phrases assassines entendues en coulisse. Comme ce journaliste se demandant, devant Moser lui-même, « combien de temps encore la mort de ce môme ramènerait de l'argent ». Ou ce magistrat reconnaissant que l'innocence de Christine ne faisait aucun doute à ses yeux mais que son renvoi aux assises était « obligatoire vu le poids de l'opinion ». Des mots toujours glaçants trente ans après les faits. « L'affaire Grégory c'est, sur le plan humain, des vies entières saccagées et, sur le plan judiciaire, une catastrophe absolue », résume Thierry Moser. Évoquant les derniers instants du petit supplicié, l'avocat ravale difficilement un sanglot. Et lâche, comme pour excuser ce trop-plein d'émotion?: « Grégory, c'est un peu notre gamin à tous. » « La pâte humaine, c'est pas ton truc », lui disait son père Rien, au départ, ne prédestinait l'avocat vosgien à se retrouver au coeur d'une telle affaire. Ayant intégré le cabinet paternel au milieu des années 1970, le juriste se prédestine plutôt au contentieux civil. À l'époque, son père - redoutable orateur et ancien bâtonnier de Mulhouse - le dissuade de faire du pénal. « J'étais toujours le nez dans mes bouquins, j'adorais la théorie juridique, et mon père était persuadé que je ne comprendrai jamais rien aux assises. Il me répétait sans cesse?: "Dans ces dossiers, il fallait savoir écouter, rassurer... La pâte humaine, c'est pas ton truc" », s'amuse aujourd'hui l'intéressé, jetant un regard mi-tendre, mi-amer au portrait de son père trônant face à son bureau. Thierry Moser fera finalement fi des injonctions paternelles et se risquera au pénal. Il y prendra goût et écumera toutes les cours d'assises de l'est de la France. À son compteur?: 250 procès criminels. « Je suis hanté par la question du mal » Parmi eux, ceux de Michel Fourniret, de Pierre Bodein - dit « Pierrot le fou » - ou de Francis Heaulme. À chaque fois, il représente les victimes. Autant d'audiences dont il avoue être sorti « très secoué moralement ». Aucun avocat, en réalité, ne sort indemne de ces confrontations avec la cruauté brute, mais peu l'avouent. Thierry Moser, lui, ne s'en cache pas. « Je suis hanté par la question du mal, confie-t-il. On l'est sans doute plus encore quand on est chrétien comme moi... » Et ajoute, d'une voix blanche?: « Comment l'être humain peut-il ainsi alterner entre la pire abjection et l'infinie bonté?? » Il en débat des heures durant avec son benjamin, qui a fait de longues études de philosophie. Pas de réponse en vue. « On a beau retourner les choses dans tous les sens, le mystère reste entier. » Ce qui n'empêche pas l'avocat de plaider régulièrement du côté des prévenus. Il s'en est même fait un devoir. Rien de tel, selon lui, que d'alterner banc des prévenus et banc des parties civiles si l'on veut « éviter les excès ». « Quand je plaide en faveur des victimes, je suis pugnace mais je respecte toujours l'accusé. Et vice versa?: quand je suis du côté de la défense, je me refuse systématiquement à salir la partie civile. Quand bien même cela servirait les intérêts du prévenu... » « J'ai fait primer l'amour de la vérité » Cette honnêteté intellectuelle détonne dans les prétoires. Et lui a valu de se retrouver au coeur d'une vive controverse lors du procès de Francis Heaulme en avril dernier dans l'affaire de Montigny-lès-Metz. L'attitude de Thierry Moser a fait prendre un tour inédit à l'audience. Pour rappel, dans cette sordide affaire, ­Patrick Dils a d'abord été condamné avant d'être définitivement acquitté en 2002. Il s'agit - plus personne ne le conteste - d'une des plus graves erreurs judiciaires de l'après-guerre. Reste que pour la mère d'une des victimes défendue par Me Moser, Dils est - et reste - le coupable. > A lire aussi?: La culpabilité de Francis Heaulme divise les parties civiles « J'ai un désaccord de fond avec elle dans ce dossier. Je lui ai d'ailleurs souvent répété qu'elle pouvait me récuser... Mais elle ne l'a jamais fait, explique l'avocat. Au fond de moi, j'espérais qu'elle changerait d'avis au fil du procès Heaulme. » Il n'en a rien été. Au moment de plaider, Thierry Moser s'est donc retrouvé face à un cas de conscience inédit?: « Pour la mère endeuillée, il fallait accabler Dils. Pour moi, c'était intolérable de refaire ainsi son procès. » L'avocat a finalement plaidé en son nom propre. Un choix diversement commenté à l'époque. Avec le recul, il ne regrette rien?: « J'estime, en tant qu'avocat, que nous avons un devoir de loyauté envers ceux que nous représentons... mais aussi envers l'institution judiciaire. Dans cette affaire, j'ai fait primer l'amour de la vérité. » Côté famille Pas sûr, dans ce contexte, qu'il soit du procès en appel d'Heaulme. Qu'importe, à 66 ans passés, Thierry Moser entend passer de plus en plus de temps en famille. Avec sa femme, rencontrée il y a quarante-cinq ans, ils comptent bien arpenter avec leurs petits-enfants leurs Vosges natales, ce « coin des trois frontières » si cher au couple. Thierry Moser espère aussi leur transmettre son goût pour l'histoire. Ses dernières lectures?: une biographie de Dreyfus et une autre de Jeanne d'Arc. Deux trajectoires hors normes, le premier pour « son combat exemplaire face à l'acharnement de l'armée et de la justice », la seconde pour « sa façon d'affronter la morgue et le scepticisme des puissants ». Il déplore, au passage, la récupération politique de la pucelle d'Orléans, a fortiori par « l'extrême droite que je déteste cordialement », ajoute l'intéressé. C'est dit. L'avocat se prépare donc « doucement » à raccrocher. S'il n'accepte plus de nouveaux dossiers, il promet en revanche de porter jusqu'au bout les autres. À commencer par l'affaire Grégory. Il continue le combat en mémoire du petit corps frêle sorti des eaux de la Vologne, mais aussi pour ses parents. « Ils m'ont tellement appris humainement... » Admiratif de la confiance mutuelle des époux Villemin, l'avocat s'avoue aussi médusé par leur résilience en tant que parents. « Ils ont su conserver le souvenir intact de Grégory sans empêcher leurs trois autres enfants de grandir, de faire leur vie, de devenir parent à leur tour. Ces gamins auraient pu ne jamais réussir à exister pour eux-mêmes, et ça n'a absolument pas été le cas. » « J'essaie de les (les Villemin) soutenir comme je peux » Tout n'est pas rose cependant. Les derniers développements de l'enquête ont ravivé des souffrances qu'on croyait guéries. Et pas seulement du fait de la mise en examen des époux Jacob ou de Murielle Bolle. C'est surtout, et plus encore, la révélation par les enquêteurs du rôle ambigu de la grand-mère Villemin - elle envoyait des lettres anonymes au juge d'instruction pour incriminer la mère de Grégory -, qui a dévasté le couple. « J'essaie de les soutenir comme je peux, soupire l'avocat. Mais les mots sont maladroits dans ces moments-là... Je tente de mettre un peu de baume. » Un simple détail?? Pas forcément. « On déshonore la justice quand on n'y joint pas la douceur et les égards », écrivait Fénelon il y a trois siècles. Pour Me Moser, c'est toujours vrai. > A lire aussi?: Affaire Grégory, les gendarmes incriminent Bernard Laroche ---------------------- Bio express Décembre 1950. Naissance à Mulhouse (Haut-Rhin). 1972. Devient avocat au barreau de Mulhouse. 1973. Plaide sa première affaire pénale. 1985. Entre dans le dossier « Grégory » à la demande de Me Henri Garaud. 1993. Défend Jean-Marie Villemin, jugé aux assises pour le meurtre de Bernard Laroche -
La Croix - France(Aujourd'hui 13:55:14) | qu'il soupçonne d'avoir assassiné son fils. 2005. Défend Stéphane Breitwier, surnommé le « voleur d'art ». 2007. Plaide du côté des parties civiles contre Pierre Bodein. 2008. Plaide en faveur des victimes contre Michel Fourniret. 2010. Défend le docteur Jean-Louis Muller, renvoyé aux assises pour le meurtre de son épouse. 2014. Défend André Bamberski, poursuivi pour avoir enlevé Dieter Krombach - condamné pour la mort de Kalinka Bamberski. 2017. Plaide contre Francis Heaulme dans l'affaire de Montigny-lès-Metz. 2017. Reprise de « l'affaire Grégory ».

#8« L'avenir des Kurdes se joue au Kurdistan irakien »  

Le Monde - France(Aujourd'hui 12:20:49) | Gilbert Mitterrand, président de France Libertés-Fondation Danielle Mitterrand, appelle dans une tribune au « Monde » à soutenir le référendum d'indépendance des Kurdes irakiens.

#9Face au terrorisme, le devoir des GAFA  

Le Monde - France(Aujourd'hui 12:15:15) | Editorial. Plusieurs gouvernements européens, dont celui de la France, veulent obtenir des géants du high-tech qu'ils luttent activement contre la diffusion de contenus extrémistes sur le Web.

#10Quitte à subir les open spaces, maximisons ses quelques avantages  

Le Monde - France(Aujourd'hui 06:41:56) | Dans sa chronique, la journaliste du « Monde » Annie Kahn s'intéresse aux nombreuses études qui, tout en soulignant les effets contre-productifs des espaces ouverts, proposent les moins mauvaises solutions pour s'en accommoder.

#11Dans la tête d'Angela Merkel  

Le Monde - France(Aujourd'hui 06:34:54) | Quels principes guident l'engagement de la chancelière allemande, qui brigue un quatrième mandat aux élections fédérales du 24 septembre ? Enquête sur les idées d'une femme politique qui a érigé le culte de la discrétion en méthode de gouvernement.

#12Le Sénat devrait rester dans l'opposition  

La Croix - France(Aujourd'hui 06:09:04) | Quel sera le visage du Sénat, qui doit procéder au renouvellement de la moitié de ses membres, après les élections du 24 septembre?? La puissante vague de la République en marche, qui a tout bousculé sur son passage aux élections législatives en donnant à Emmanuel Macron une confortable majorité, devrait cette fois se heurter aux puissantes fondations du Palais du Luxembourg. Lire aussi Sénatoriales, un scrutin et de multiples enjeux La deuxième chambre n'a-t-elle pas d'ailleurs été justement conçue comme un élément de stabilité en mesure de résister aux alternances brutales?? Son mode de scrutin - le suffrage universel indirect - jouera une fois de plus son rôle. Et le fait que seule la moitié des membres de la chambre haute soient renouvelés contribuera également à la maintenir majoritairement à droite. « Le Sénat de la Ve République n'a quasiment jamais connu d'alternance depuis sa création. Même lors de la parenthèse 2011-2014, la gauche y était majoritaire mais la droite comptait le groupe le plus important », décrypte le constitutionnaliste Jean-Philippe Derosier. Une recomposition probable Les Républicains, qui ont 143 membres (dont 46 renouvelables) dans l'assemblée actuelle - mais pas la majorité absolue -, devraient logiquement profiter de leurs bons résultats aux élections municipales de 2014 et pousser un peu plus leur avantage, puisque 95 % du corps électoral est composé de délégués des conseils municipaux. Mais la droite du Sénat n'est pas celle de l'Assemblée. Elle y est souvent plus modérée et compose ses majorités avec les sénateurs centristes. Or l'élection d'Emmanuel Macron et son ambition de bousculer le clivage entre droite et gauche devraient entraîner une recomposition des forces en présence. Vidéo - Les élections sénatoriales, comment ça marche ? Ainsi la juppéiste Fabienne Keller s'active pour que Les Républicains « constructifs », proches d'Alain Juppé ou de Bruno Le Maire, quittent le groupe présidé par Bruno Retailleau. La reconfiguration devrait être encore plus forte au centre de l'hémicycle, où on ignore comment se situeront les sénateurs MoDem, UDI et radicaux réunifiés. Difficile dans ces conditions de prévoir si une majorité claire se détachera au lendemain du scrutin. Construire des majorités d'idées Si le président de la République a perdu l'espoir d'obtenir une majorité - le groupe La République en marche crée par François Patriat ne compte pour l'instant que 29 membres -, il n'a toutefois pas renoncé à construire des majorités d'idées sur certains textes. L'enjeu est particulièrement important pour le chef de l'État, qui a fait de l'adoption rapide d'un train important de réformes le fondement de sa stratégie. Lire aussi Au Sénat, la droite veut résister à la vague En marche Il est même crucial pour obtenir la majorité des 3/5e nécessaire à sa révision constitutionnelle, prévue avant l'été 2018, qui doit mettre en oeuvre le « changement » sur le plan institutionnel. « Les macronistes et leurs alliés n'auront pas cette majorité à eux tout seuls. Il leur faudrait 160 sénateurs, ce qui paraît très ambitieux, constate Jean-Philippe Derosier. Ce qui ne veut pas dire que le gouvernement ne pourra pas réformer la Constitution, mais il devra négocier avec les sénateurs ». Or, il n'est pas certain que ces derniers, qui se sont déjà opposés à la réforme du Conseil supérieur de la magistrature instaurant une indépendance du parquet, approuvent certaines des mesures envisagées, comme la limitation du cumul des mandats dans le temps, l'accélération de la procédure législative (limitée à une navette) ou encore la réforme du conseil économique, social et environnemental (Cese).

#13Le cri d'alarme du Fonds pour l'insertion des handicapés dans la fonction publique  

Les Echos - France(Aujourd'hui 01:00:00) | Le FIPHFP doit réduire drastiquement ses dépenses car, paradoxalement, la fonction publique emploie de plus en plus de handicapés.

#14Contrats aidés : l'Etat sabre dans sa prise en charge  

Les Echos - France(Aujourd'hui 01:00:00) | Le budget 2018 en financera 200.000, mais avec un taux de prise en charge ramené à 50 %.

#15Réforme du Code du travail : le gouvernement pousse son avantage  

Les Echos - France(Aujourd'hui 01:00:00) | Le Conseil des ministres doit adopter ce vendredi les ordonnances réformant le Code du travail. La deuxième mobilisation organisée jeudi par la CGT a été faible.